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Où certains personnages de cette agréable histoire sont présentés à la connaissance du lecteur.
Au commencement du mois d’octobre, sur le grand chemin qui conduit d’York à Londres, quatre voyageurs, assaillis vers huit heures du soir par un violent orage, vinrent chercher un abri dans une petite auberge située sur le bord de la route, et désignée par une enseigne qui était censée représenter un lion noir. La cuisine où ils se réunirent était la seule pièce qui pût servir de salon dans toute la maison ; elle était pavée en briques rouges, d’une propreté remarquable, garnie de trois ou quatre chaises de Windsor, ornée de brillans plats d’étain, de marmites et casseroles de cuivre proprement récurées, qui éblouissaient les yeux de quiconque osait les regarder en face ; et un feu vif de charbon-de-terre petillait dans la cheminée. Trois des voyageurs, qui étaient arrivés à cheval, voyant leurs montures bien soignées et établies dans l’écurie, convinrent, pour occuper leur loisir, jusqu’à ce que le temps se fût éclairci, de se réunir autour d’un bol de punch qui fut immédiatement servi ; mais le quatrième, ayant refusé de leur tenir compagnie, prit sa place de l’autre côté de la cheminée, et se fit apporter une pinte de bière de quatre sous, avec laquelle il se restaura de son côté. À une petite distance, du côté gauche, était un autre groupe composé de l’hôtesse, veuve respectable, de ses deux filles dont l’aînée paraissait âgée de quinze ans, et d’un jeune paysan qui servait à la fois à la chambre et à l’écurie.
Le triumvirat dont nous avons parlé consistait en un praticien de village exerçant la chirurgie et l’art des accouchemens, nommé Fillet, le capitaine Crowe, et son neveu, M. Tom Clarke, procureur. Fillet était un homme qui avait reçu quelque éducation, et joignait, à un grand fonds d’expérience, de la finesse, de l’astuce et des manières agréables. Le capitaine Crowe avait commandé pendant long-temps un vaisseau marchand qui faisait le cabotage dans la Méditerranée, et avait gagné quelque argent dans le commerce, à force de travail et d’économie. C’était un excellent marin, brave, actif, franc, bon ami, loyal jusqu’au scrupule, mais aussi peu familier avec les usages de ce monde que l’enfant qui vient de naître ; bizarre, impatient et si violent, qu’il ne pouvait s’empêcher de couper la conversation, quel qu’en fût le sujet, par de fréquentes interruptions qui semblaient lui échapper involontairement, et comme par une impulsion naturelle. Lorsqu’il était lui-même en train de parler, il ne pouvait jamais terminer sa période, et se livrait à un si grand nombre de digressions et de transitions incohérentes, que son discours paraissait être une suite informe de phrases et de maximes sans fin, et dont le sens était fort difficile à deviner.
Son neveu, Tom Clarke, était un jeune homme doué d’une si grande bonté de cœur, que l’exercice même de sa profession n’avait pu l’altérer. Ce n’était jamais sans rougir qu’il convenait devant les étrangers qu’il était procureur. Il n’avait cependant aucun motif d’en être humilié, car il refusait constamment de se charger de la cause d’un client dont la réputation était équivoque ; et il était reconnu généralement qu’il n’apportait jamais autant de zèle et de soins dans les affaires, que lorsqu’elles intéressaient la veuve, l’orphelin, ou le bien des pauvres. Il était si rempli de bonté et d’humanité, que souvent lorsqu’on faisait en sa présence le récit d’une aventure touchante, on voyait ses yeux se remplir de larmes. Son tempérament, naturellement ardent, le portait cependant avec assez de facilité à la colère, et même on l’accusait d’être peu modéré dans ses amours ; du reste, il se piquait d’être très-instruit dans la connaissance des lois et de la jurisprudence des tribunaux ; et, en société intime, il se plaisait à discourir sur ce sujet ; d’ailleurs, très-médiocre orateur, il était prolixe et fastidieux dans ses raisonnemens et explications. Sa taille était au-dessous de la moyenne ; mais, en somme, il pouvait passer pour un joli petit homme et un joyeux compagnon.
Notre voyageur solitaire avait quelque chose de repoussant dans son aspect, et l’habitude de sa physionomie était vraiment hideuse ; ses yeux étaient petits et rouges, et si profondément cachés sous ses épais sourcils, que chacun d’eux ressemblait à la mèche d’une chétive chandelle, éclairant à peine à travers la corne d’une lanterne sourde. Ses narines contractées figuraient le dédain, comme si son odorat eût été continuellement offensé par quelque odeur désagréable. Dans sa contenance et ses regards, il semblait être dans la nécessité de se replier sur lui-même, pour éviter les sottises et l’ennui de la société. Il portait une perruque noire, aussi droite que les ailes d’un corbeau ; et il la couvrait d’un mauvais chapeau, fixé sur sa tête par un mouchoir de couleur, noué sous le menton. Il était enveloppé d’une grande redingote brune, sous laquelle il paraissait cacher un petit paquet. Il s’appelait Ferret, et son caractère était remarquable par trois particularités ; on ne l’avait jamais vu rire ; jamais entendu parler en bien de qui que ce soit ; et il était reconnu qu’il n’avait jamais donné une réponse directe aux questions qui lui étaient adressées. Enfin, en toute circonstance, il paraissait guidé par la méchanceté et par un esprit de contradiction.
Le capitaine Crowe, après avoir remarqué que le vent soufflait par rafales, demanda quelle distance il y avait jusqu’à la ville la plus prochaine ? Ayant appris qu’elle n’était que de six milles, il dit qu’il aurait envie d’y aller jeter l’ancre le soir même, s’il était sur qu’on pût trouver un bon mouillage dans ce port. M. Fillet, connaissant à son langage que c’était un navigateur, remarqua que leur hôtesse n’était pas dans l’usage de recevoir une si bonne compagnie ; il témoigna, d’ailleurs, quelque étonnement qu’un homme qui, sans doute, avait enduré à la mer tant de mauvais temps et de tempêtes, pût hésiter à faire cinq ou six milles à cheval, au clair de lune. « Quant à moi, ajouta-t-il, je monte à cheval par tous les temps, et sans m’inquiéter du froid, du chaud, de la pluie, du vent ou de l’obscurité. Ma constitution est si robuste que je pense que je pourrais vivre toute l’année au Spitzberg. Quant à ce chemin-ci, je le connais si bien dans tous ses détails, que je ferais la gageure d’y marcher pendant quarante milles, les yeux bandés, sans y faire un faux pas ; et si vous avez assez de confiance en moi, pour vous mettre en route sous mes auspices, je m’engage à vous conduire, sain et sauf, à une belle et excellente auberge où vous trouverez toutes vos commodités. » « Je vous remercie, mon camarade, répliqua le capitaine, nous sommes tous très-reconnaissans de votre offre obligeante ; mais vous ne devez pas vous imaginer que je craigne le mauvais temps plus qu’un autre. J’ai passé de rudes momens à la mer, tantôt haut, tantôt bas, dans plus d’une tempête… Mais ce n’est pas ici la même chose, voyez-vous !… Nous avons couru des bordées depuis un bon nombre de jours ; nos bêtes ont fait un dur apprentissage ; et, pour mon propre compte, je ne sais si ma flottaison n’est pas un peu entamée, n’étant pas accoutumée à ce genre de frottement. »
Le docteur qui avait été employé dans sa jeunesse à bord d’un vaisseau de guerre, et qui était très-familier avec le dialecte du capitaine, l’assura que si son bois de flottaison était endommagé, il se faisait fort de le calfater avec un excellent enduit qu’il portait toujours avec lui, comme préservatif de semblables accidens en voyage.
Cependant Tom Clarke, qui paraissait avoir jeté des regards pleins d’intérêt sur Dolly, la fille aînée de l’hôtesse, objecta qu’il était impossible d’aller plus loin sans prendre du repos et de la nourriture, car ils avaient parcouru cinquante milles depuis le matin ; il exposa que son oncle devait éprouver des fatigues de corps et d’esprit, autant par le chagrin que par un exercice pénible dont il n’avait pas l’habitude. Fillet alors se désista, et dit qu’il était vraiment fâché d’apprendre que le capitaine eût quelque motif de chagrin, mais qu’il espérait que ce n’était pas un mal sans remède. Ces mots furent accompagnés d’un regard exprimant une curiosité que M. Tom Clarke saisit avec empressement l’occasion de satisfaire ; car nous avons indiqué ailleurs que ce légiste était très-communicatif de sa nature ; et le secret d’une affaire qui l’intéressait de très-près, était un poids dont il voulut décharger son cœur.
« Il faut que vous sachiez, monsieur, lui dit-il, que l’honorable capitaine Crowe que vous voyez ici, et qui était seul frère de ma mère, a été bien maltraité par quelques-uns de ses parens. Il a un caractère aussi noble que celui d’aucun des capitaines de vaisseau qui fréquentent la Bourse ; et il a été exposé sur mer à beaucoup de dangers d’une nature différente… Que pensez-vous que devait être l’agitation de ses nerfs, le tressaillement de ses muscles ? et ses yeux ne devaient-ils pas saillir de leurs orbites, lorsqu’il retirait son vaisseau d’un écueil et délivrait ainsi tout son équipage de cet horrible danger ?… ». Ici il fut interrompu par le capitaine qui s’écria : « Amarre, Tom, amarre !… Je t’en prie, ne file pas ainsi sur ce bas-fond. Attache ton câble et porte-toi en avant, mon garçon. Quelle diable de drogue as-tu été pomper là avec tes tressaillemens, ton agitation et tes orbites ?… Dieu, ayez pitié de nous !… Voyez un peu ici, mon camarade,… voyez ici… ces pauvres jointures tout estropiées ; … deux doigts à bâbord… et trois à tribord,… racornis, voyez-vous comme les genoux d’un cul-de-jatte… Je vais vous expliquer ce que c’est, mon camarade ; figurez-vous que vous êtes un bâtiment avec un chargement complet ; … une riche cargaison… portée par le courant dans la baie ;… vent frais et violent,… portant à la côte ;… tous les hommes dans la chaloupe, remorquant pour doubler le cap… Moi seul, luttant pour notre conservation contre tout l’équipage. Les vergues se brisent, les poulies tombent, le jour manque, les étoiles brillent, je tombe dans un trou noir comme l’enfer, les oreilles me tintent, et ma tête tournant comme une toupie… Tout cela ne signifie rien ; je suis un enfant du Yorkshire, comme on dit. Toute ma vie à la mer, mon camarade, à cause de ma grand’mère et de ma tante qui sont une couple de vieilles carcasses… Elles me retiennent depuis quarante ans le bien de mon grand-père. Apprenant qu’elles avaient pris congé de ce monde, je débarque, je loue des chevaux et je mets à la voile, gouvernant au nord pour prendre possession de mon… Mais tout cela n’est que des paroles… Ces deux vieilles pirates ! elles ont fait un arrangement avec un homme de loi,… un procureur… Tu m’entends bien, Tom,… un procureur ! et par son aide elles m’ont soufflé mon héritage. Voilà tout, mon camarade ; elles m’ont enlevé cinq cents livres sterling par an… Qu’est-ce que cela veut dire ?… Nous ne rencontrons pas tous les jours de pareilles aubaines sur la côte… Virons de bord, mon camarade… Oui, pardieu !… Ces deux canailles de maraudeuses, avec l’aide d’un procureur,… un procureur ! Tom,… m’ont privé d’un revenu de cinq cents livres sterling… » « Oui, en vérité, monsieur, ajouta Clarke, ces deux malicieuses femelles, au mépris de la substitution ont laissé l’héritage à un étranger. »
Ici, M. Ferret jugea à propos de se mêler de la conversation avec un « Bah ! qu’est-ce à dire ? tronquer une substitution ! Ne savons-nous pas que par les statuts de Westminster, vol. 2, 13. édition, la volonté et les intentions du donateur doivent être remplies, et que le possesseur à titre de substitution ne peut aliéner ni avant ni après qu’elle a commencé. » « Permettez-moi, monsieur, reprit Tom ; je vois que vous êtes versé dans la pratique des lois ; alors vous devez savoir que, dans le cas du reliquat d’un contingent, la substitution peut être détruite en payant le capital, et souffrant le recouvrement ; ou autrement, en dénaturant la fortune avant que la substitution soit ouverte. Si le donataire qui jouit d’un bien seulement durant la vie de son fils, sur lequel il y a plusieurs substitutions, fait une donation sous sa propre garantie, par cette donation, toutes les substitutions sont annulées. À la vérité, le substitué peut former une plainte en usurpation si quelqu’un prétend entrer en jouissance usurpée après la mort du jouissant, sa vie durant. Et la plainte au criminel sert de titre au substitué après la mort du tenant à titre de jouissance. » « Vous parlez comme un vrai disciple de Cujas, dit Ferret. » « Non, monsieur, répliqua Tom Clarke, ceci se trouve dans le traité des transports, du conseiller Caper. J’ai été clerc chez le sergent Croaker. » « Ah ! alors, répondit l’autre, vous pouvez actuellement voler de vos propres ailes, car vous êtes dans la dissertation aussi inintelligible que le meilleur des deux. »
« Peut-être, dit Tom, ne me suis-je pas bien fait comprendre. S’il est ainsi, pour mieux m’expliquer, nous allons changer la position de la question. Et je suppose le cas d’une substitution après la possibilité d’une fin par décès. Si le tenant par substitution fait une donation de son bien, il peut y rentrer pour cause de forfaiture. Alors nous devons faire une distinction entre la substitution générale, et la substitution spéciale. C’est le mot corps qui détermine la substitution. Il faut que le mot corps soit inséré dans l’acte de substitution avec la distinction des hoirs mâles et femelles ; autrement ce n’est qu’une simple donation, parce qu’elle n’est pas affectée à un individu. Ainsi, une corporation ne peut pas être saisie en substitution. Par exemple, il y a ici une jeune fille. Quel est votre nom, ma chère enfant ? » « Dolly, pour vous servir, » répondit la jeune fille avec politesse. « Approchez-vous, Dolly. Je saisis Dolly en substitution…… Dolly, je vous saisis en substitution. » « Qu’est-ce que cela veut dire, » dit Dolly en se fâchant. « Je suis donc saisi d’une terre par donation, et j’établis une substitution sur Dolly. »
Dolly, qui ne comprenait rien à la nature de cette comparaison, prit la phrase de Clarke dans son sens littéral, et s’écria avec colère : « Puisqu’il est ainsi, je vous dis, moi, que vous êtes un malhonnête et un vilain. » Cependant Clarke, tout rempli de son sujet, ne fit aucune attention à la méprise de Dolly, et continuait sa démonstration en passant en revue tous les genres de donations, substitutions, saisies, hypothèques, lorsqu’il fut interrompu par un bruit qui alarma toute la compagnie. À la pluie avait succédé un vent impétueux qui soufflait tout autour de la maison avec une horrible violence. Le temps était couvert à tel point, qu’on ne pouvait distinguer aucune étoile, et hors de la maison régnaient la tempête et l’obscurité ; l’horreur était accrue par divers cris de détresse, qui, malgré le bruit de l’ouragan, avaient frappé les oreilles de nos voyageurs effrayés. Le capitaine Crowe s’écria : « Hola ! oh ! » Tom Clarke restait en silence, l’air tout effaré et la bouche encore ouverte. Le chirurgien lui-même paraissait étonné, et la contenance de Ferret trahissait la peur qui le dominait. Le garçon d’écurie se retira sous le manteau de la cheminée, et la bonne femme, maîtresse de la maison, ainsi que ses deux filles, se serraient contre nos voyageurs.
Après un moment de silence, le capitaine, se levant brusquement, s’écria : « Ceci est un signal de détresse. Quelque pauvre voyageur est en danger de se perdre. Je veux y donner un coup d’œil, pour voir si nous ne pouvons pas lui porter secours. » « Au nom de Dieu ! lui dit l’hôtesse, ne songez pas à sortir de la maison ; c’est sûrement quelque esprit malin qui voudrait vous égarer dans les terrains marécageux qui nous entourent, et il ne pourrait vous en arriver qu’un grand malheur. » Le capitaine parut ébranlé par cette représentation que son neveu appuya, en observant que ce pourrait bien être un stratagème de quelques malfaiteurs pour l’attirer dans les champs, où ils pourraient le voler avec facilité, à la faveur de l’obscurité de la nuit. Il se rendit à ce raisonnement, et reprit sa place. Alors M. Ferret commença à faire des réflexions très-mordantes sur la folie et la peur de ceux qui sont assez crédules pour redouter la visite des esprits, revenans ou sorciers. Il dit qu’il s’engageait à mettre la terreur dans toute une paroisse avec une provision de phosphore de la valeur d’un schelling. Ensuite il se donna carrière sur la pusillanimité de la nation en général ; il tourna en ridicule la milice, censura le gouvernement, et laissa tomber, sur des changemens politiques, quelques idées que le capitaine ne put concevoir et que le docteur ne voulut pas comprendre.
Tom Clarke, étonné de la liberté de ses discours, en conclut qu’il était un espion des ministres, et fit part de son opinion à son oncle à voix basse, tandis que notre misanthrope continuait à s’exhaler en invectives avec une volubilité qui lui était particulière. Véritablement M. Ferret avait été un écrivain de parti, non par principes, mais par calcul, et avait éprouvé les coups de l’autorité. Pour se soustraire à une nouvelle punition, il avait jugé convenable de se cacher dans la province, car le secrétaire d’état lui avait fait signifier un ordre de comparaître en personne. Malgré la position difficile dans laquelle il se trouvait, il avait tellement pris l’habitude de penser et de s’expliquer d’une certaine manière, que, même devant les étrangers, dont il ne pouvait connaître ni les relations ni les opinions, il ne pouvait ouvrir la bouche sans lancer directement ou indirectement une foule d’épigrammes contre le gouvernement.
Il parlait déjà depuis long-temps pour démontrer que la nation était ruinée et en état de banqueroute, et que ceux qui étaient à la tête des affaires l’entraînaient vers le gouffre d’une destruction inévitable, lorsque son discours fut interrompu par un coup frappé à la porte avec tant de violence, qu’il menaçait véritablement de renverser la maison. Le capitaine Crowe crut qu’on allait venir à l’abordage, dégaîna son sabre et se mit en garde ; M. Fillet s’arma d’une pince qu’il tira toute rouge du feu ; le garçon d’écurie se saisit d’une vieille arquebuse qui était pendue à côté d’un jambon. Tom Clarke, voyant l’hôtesse et ses filles presque anéanties de terreur, les conduisit, par pure compassion, dans la cave en bas de l’escalier ; quant à M. Ferret, il se retira prudemment dans la pièce voisine, qui servait de garde-manger.
Mais comme un personnage d’une très-grande importance dans cette intéressante histoire, est obligé d’attendre quelque temps à la porte avant de pouvoir entrer, il faut aussi que le lecteur veuille bien prendre patience jusqu’au prochain chapitre, dans lequel il connaîtra, dans le plus grand détail et à sa satisfaction, la cause de tout ce désordre.