‹ Les DésirsChapitre 83 sur 101 · DES PLUS ARDENTS BANQUETS…

DES PLUS ARDENTS BANQUETS…

Des plus ardents banquets, l’âme sort altérée ;
Un sourd, un long désir traîne jusqu’au matin ;
La figure vieillit, par la lampe éclairée ;
Connaîtrai-je jamais les innocents festins ?
Quel est le chant du cœur aux aurores sans honte ?
J’aimerais découvrir la nouveauté du jour
À l’heure où les vapeurs entre les maisons montent
Et que le printemps meurt de courage et d’amour.

Je suis las du sinistre éclat des verres vides
Et d’entendre rouler les vases effeuillés ;
Mes yeux de vingt-cinq se fanent et se rident,
Il est temps de dormir sur un autre oreiller.
Rejoindre les enfants qui n’ont pas l’habitude
D’entendre les désirs de leurs veines chanter,
Qui parcourent sans peur leur propre solitude
Et ne chérissent pas tout ce qu’ils ont quitté.

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