‹ Le rire du Mouron RougeChapitre 46 sur 83 · 1.4

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Une fois sur le palier, Martin-Roget se mit à jurer violemment.

— Pensez que nous sommes sous la coupe de ce putois ! s’exclama-t-il au comble de la fureur.

— Mais, hélas ! nous avons besoin de son aide pour arriver à nos fins, soupira Chauvelin.

— Ah ! si ce n’était pas pour cela, continua Martin-Roget.

Et il ajouta pensivement : « Je me demande d’ailleurs comment je vais faire ? Cette garce ne me suivra jamais de son plein gré, ni au Rat Mort ni ailleurs, et si elle n’est pas escortée par une garde… »

Il s’arrêta pour jurer de nouveau. Le silence de son compagnon l’irrita.

— Que me proposerais-tu, citoyen Chauvelin ? demanda-t-il.

— Pour le moment je te propose de m’accompagner, répondit l’autre, imperturbable, je veux aller me promener le long des quais, jusqu’au Bouffay. J’ai affaire là-bas, et le petit vent nord-ouest qui souffle nous éclaircira les idées.

Martin-Roget allait répliquer avec humeur, mais il réussit à se dominer et, en soupirant d’impatience, il dit :

— Très bien, allons au Bouffay. J’ai beaucoup à réfléchir et, comme tu dis, citoyen, ce petit vent frais m’aidera peut-être à débrouiller toutes les idées ; j’en aurais grand besoin.

Les deux hommes s’enveloppèrent dans leurs grands manteaux, car l’air était très froid. Ils descendirent le bel escalier de l’hôtel et sortirent dans la rue.

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