Scène V.
L’Huissier, FRONTIN, THOMAS.
L’HUISSIER, à Frontin.
Suivez-moi, vous… Votre logement est prêt.
FRONTIN.
C’est trop de soin… Rien ne pressait.
L’HUISSIER, au même.
Attendez… (Il s’approche du bureau et prend la dépêche pour le régent.) « À monseigneur le régent. » C’est bien cela… M. le rapporteur m’a dit : cachetez et expédiez.
(Il met le cachet.)
FRONTIN, à part.
Bravo !
L’HUISSIER, à Frontin.
Allons, en route !
FRONTIN.
Où me loge-t-on ?
L’HUISSIER.
Au numéro vingt-huit.
FRONTIN.
Vingt-huit !… Attendez donc !… je connais ça !… Une ancienne habitation à moi. (Il exprime par un geste son projet d’évasion. À part.) Il y a de la ressource. (À Thomas.) Au revoir, l’ami.
THOMAS.
Au revoir, mon bienfaiteur !
L’HUISSIER.
AIR : Avec ce coupable. (Grand Criminel.)
ENSEMBLE.
Je vais t’introduire
Ici près, dans ton logement ;
Il doit te suffire
En attendant ton jugement.
FRONTIN.
Pourquoi m’introduire,
Aujourd’hui, dans ce logement ?
Il doit me suffire
Pour éviter un jugement.
THOMAS.
On va l’introduire
Ici près, dans son logement,
Il doit lui suffire
En attendant son jugement.
FRONTIN, à part.
La potence me guette
Et cependant j’ai bon espoir ;
Lisette, ma Lisette,
Me reverra ce soir.
ENSEMBLE.
L’HUISSIER.
Je vais t’introduire, etc.
FRONTIN.
Pourquoi m’introduire, etc.
THOMAS.
On va l’introduire, etc.
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