II
Le pauvre homme se menait donc la vie bien dure; il s’était habitué de bonne heure à se priver, autant que possible, des choses coûtant de l’argent. Il traitait de dissipateurs et plaignait du fond de son âme les confrères qui ne rougissaient pas de s’acheter une montre, surtout une montre à secondes; il avait toujours su échapper à la contagion de ce mauvais exemple, et se contentait d’un sablier de quinze sous pour explorer le pouls de ses malades. Jamais il n’avait franchi le marche-pied d’une voiture, jamais il n’avait donné même trois sous au conducteur d’un omnibus.