I - II
L'âpre saison déroule sur la terre Son lourd manteau de neige et de frimas; Le vent du soir soupire avec mystère Dans la ramure où brille le verglas. Il est minuit. Le carillon du temple Jette aux échos un hymne triomphant, Et le chrétien, à deux genoux, contemple (bis) Avec amour un adorable enfant (bis).
[Note 7: Dédié au révérend M.F.-H. Bélanger, curé de St-Roch, Québec.]
Il est plus grand que tous les rois du monde, Plus radieux que l'astre universel, Plus éloquent que la foudre qui gronde, Plus pur et saint que les anges du ciel! Et cependant, il est né sur la paille; Son divin corps éprouve des douleurs... Que l'univers d'allégresse tressaille, (bis) Car cet enfant rachète nos malheurs! (bis)