Scène IV.
VALÈRE, MIRZA.
MIRZA, accourant & appercevant Valère.
AH ! Dieu ! Quel eſt cet homme ? S’il venoit pour ſe ſaiſir de Zamor & me ſéparer de lui ! Hélas ! que deviendrois-je ? Mais, non, il n’a peut-être pas un ſi mauvais deſſein ; ce n’eſt pas un de nos perſécuteurs. Je ſouffre… Malgré mes craintes, je ne puis m’empêcher de le ſecourir. Je ne puis plus long-tems le voir en cet état. Il a l’air d’un François. (À Valère.) Monſieur, Monſieur le François… Il ne répond point. Que faire ? (Elle appelle.) Zamor, Zamor. (Avec réflexion.) Montons ſur le rocher pour voir s’il vient. (Elle y court & en redeſcend auſſi-tôt.) Je ne le vois pas. (Elle revient à Valère.) François, François, réponds-moi ? Il ne répond pas. Quels ſecours puis-je lui donner ? Je n’ai rien, que je ſuis malheureuſe ! (Prenant le bras de Valère & lui frappant dans la main.) Pauvre étranger, il eſt bien malade, & Zamor ne revient pas : il a plus de force que moi ; mais allons chercher dans notre cabanne de quoi le faire revenir. (Elle ſort.)