‹ L’École centrale de la Haute-LoireChapitre 6 sur 16 · troisième section

troisième section

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Cette lecture faite, la musique a exécuté le Chant du depart, aux applaudissements du public : après quoi le citoyen Richond, président de l’administration centrale, a prononcé un discours analogue à la circonstance.

Le citoyen Livinhac, membre du jury central ; les citoyens Barrès, Robert, Pissis, André et Rabany, professeurs, lui ont succédé, ont prononcé des discours, et lu les programmes particuliers des cours qu’ils se proposent de faire.

Ces discours ont été écoutés avec le plus profond silence et la plus grande attention : ils ont été suivis des plus vifs et des plus nombreux applaudissements, et des acclamations réitérées de Vive la République ! on en a même demandé l’impression. Pour reposer agréablement l’attention des auditeurs, la musique a exécuté, dans les intervalles d’un discours à l’autre, des airs républicains et des symphonies. On a ensuite annoncé au public qu’attendu que le règlement pour l’École centrale n’était pas encore terminé, les classes ne pouvaient être mises de quelques jours en activité et que l’administration centrale en ferait publier l’ouverture, dès qu’elle pourrait avoir lieu : mais qu’en attendant cette époque tant désirée, les professeurs recevraient dans le ci-devant collège, bâtiment destiné à l’école, les inscriptions de ceux qui voudraient faire des cours.

Le président ayant levé la séance, les membres des autorités constituées, ceux du Jury d’instruction, les professeurs et plusieurs autres citoyens, sont sortis, accompagnés des vétérans nationaux et ont fait une promenade civique dans la commune, au son alternatif de la musique et des tambours qui précédaient le cortège.

Parvenus sur la place située au-devant de la maison communale, la musique a exécuté la Marseillaise et le cortège s’est séparé.

(Ce procès-verbal, ainsi que les discours prononcés dans la cérémonie, furent imprimés en huit cents exemplaires in-8).

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