‹ Les DésirsChapitre 77 sur 101 · J’AI TOUJOURS SUR LA LÈVRE UN GOÛT SOURD DE DÉSIR…

J’AI TOUJOURS SUR LA LÈVRE UN GOÛT SOURD DE DÉSIR…

J’ai toujours sur la lèvre un goût sourd de désir
Et mes yeux sont flottants sur des formes humaines ;
Dans mes cils obscurcis dort l’ombre du plaisir ;
Comme une plainte humide erre dans mon haleine ;
Les sourds aveux du corps ne me délivrent pas ;
Dans le silence, obscurs, glissent mes tristes bras
Dont la vaine douceur se referme sans proie ;
Je ne sais plus pourquoi, ni si je vis encor
Et je doute en songeant si le jour de ma mort
Ne sera pas le jour de ma première joie.

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