‹ Les femmes et les livresChapitre 13 sur 15 · III.

III.

On a publié d'elle trois volumes d'Essais, Lettres et Pensées[431], auxquels Sainte-Beuve a consacré un très intéressant article[432].

[431] Paris, Plon, 1852; non mis en vente.

[432] Causeries du lundi, t. XIII, p. 189-209.

Mme de Tracy, qui appartenait à la famille du grand Newton, avait la passion de la lecture et de l'étude, et dissertait longuement sur ce double sujet avec son amie Mme de Coigny. «Mme de Coigny me donne des leçons de prononciation, de ponctuation, et me recommande de faire des notes sur tout ce que je lis, et d'écrire tous les jours ce que je pense: c'est une façon de savoir si on est bête[433].»

[433] Cf. SAINTE-BEUVE, ouvrage cité, t. XIII, p. 195.

C'est à Mlle Newton que l'helléniste Boissonade adressait un jour ce reproche et ces très sagaces conseils:

«Vous ne savez pas lire. Vous lisez comme si vous mangiez des cerises. Une fois la lecture faite, vous ne pensez plus à ce que vous avez lu, et il ne vous en reste rien. Il ne faut pas lire toutes sortes de choses au hasard; il faut mettre de l'ordre dans ses lectures, y réfléchir, et s'en rendre compte[434].»

[434] Cf. SAINTE-BEUVE, ouvrage cité, t. XIII, p. 195-196.

Les notes recueillies par Mme de Tracy sont, au point de vue de l'étude et de la lecture, très dignes d'attention, des plus fructueuses, et prouvent bien qu'elle était loin d'«être bête».

«J'ai organisé mon travail, et je suis décidée à traduire tout de bon le livre des Offices de saint Ambroise, dont je n'avais fait que de courts extraits. Quel bonheur d'avoir de la volonté et de l'aptitude pour une occupation quelconque. Que de charme à voir là, devant moi, cette multitude de gros volumes que je n'aurai jamais le temps de lire jusqu'au bout!»

«...Je retire chaque jour de mes lectures un fruit inappréciable. Je goûte le bonheur d'avoir devant moi une occupation plus longue que la vie. Ne pas savoir se créer une occupation sérieuse lorsque la vieillesse commence, c'est vouloir mourir d'une mort anticipée. Que font de leur vie les femmes oisives, quand elles ne peuvent plus la dépenser dans le monde? elles la passent dans leur lit. La vieillesse est pour elles comme l'Enfer de Dante, à la porte duquel on laisse toutes les espérances[435].

[435] Cf. SAINTE-BEUVE, ouvrage cité, t. XIII, p. 203-204.

«La vraie philosophie, écrit-elle encore[436], c'est de préférer ce qu'on a, et de voir toutes choses du bon côté. De même, le vrai Christianisme consiste à faire à tous les êtres animés, bêtes et gens, le plus de bien possible, et à attendre la mort sans crainte comme sans impatience.»

[436] Cf. ID., ouvrage cité, t. XIII, p. 207.

Une étrange particularité à signaler à propos de cette femme remarquable: «elle regretta si vivement son premier mari, le général Le Tort, qu'elle s'obstina à garder, assure-t-on, le cercueil du mort dans sa chambre à coucher, jusque dans les premiers temps de son second mariage[437]».

[437] ID., ouvrage cité, t. XIII, p. 209, note 1.

La PRINCESSE D'ISENGHIEN, Marguerite-Camille Grimaldi (1790-....)[438].

[438] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 166.

La DUCHESSE DE BERRY, Marie-Caroline, fille du roi de Naples Ferdinand Ier, mariée, en 1816, à Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry, deuxième fils du comte d'Artois, depuis Charles X (1798-1870).

Elle avait un esprit très vif et l'amour des lettres et des arts, remarque Eugène Asse, dans son étude sur les Bourbons bibliophiles[439]. Même après l'assassinat de son mari, frappé d'un coup de poignard par Louvel, à la porte de l'Opéra, en 1820, elle resta la protectrice des artistes et des gens de lettres. Sa collection de tableaux et la bibliothèque qu'elle s'était formée au château de Rosny, près de Mantes, furent également célèbres. Les événements de 1830 les dispersèrent l'une et l'autre.

[439] Page 134.

«La bibliothèque du château de Rosny fut une des mieux choisies, des plus élégantes par ses exemplaires et par ses reliures, que l'on ait comptées dans la première moitié du dix-neuvième siècle. Les livres en étaient presque tous timbrés sur le plat recto aux armes de la duchesse: de France à la bordure engrêlée de gueules qui est de Berry, accolé des Deux-Siciles; sur le plat verso, de son chiffre C couronné[440].»

[440] Eugène ASSE, ouvrage cité, p. 134-135.

La vente de cette bibliothèque eut lieu en 1837. Le Catalogue, où figurent, sur la feuille de titre, les armes de la duchesse, très finement gravées en taille-douce, entourées de la cordelière des veuves et de deux branches de lis, comprend 2578 numéros pour les livres et 74 pour les estampes. La théologie y est représentée par 141 articles, la jurisprudence par 36, les sciences et arts par 445, les belles-lettres par 565, l'histoire par 1163; les manuscrits sont au nombre de 86 et les lettres autographes de 54.

L'auteur de la préface de ce Catalogue[441] considère comme «superflu» l'éloge de cette bibliothèque, où chaque article annonce presque toujours le plus bel exemplaire, enrichi de gravures, de portraits ou d'une somptueuse et élégante reliure. Les manuscrits doivent exciter la curiosité à un très haut degré. Depuis plus de trente ans, ajoute l'auteur de cette préface, il ne s'est pas présenté de collection aussi précieuse sous le rapport de l'antiquité historique; une grande partie de ces richesses proviennent du célèbre Pithou et ont été recueillies par lui.

[441] Paris, Bonange père, Techener et Bataillard, in-8, 264 pages.

Parmi ces manuscrits nous mentionnerons: le Code Théodosien, du sixième siècle, qu'une note de Pithou (XVIe siècle) dit avoir servi à Cujas pour sa publication des Codes;--le Roman de la Rose, manuscrit sur vélin, du treizième siècle;--le Roman de Gaides, en vers, manuscrit de la fin du treizième siècle.

Quelques années avant la mort de la duchesse de Berry, survenue en 1870, eut lieu une seconde vente de manuscrits lui ayant appartenu. Cette collection avait été distraite de la première, et ne comprenait que 35 articles. La vente produisit 98.085 francs. Un seul Livre d'heures--l'incomparable Livre d'heures de Henri II et de Catherine de Médicis,--fut adjugé au prix de 60.000 francs pour le Musée des Souverains[442].

[442] Cf. Eugène ASSE, ouvrage cité, p. 139;--et Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 106-107.

La COMTESSE DE CHESSY-FOURCY, Madeleine Boucherat (....-1714).

Son mari était prévôt des marchands de Paris en 1684[443].

[443] Cf. ID. ouvrage cité, t. I, p. 161.

La DUCHESSE DE DURFORT DE DURAS, Marguerite-Félicité de Lévis-Ventadour (....-1717)[444].

[444] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 154.

Mme DE SÉGUR, Charlotte-Émilie Le Fèvre de Caumartin, femme du président de Ségur (....-1729)[445].

[445] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 201.

La DUCHESSE DE NOAILLES, Françoise-Charlotte-Amable d'Aubigné, nièce de Mme de Maintenon, épouse du duc de Noailles, maréchal de France (....-1739)[446].

[446] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 190.

ÉLISABETH DE LA ROCHEFOUCAULD DE ROYE DE ROUCY, religieuse, abbesse de Saint-Pierre de Reims (....-1744)[447].

[447] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 170.

La MARQUISE D'ARGOUGES, Françoise Le Pelletier (....-1745)[448].

[448] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 133.

ÉLISABETH-ÉLÉONORE DE LA TOUR D'AUVERGNE, abbesse de Thorigny, en Normandie (....-1746)[449].

[449] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 172.

La DUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Marie-Sophie-Honorate Colbert de Seignelay (....-1747)[450].

[450] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 187.

MARIE-ANNE DE LA VIEFVILLE, abbesse de Gomerfontaine (....-1751)[451].

[451] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 424.

La DUCHESSE D'AUMONT, Victoire-Félicité de Durfort-Duras (....-1753)[452].

[452] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 133.

La MARQUISE DE MONTMORENCY-LAVAL, Marie-Thérèse de Hautefort (....-1753)[453].

[453] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 188.

La COMTESSE ou MARQUISE D'ANGENNES, Marie-Françoise de Mailly (....-1760).

La vente de ses livres eut lieu à Paris, après son décès, le 21 juillet 1760[454].

[454] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 132;--et la Revue des livres anciens, année 1914, fascicule IV, p. 349, article de M. Maurice Tourneux.

La MARQUISE DE GALLIFET ou GALLIFFET, Marie-Denise-Élisabeth Pucelle (....-1761)[455].

[455] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 162.

La DUCHESSE DE LUYNES ET DE CHEVREUSE, Marie Bruslart ou Brûlart (....-1763)[456].

[456] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 179.

Mme THIROUX DE LAILLY, Claude Buffaut de Millery (....-1766), femme de Jean-Louis-Lazare Thiroux de Lailly, seigneur d'Arconville (1682-1742), fermier général, puis trésorier général de la maison du Roi, qu'elle avait épousé en 1709 et dont elle eut trois fils.

La vente de ses livres eut lieu à Paris, après son décès, le 12 mai 1766 et jours suivants[457].

[457] Cf. la Revue des livres anciens, année 1914, fascicule IV, p. 349, article de M. Maurice Tourneux.--Il ne faut pas confondre, comme on l'a fait parfois, Mme Thiroux de Lailly, née de Millery, décédée en 1766, avec Mme Thiroux d'Arconville, née Darlus (1720-1805), ni non plus Mme Thiroux de Crosne, née de la Michodière (1747-....).

La MARQUISE DE MANCINI, Gabrielle-Yolande-Claude-Martine de Polastron (....-1773?)

La vente de sa bibliothèque eut lieu à Paris, et sans doute après son décès, le 26 juillet 1773 et jours suivants[458].

[458] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 182;--et la Revue des livres anciens, année 1914, fascicule IV, p. 350, article de M. Maurice Tourneux.

Mme DE LA HAYE, Marie-Adélaïde-Victoire Bouret de Valroche (....-1776).

Son mari était fermier général[459].

[459] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 168.

Mme DE L'ÉPINETTE LE MAIRAT ou DE LESPINETTE DE MEIRAT, Marie-Thérèse-Geneviève, marquise de Bruyères, Pecquot de Saint-Maurice (....-1783).

Son mari était président à la Cour des comptes en 1755[460].

[460] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 177.

La DUCHESSE DE DURFORT-CIVRAC, Anne-Marie de la Faurie de Monbadon (ou Monbardon?) (....-1786)[461].

[461] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 155.

La COMTESSE DE VERGENNES, Anne de Vivier (ou du Vivier?) (....-1787)[462].

[462] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 206.

La CITOYENNE MONTESQUIEU; peut-être Françoise-Catherine de Narbonne,--ou Jeanne-Marie Hocquart (....-1793).

Quel que soit le nom véritable de cette femme, elle a laissé une importante bibliothèque dont Quentin-Bauchart donne la liste des ouvrages[463].

[463] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 461.

Mme DE PÉRUSSE D'ESCARS (ou DE PEYRUSSE DES CARS), Marie-Élisabeth de Lastic (....-1793)[464].

[464] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 192.

Mme D'ALIGRE, Madeleine-Catherine Boivin de Bonnetot, mariée, en 1711, à Étienne d'Aligre (XVIIIe siècle)[465].

[465] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 131.

MARIE DE BASTARD DE LA FITTE, abbesse du monastère royal de Favas, diocèse de Comminges, en 1722 (XVIIIe siècle)[466].

[466] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 134.

Mme DE BAUYN D'ANGERVILLIERS, née Mathefelon (XVIIIe siècle)[467].

[467] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 135, qui ne donne aucune date relative à cette bibliophile.

ANNE-MARIE-LOUISE DE BELZUNCE (ou BELSUNCE), grande prieure de l'abbaye de Saintes, puis abbesse du Roncerai, à Angers, vers 1709 (XVIIIe siècle)[468].

[468] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 136.

La VICOMTESSE DE BELZUNCE (ou BELSUNCE), N. de la Live d'Épinay (XVIIIe siècle)[469].

[469] Cf. ID., ibid.

Mme BLONDEL D'AUBERS, Marie-Anne de Calonne, sœur du ministre de Louis XVI (XVIIIe siècle)[470].

[470] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 138.

HENRIETTE DE BOURBON DE LA GUICHE, dite Mademoiselle de Verneuil, fille naturelle et légitimée de Louis-Henri de Bourbon,--prince de Condé, premier ministre de Louis XV (XVIIIe siècle)[471].

[471] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 168.

Mme GUILLAUME DE BURE, mère des deux libraires de Bure (XVIIIe siècle).

«Deux classes de livres surtout composaient sa précieuse bibliothèque: les livres de piété et les livres espagnols», écrit Silvestre de Sacy[472].

[472] Variétés littéraires, morales et historiques, t. I, p. 246 (Paris, Didier-Perrin, 1884, 2 vol. in-12, 5e édition).

Mme CAMUS DE PONTCARRÉ, Angélique-Élisabeth, fille de Geoffroy-Macé (XVIIIe siècle)[473].

[473] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 142.

La DUCHESSE DE CHATILLON, Adrienne-Félicité de la Baume Le Blanc de la Vallière, fille unique du célèbre bibliophile, le duc Louis-César de la Vallière, petit-neveu de la maîtresse de Louis XIV, et qui, mort en 1780, à soixante-douze ans, rassembla, dans son château de Montrouge, «la plus riche bibliothèque que jamais particulier ait possédée en France[474]». La duchesse de Châtillon avait ainsi reçu le goût des livres en héritage[475] (XVIIIe siècle).

[474] Ludovic LALANNE, Dictionnaire historique de la France. Le duc de la Vallière aimait tellement les livres qu'il passe pour ne pas s'être toujours montré fort scrupuleux sur les moyens de s'en procurer, du moins dans sa vieillesse et lorsque sa passion était devenue manie. «N'est-il pas arrivé maintes fois que son valet de chambre reportât le lendemain aux divers marchands les bijoux (bibliographiques) qu'il trouvait dans les poches de son maître sans que celui-ci les eût achetés?» (Paulin PARIS, Notice sur Tallemant des Réaux, les Historiettes, t. VI, p. 427, Paris, Techener, 1862).

[475] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 145-146.

La MARQUISE CROZAT DU CHATEL; Marguerite Legendre, mariée, en 1696, à Antoine Crozat, marquis du Châtel, receveur des finances à Bordeaux (XVIIIe siècle)[476].

[476] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 147.

Mme VEUVE DIEZ (XVIIIe siècle)[477].

[477] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 150.

Originaire d'une famille espagnole, mère d'un des pères de l'ancien collège des Jésuites de Paris, ou collège de Clermont, devenu depuis le lycée Louis-le-Grand, elle fit don à cet établissement de 72 volumes,--ce qui a paru suffisant à Joannis Guigard pour inscrire le nom de cette pieuse veuve sur le livre d'or des femmes bibliophiles.

La COMTESSE DU DRENEUC, Catherine de Martin de Champoléon (XVIIIe siècle)[478].

[478] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 151.

CLAUDE DE DURFORT, religieuse, abbesse de Faremoutier, diocèse de Meaux, et dernière abbesse de cet établissement, détruit en 1792 (XVIIIe siècle)[479].

[479] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 156.

La DUCHESSE DE DURFORT DE LORGES, Marie-Marguerite-Reine de Butault de Marzan (XVIIIe siècle)[480].

[480] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 155.

Mme FAURIS, Julie de Villeneuve de Vence, femme du président Fauris (XVIIIe siècle)[481].

[481] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 159.

La BARONNE DE FONTAINE-CHALANDRAY (ou CHALENDRAI), Marie-Antoinette du Mas (ou Dumas) (XVIIIe siècle).

Le baron de Fontaine-Chalandray était receveur général des finances de Lorraine et Barrois en 1749[482].

[482] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 160.

LA MARQUISE DE KERHOENT, née N. de Champagne (XVIIIe siècle)[483].

[483] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 166.

Mme DE LA BORDE (XVIIIe siècle).

La vente de ses livres eut lieu à Paris, le 20 mai 1799 et jours suivants. Le catalogue, dressé par G. de Bure l'aîné, comprenait 167 numéros[484].

[484] Cf. la Revue des livres anciens, année 1914, fascicule IV, p. 351, article de M. Maurice Tourneux;--et l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 20 juin 1908, col. 926.

La COMTESSE DE LA FEUILLADE, Catherine-Scholastique Bazin de Bezons (XVIIIe siècle)[485].

[485] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 167.

La MARQUISE DE LA QUEUILLE, Louise-Jacqueline de Lastic de Saint-Jal (XVIIIe siècle)[486].

[486] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 169.

La DUCHESSE DE LA TRÉMOILLE-THOUARS, Marie-Maximilienne-Louise-Françoise-Sophie, princesse de Salm-Kirbourg (XVIIIe siècle)[487].

[487] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 173.

Mme LE BAS DE MONTARGIS, Henriette-Catherine Hardouin-Mansart, femme de Claude Le Bas de Montargis, conseiller d'État en 1722 (XVIIIe siècle)[488].

[488] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 174.

Mlle LE DUC, marquise de Tourvoie, danseuse à l'Opéra, maîtresse puis femme de Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont (XVIIIe siècle).

Elle rassembla un grand nombre d'ouvrages de théologie,--ce qui est assez étrange, vu la profession de ladite marquise,--et habilla richement ses volumes de maroquin avec dentelles[489].

[489] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 446;--et Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 174. A propos de la bibliothèque de Mlle Le Duc, Joannis Guigard écrit: «La Bibliophilie... faisait partie de l'existence mondaine au dix-huitième siècle. Les grandes dames surtout auraient cru manquer à tous leurs devoirs si elles n'avaient pu montrer, dans un salon richement orné, des livres aux fers merveilleux des Derome ou Padeloup.»

Le catalogue des livres de Mlle Le Duc, daté de 1757, et dressé par Prault fils aîné, libraire, quai de Conty (sic), se trouve actuellement à la Bibliothèque de l'Arsenal; c'est un très beau manuscrit in-4 de 225 pages.

Mme LEFÉBURE DE LA BASSE-BOULOGNE, née N. Couthier (XVIIIe siècle)[490].

[490] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 176.

La MARQUISE DE LESTEVENON, Marie-Wilhelmine van der Duyn (XVIIIe siècle).

Son mari était ambassadeur de la province de Hollande en France 1740[491].

[491] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 177.

La COMTESSE DE LÉVIS-CHATEAU-MORAND, Philiberte de Languet de Gergy (XVIIIe siècle)[492].

[492] Cf. ID., ibid.

La PRINCESSE DE LIGNE, Henriette-Eugénie de Béthisy (ou Béthizy) de Mézières (XVIIIe siècle)[493].

[493] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 178.

CUNÉGONDE DE MAILLÉ DE KERMAVAN (ou KERMAOUEN, ou KERMAN, ou CARMAN), abbesse de Monré, près d'Amboise (XVIIIe siècle)[494].

[494] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 179;--et Ludovic LALANNE, Dictionnaire historique de la France.

Mme MÉGRET OU MAIGRET, Françoise-Thomas de Pange, femme de Mégret ou Maigret, baron d'Étigny et de Theil (XVIIIe siècle)[495].

[495] Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 183.

MARIE-ALEXANDRINE DE MONTJOUVENT, abbesse de l'abbaye de la Déserte, à Lyon (XVIIIe siècle)[496].

[496] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 186.

La DUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Charlotte-Anne-Françoise de Montmorency-Luxembourg, mariée au duc de Montmorency-Luxembourg (XVIIIe siècle)[497].

[497] Cf. ID., ibid.

La DUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Marie-Jeanne-Thérèse de l'Espinay (XVIIIe siècle)[498].

[498] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 187.

La COMTESSE DE RIEUX, Suzanne-Henriette-Marie de Boulainvilliers de Bernard (XVIIIe siècle)[499].

[499] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 137.

Mme ROLAND DE CHALLERAUGE (ou DE CHALLERANGES?), née N. de Brosses, femme d'un conseiller au Parlement (XVIIIe siècle?)[500].

[500] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 198, qui ne donne aucune date relative à cette bibliophile. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, No du 20 juin 1908, colonne 926, donne Rolland de Challerange, et non Roland de Challerauge. Ludovic Lalanne, dans son Dictionnaire historique de la France, donne Challeranges.

La MARQUISE DE SAINTE-MAURE, Marie des Chiens de la Neuville (ou Neufville) (XVIIIe siècle)[501].

[501] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 198.

La DUCHESSE DE SAULX DE TAVANNES, Marie de Choiseul-Gouffier (XVIIIe siècle)[502].

[502] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 200.

MARIE-AUGUSTE DE SULTZBACH, femme de Charles-Philippe de Sultzbach, son cousin-germain, comte palatin du Rhin (XVIIIe siècle)[503].

[503] Cf. ID., ouvrage cité, t. I, p. 122.

La DUCHESSE DE TALLEYRAND-PÉRIGORD, Marie-Françoise de Rochechouart, femme de Jean-Charles Talleyrand, duc et pair de France (XVIIIe ou XIXe siècle)[504].

[504] Cf. Joannis GUIGARD, ouvrage cité, t. I, p. 202, qui ne donne aucune date relative à cette bibliophile.

La PRINCESSE DE TALMONT, Marie-Jablonowska, fille du comte Jablonowski, grand enseigne de la couronne de Pologne; mariée, en 1730, à Frédéric de la Trémouille, prince de Talmont (XVIIIe siècle).

Elle possédait une belle bibliothèque qui fut vendue en 1774[505].

[505] Cf. Ernest QUENTIN-BAUCHART, ouvrage cité, t. II, p. 444.

La MARQUISE DE VALBELLE DE TOURVES, Marguerite-Delphine (XVIIIe siècle)[506].

[506] Cf. Joannis Guigard, ouvrage cité, t. I, p. 204.

L'Intermédiaire des chercheurs et curieux a publié, dans son numéro du 20 juin 1908[507], et au-dessus de la signature Sy, «une liste d'ex-libris de dames, dont la plupart ont vécu au dix-huitième siècle».

[507] Colonnes 926-927.

Voici cette liste, de laquelle je me borne à supprimer les noms mentionnés par moi précédemment:

La MARQUISE D'ALIGRE (Mme de Saint-Germain). Mme DE BEAUMANOIR. -- ÉLISABETH-HENRIETTE DE BESSET. -- DE BOUCHARD. -- BROCHET DE SAINT-PREST. La MARQUISE DE BROGLIE, née Besenval. Mme VIRGINIE CHARDON. Mlle CHAUDOT. La COMTESSE CHARLES DE DAMAS. Mme DE DAMAS, née Rochechouart. -- DU BU DE LONGCHAMP. La MARQUISE DE FLEURY, née du Bois de Courval. Mlle L.-E. GUENET DE LOUYE. Mme HAUTEFORT DE BERINHEN (Beringhen?). -- DE JOANNIS. -- CATHERINE HUNTER DE CADIGNAN. La DUCHESSE DE LA FORCE. Mme de LAIDET, née du Pont. La COMTESSE DE LANGEAC, née de la Quenille (Queuille?). La DUCHESSE DE LA TRÉMOILLE, née de la Tour d'Auvergne. Mme LE BAS DE GIRANGY. LA BARONNE DE LERCHENFELD, née comtesse de Haslang. La COMTESSE DE LIPONA. La COMTESSE DE MELLET. Mlle DE MORETON DE CHABRILLAN. La DUCHESSE DE MOUCHY. Mme DE PARIS, née Boula. -- PIGNATELLI, née Durfort. La MARQUISE DE PONS, née de Brissac. Mme DE PREYSING. -- RONDÉ. -- DE ROUGEMONT. -- DE SAINT-GERMAIN, marquise d'Aligny[508]. -- DE SAUTEREAU-MOINTESSUY. Mlle DE SAYVE. La VICOMTESSE HENRY DE SÉGUR. Mme SILVA. -- DE VASSAL. -- DE VINTIMILLE, née Talbot.

[508] Au lieu de d'Aligny, peut-être faut-il lire d'Aligre; voir la page précédente: La MARQUISE d'Aligre.

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