TES YEUX, TES SOMBRES YEUX…
Tout a glissé, les mois, les prières, les cris,
Les saisons et les aventures ;
En proie au même amour et toujours plus meurtri,
Je n’ai pu changer ma nature.
Tes yeux, tes sombres yeux gardent seuls le pouvoir,
Quand il est tant d’amours au monde,
D’éveiller à la fois la détresse et l’espoir
Dans mon âme la plus profonde.
Et prisonnier je vois autour de ma prison
Battre le vol des jours stériles
Qui dirigent vers moi des bords de l’horizon
Leurs ailes mortes et tranquilles.