‹ Lettres à l'AmazoneChapitre 10 sur 23 · V

V

Mais ceci m’indique bien que ce n’est pas le commencement. Le commencement est ce qui est le plus près de la lumière, ce qui sourit d’abord à la lumière, ce qui s’y baigne, y flotte, y nage, s’y épand avec une joie simple.

Je commencerai donc ma topographie par les cheveux. Précisément, ils participent du soleil par leur couleur et de l’air par leur légèreté. On pourrait les respirer comme l’air du matin quand le soleil joue avec les feuilles nouvelles.

Quelle plus magique initiale imaginerait-on pour écrire le mot du poème? Les cheveux d’air et de lumière, de soie et de soleil! Et voyez comme ils se lient

Avec aisance aux autres hiéroglyphes qui sont la bouche et toute la face. La chevelure crée la figure et en dessine la limite.

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