‹ L’Esprit FolletChapitre 3 sur 12 · Scène III.

Scène III.

Un autre appartement chez don Juan.

Entrent DON JUAN, DON MANUEL, et UN DOMESTIQUE, portant un flambeau.

don juan.

Au nom du ciel, reposez-vous.

don manuel.

Ma blessure n’est rien, don Juan, et je suis honteux d’en avoir parlé. C’est de ma part une délicatesse excessive.

don juan.

Tant mieux ! j’en remercie mon étoile. Je ne me consolerais jamais de vous voir souffrant dans ma maison, et, qui pis est, blessé, quoique bien involontairement, par la main de mon frère.

don manuel.

C’est un parfait cavalier. J’admire son courage et son adresse, et me déclare désormais son ami et son serviteur.

Entre DON LOUIS. Il est suivi d’UN DOMESTIQUE qui porte une corbeille plate d’osier sur laquelle on a posé une épée.

don louis.

C’est moi, seigneur, qui suis à vous pour la vie, et qui viens me mettre à vos ordres. Et afin que l’instrument qui a fait votre blessure ne demeure plus sous mes yeux, qui ne peuvent plus le voir sans regret, je le bannis de ma présence comme un serviteur dont je serais mécontent. Voici, seigneur, l’épée qui vous a frappé. Elle vient, si elle est coupable, vous demander humblement pardon. Vengez-vous sur elle en la brisant.

don manuel.

Vous êtes noble autant que brave, et mon vainqueur en toute chose. Mais je ne briserai point une épée si précieuse. Loin de là, je l’accepte avec reconnaissance. Désormais elle sera toujours à mon côté, m’enseignera la vaillance et fera ma sécurité. Car que pourrait craindre un cavalier qui pour se défendre a vos armes ?

don juan.

Puisque don Louis m’a appris les devoirs de l’hospitalité, il faut de mon côté que je vous fasse un présent.

don manuel.

Vous me comblez tous deux, et je ne pourrai jamais reconnaître tant de faveurs.

Entre COSME, portant des valises.

cosme.

Que cinq cent, mille démons changés en autant de dragons viennent me saisir avec leurs griffes, et m’emportent d’un vol jusqu’au ciel… si je n’aimerais pas mieux vivre tranquille, riche et content en Galice ou dans les Asturies, plutôt qu’à la cour !

don manuel.

Tais-toi, sot.

cosme.

Je puis bien parler après un tel malheur.

don juan.

Quel malheur ?

cosme.

Il n’y a qu’un traître qui donne passage à l’ennemi.

don louis.

Que veux-tu dire avec tes ennemis ?

cosme.

C’est l’eau des fontaines.

don manuel.

Voilà ce qui te met de mauvaise humeur ?

cosme.

J’allais dans la rue chargé de ces coussins et de ces malles, lorsque je suis tombé dans un fossé qui est devant une fontaine. De sorte que me voilà bien équipé. Qui veut colloquer cela dans la maison ?

don manuel.

Tu es ivre sans doute ; va-t’en.

cosme.

Si j’étais ivre, je ne serais pas en colère contre l’eau ; et si quelque chose devait me mettre en colère, ce serait de voir qu’ici l’eau se convertit en vin. Mais comme je l’ai lu dans un certain livre…

don manuel.

Une fois qu’il a commencé, il en a pour vingt-quatre heures.

don juan.

Il me paraît assez original.

don louis.

Tu sais donc lire, mon ami ? Pourquoi donc es-tu venu me prier tantôt de te lire cette lettre ?… Ne t’éloigne pas.

cosme.

C’est que, voyez-vous, seigneur, je ne sais lire que dans les livres imprimés… mais pas l’écriture.

don louis.

Bien répondu.

don manuel.

Je vous en prie, ne faites pas attention à lui. Vous ne tarderez pas à le connaître, et vous connaîtrez alors un méchant bouffon.

cosme.

Je vous régalerai quelque jour d’une plaisanterie de ma façon.

don manuel.

Comme il n’est pas tard encore, je vais faire une visite assez importante pour moi.

don juan.

Nous vous attendrons pour souper.

don manuel.

Toi, Cosme, tu ouvriras ces valises et tu en sortiras mes effets.

don juan.

Si vous voulez fermer, voici la clef de l’appartement. J’ai, moi, un passe-partout pour les jours où je rentre tard. Vous n’avez ici qu’une seule porte. (À part.) Il est essentiel de détourner toute idée de son esprit.

Ils sortent, à l’exception de Cosme.

cosme.

D’abord toi, ma petite valise, approche un peu. Je veux commencer par toi, et cela pour savoir au juste si en chemin j’ai bien ferré la mule ; car en voyage, les maîtres n’examinent pas un compte par le menu, comme ils feraient chez eux, et il y a plus de profit pour les valets. (Il ouvre la valise et en tire une bourse) Ah ! la voilà cette bourse chérie ; quel bonheur de la revoir ! Vierge elle est partie, et elle revient grosse. — J’ai envie de compter ce qu’il y a dedans… Mais non ; mon maître pourrait venir, et il est inutile qu’il me trouve dans cette occupation. — À propos, il m’a commandé de sortir ses effets de sa valise. Mais quoi ! est-ce une raison pour le faire ? ne suis-je pas son valet ? Il vaut bien mieux aller se distraire un moment dans quelque cabaret du voisinage. — Cela te va-t-il, Cosme ? — Mais oui, cela me sourit assez. — Eh bien, Cosme, partons, c’est moi qui régale, et faisons la fugue à nos maîtres !

Il sort.

Entrent, par une armoire qui se déboite, DOÑA ANGELA et ISABELLE.

isabelle.

Rodrigue m’a assuré que vos frères et le cavalier étranger étaient sortis et qu’il n’y avait personne dans l’appartement.

angela.

C’est ce qui m’a encouragée dans cette entreprise.

isabelle.

Vous voyez, madame, il n’y a aucune difficulté à passer par ici.

angela.

Je vois qu’au contraire toutes mes précautions étaient inutiles. Nous n’avons rencontré personne, et la porte s’ouvre et se ferme aisément, sans qu’on puisse s’en apercevoir.

isabelle.

Et dans quel dessein êtes-vous venue ?

angela.

Pour nous en retourner. C’est assez comme cela pour deux femmes. Ce cavalier ayant exposé sa vie en ma faveur, avec générosité et courage, je voulais voir s’il n’y aurait pas quelque présent qui…

isabelle.

Tenez, madame, voila celui que lui a fait votre frère… Cette épée qui est sur le buffet.

angela.

Regarde… on a donc transporté ici mon secrétaire ?

isabelle.

C’est mon seigneur qui l’a voulu. Il a désiré qu’on l’apportât ici avec tout ce qu’il faut pour écrire, et un certain nombre de livres.

angela.

Qu’est-ce que j’aperçois ? deux valises par terre.

isabelle.

Et de plus, ouvertes, madame. Voulez-vous que nous voyons un peu ce qu’il y a dedans ?

angela.

Soit !… c’est une folie, mais je suis curieuse de savoir quels sont ses effets, ses bijoux.

isabelle.

Militaire et solliciteur, il ne doit pas être fort monté en objets de prix.

Elles tirent de la valise tous les objets qu’elles annoncent et les répandent dans la salle.

angela.

Qu’est ceci ?

isabelle.

Des papiers.

angela.

Sont-ce des lettres ?

isabelle.

Non, madame… c’est une grosse liasse qui pèse horriblement.

angela.

Ce serait pis encore si c’étaient des lettres de femme. — Ne t’arrête pas à cela.

isabelle.

Voici un linge blanc.

angela.

A-t-il bonne odeur ?

isabelle.

Oui, comme du linge qui revient de la lessive.

angela.

C’est le parfum le plus distingué.

isabelle.

Il a les trois qualités essentielles : blanc, doux et fin. — Mais qu’est-ce que je trouve là, madame ? Un sac de peau contenant toute sorte d’instruments en fer !

angela.

Voyons. On dirait la trousse d’un dentiste. Mais non, ce sont de petites pinces… Ceci c’est pour redresser les cheveux du haut du front… et ceci pour faire tenir droites les moustaches.

isabelle.

Voici encore une brosse et un peigne… Ce n’est pas tout, et notre hôte est un homme à précautions. Il ne perdra pas la forme de ses souliers.

angela.

Comment cela ?

isabelle.

C’est qu’il l’a dans sa valide.

angela.

Est ce tout ?

isabelle.

Non, madame… Voici encore un paquet qui a l’air, pour le coup, de contenir des lettres.

angela.

Montre un peu… Ce sont des lettres de femme ! et, de plus, un portrait !

isabelle.

Pourquoi le regardez-vous ainsi ?

angela.

C’est qu’il est agréable de voir une belle personne… même en peinture.

isabelle.

Vous paraissez mécontente d’avoir trouvé cela ?

angela.

Que tu es sotte !… Ne cherche pas davantage.

isabelle.

Et quel est votre projet ?

angela.

D’écrire un billet que je lui laisserai. — Prends le portrait.

Elle s’assied pour écrire.

isabelle.

Pendant ce temps-là, visitons un peu la valise du serviteur. — Voici de l’argent… ou pour mieux dire de la grosse monnaie… des quartos… humble plèbe de la république où les doublons et les patagons sont les rois et les princes. — Il faut que je lui joue un tour. Je vais prendre l’argent de ce valet et mettre à la place quelques charbons. — On dira peut-être : Où donc ce démon de femme a-t-elle trouvé ces charbons-là ?… Cela n’est pas difficile ; nous sommes en novembre, et nous avons près d’ici un brazéro.

angela.

J’ai écrit. Mais où pourrai-je laisser ma lettre sans que mon frère la voie dans le cas où il viendrait ?

isabelle.

Ici, madame, sous la taie du coussin. En le découvrant, il ne manquera pas de la trouver. Jusque-là personne ne s’en doutera.

angela.

Tu as une bonne idée. Mets-l’y sans retard, et dépêche-toi de ramasser tout cela.

isabelle.

Mon Dieu ! madame, j’entends que l’on met la clef dans la serrure.

angela.

Eh bien, laisse tout. — Cela restera où cela est, et cachons-nous au plus vite. — Viens, Isabelle.

Elles sortent par où elles sont entrées.

Entre COSME.

cosme.

Maintenant que je me suis occupé du service de ma personne, je vais m’occuper un peu du service de mon maître… Mais qui donc songe à vendre nos effets pour les avoir ainsi étalés ? Vive le Christ ! on dirait la place du Marché… qui y a-t-il ici ? — Par Dieu ! personne… et s’il y a quelqu’un on ne répondra pas. Fort bien… Mais cela ne m’empêche pas, à parler franchement, de mourir de peur… Enfin pourvu que ce personnage inconnu qui a tout mis sens dessus dessous ait laissé mon argent où il était !… Mais que vois-je ! mes quartos convertis en charbons !.. Esprit follet, esprit follet, qui que tu sois ou que tu aies été, rends-moi mon argent. Pourquoi me l’as-tu dérobé ? est-ce parce que moi même…

Entrent DON JUAN, DON LOUIS et DON MANUEL.

don juan.

Pourquoi ces cris ?

don louis.

Qu’as-tu donc ?

don manuel.

Que l’est-il arrivé ? parle.

cosme.

Voilà qui est un peu sans façon… Si vous avez, seigneur, dans votre maison pour locataire un esprit follet, pourquoi donc nous avez-vous invités à y venir ? Je ne suis sorti d’ici qu’un moment, et à mon retour voilà comme j’ai trouvé nos effets. Cela a l’air d’une vente à l’encan !

don juan.

Ymanque-t-il quelque chose ?

cosme.

Je ne pense pas… si ce n’est mon argent à moi, qui était dans cette bourse et que je retrouve converti en charbons.

don louis.

Oui, je comprends !

don manuel.

La sotte plaisanterie ! jamais je n’ai rien vu de plus maladroit.

don juan.

Ni de plus ridicule.

cosme.

Ce n’est pas une plaisanterie, vive Dieu !

don manuel.

Tais-toi ; tu es ivre, à l’ordinaire.

cosme.

C’est possible ; mais quelquefois je n’en suis pas moins dans mon bon sens.

don juan.

Adieu, don Manuel, je vous laisse vous coucher, et j’espère que l’esprit follet ne viendra pas troubler votre repos. Conseillez à ce garçon d’imaginer à l’avenir quelque tour plus ingénieux.

Il sort.

don louis.

Il est heureux que vous soyez brave et vaillant comme vous l’êtes, s’il faut que vous ayez l’épée à la main toutes les fois que ce drôle-là voudra faire une plaisanterie de mauvais goût.

Il sort.

don manuel.

Tu vois les compliments que tu m’attires. Tout le monde paraît me reprocher de souffrir tes impertinences, et partout où je vais tu me suscites quelque nouvel ennui.

cosme.

Maintenant nous sommes seuls, seigneur, et je ne voudrais pas vous tromper. Je n’y ai nul intérêt. Eh bien ! que cinq cent mille démons m’emportent où il leur plaira s’il n’est pas vrai que je suis sorti, et que c’est un autre, — que j’ignore, — qui a fait ce remue-ménage.

don manuel.

Tu voudrais t’excuser ainsi de ta sottise… Ramasse ce qui est là épars, et viens me déshabiller.

cosme.

Seigneur, je consens qu’on m’envoie ramer aux galères, si…

don manuel.

Allons, tais-toi… ou, vive Dieu ! je te casse la tête.

cosme.

J’en serais trop affligé. — Enfin, bref, réunissons au plus tôt ce qui appartient à chaque valise. — Ô ciel ! que je voudrais avoir la trompette du jugement, pour faire venir d’eux-mêmes où ils doivent être tous les objets épars çà et là !

DON MANUEL sort un instant et revient aussitôt un papier à la main.

don manuel.

Éclaire-moi, Cosme.

cosme.

Que vous est-il arrivé, monseigneur ? Avez-vous par hasard trouvé quelqu’un dans l’autre pièce ?

don manuel.

Je découvre mon lit pour me coucher, et sous la couverture du lit je trouve… quoi ?… ce billet. — Et ce qui m’étonne le plus c’est la suscription.

cosme.

Àqui est ce adressé ?

don manuel.

Àmoi. Mais la façon en est assez bizarre.

cosme.

Que dit-on ?

don manuel.

Le voici. (Lisant.) « Que personne ne m’ouvre ; car j’appartiens au seul don Manuel. »

cosme.

Plaise à Dieu que quelque sinistre aventure ne vous oblige pas à ajouter foi à mes paroles !… Mais un moment, arrêtez, n’ouvrez pas… commencez par conjurer ce billet.

don manuel.

Ce qui cause mon émotion, c’est la nouveauté du fait et non pas la crainte. Celui qui admire ne craint pas. (Lisant.) « Je m’intéresse à votre santé à cause que j’ai failli vous mettre en péril ; et avec autant d’inquiétude que de reconnaissance, je vous supplie de m’en donner des nouvelles. Le moyen est facile : vous n’avez qu’à, laisser la réponse au même endroit où vous avez trouvé ce billet. Il est essentiel que vous gardiez le secret ; car du jour où vos amis seraient instruits de la chose, je perdrais l’honneur et la vie. »

cosme.

L’étrange aventure !

don manuel.

En quoi étrange ?

cosme.

Vous n’êtes pas plus étonné que cela ?

don manuel.

Nullement. Au contraire, me voilà instruit de tout.

cosme.

Comment ?

don manuel.

Je vois maintenant que cette dame voilée qui fuyait don Louis avec un si grand trouble était sa dame… car comme il est garçon ce ne pouvait pas être sa femme. Et cela étant posé, peut-on répugner à croire qu’il doit lui être facile d’entrer quand elle veut dans la maison qu’il habite ?

cosme.

Cela n’est pas mal imaginé. Soit ! c’est la dame de don Louis, je le veux bien. Mais elle, comment pouvait-elle savoir ce qui arriverait après notre rencontre, pour qu’elle eût ce billet tout préparé ?

don manuel.

Elle peut après mon aventure l’avoir donné à un valet.

cosme.

Fort bien ! mais lui, ce valet, comment peut-il l’avoir mis ici ? car enfin depuis mon arrivée personne n’est entré dans l’appartement.

don manuel.

Cela a pu se faire auparavant.

cosme.

Oui ; mais ces valises défaites, ces effets jetés çà et là, cette lettre mystérieuse, toutes ces circonstances réunies…

don manuel.

Vois si ces fenêtres ferment bien.

cosme.

Oui, monseigneur, et avec des barreaux.

don manuel.

Cela me donne des doutes et m’inspire des soupçons.

cosme.

De quoi ?

don manuel.

Je ne puis m’expliquer.

cosme.

Et que comptez-vous faire ?

don manuel.

Je me propose de répondre jusqu’à ce que j’aie découvert la vérité, et de manière à ne pas laisser croire que j’ai pu avoir la moindre crainte. Un jour ou l’autre, — dans ce commerce de billets, — nous verrons bien qui les apporte ou qui les vient chercher.

cosme.

Et ne pensez-vous pas à en parler à nos hôtes ?

don manuel.

Non. Pour rien au monde je ne voudrais nuire à une femme qui se confie à moi.

cosme.

Mais alors n’est-ce pas offenser l’homme que vous soupçonnez d’être son amant ?

don manuel.

Non pas ! ce n’est de ma part que circonspection et prudence.

cosme.

Ah ! monseigneur, il y a ici quelque chose de plus que ce que vous croyez, et mon inquiétude ne fait que croître à chaque instant.

don manuel.

Que veux-tu dire ?

cosme.

Supposant qu’il y ait ici indéfiniment un échange de lettres, et que jamais, malgré vos recherches, vous ne découvriez qui vous écrit, que penserez-vous ?

don manuel.

Qu’on est fort ingénieux pour entrer et pour sortir, pour ouvrir et pour fermer, et que l’appartement a quelque issue secrète… Enfin je pourrai y perdre l’esprit, mais je ne croirai pas à une chose surnaturelle.

cosme.

Àpropos d’esprit, n’y a-t-il pas des esprits follets ?

don manuel.

Personne n’en a vu.

cosme.

Des génies familiers ?

don manuel.

Chimères que cela !

cosme.

Des sorcières ?

don manuel.

Autres folies !

cosme.

Des magiciennes ?

don manuel.

Quelle sottise !

cosme.

Des enchanteresses ?

don manuel.

Pas davantage.

cosme.

Des succubes ?

don manuel.

Tout autant.

cosme.

Des nécromants ?

don manuel.

Dans les contes.

cosme.

Des énergumènes ?

don manuel.

Le nigaud !

cosme.

Vive Dieu ! je vous tiens. — Et des diables ?

don manuel.

Dont j’ignore le pouvoir.

cosme.

Et des âmes en peine ?

don manuel.

Qui chercheraient à m’inspirer de l’amour, n’est-ce pas ? Tais-toi, imbécile, tu m’obsèdes.

cosme.

Enfin, que décidez-vous ?

don manuel.

Je veillerai soigneusement nuit et jour. C’est ainsi que je découvrirai la vérité, sans que je croie ni à tes esprits follets, ni au reste.

cosme.

Eh bien ! moi, je pense qu’il y a quelque démon qui les amène ici… Et cela n’est pas étonnant dans un endroit où se trouve un cavalier prenant du tabac à fumer.

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