‹ Lettres à l'AmazoneChapitre 9 sur 23 · IV

IV

Comme tous les corps vivants, celui-là est posé sur sa base; elle est formée de deux colonnes fuselées qui s’épanouissent de deux racines charnues, leur lien avec la terre et le médiateur le plus complaisant de leur connaissance de la terre.

Tous les corps dépendent de la terre, excepté la lumière, cette eau qui vient d’en haut et qui ne tombe pas en bas, mais qui plane sur la vie et l’enveloppe d’un manteau aérien, où elle se blottit un temps contre la mort

Et contre la terre dont elle a peur. Mais il faut que les corps se familiarisent avec la terre et c’est pourquoi la nature a voulu qu’ils s’appuient tendrement sur elle

Par leurs pieds ou par leur ventre, jusqu’à ce que sa bonté se fende et s’ouvre avec une tendresse enfin réciproque et reçoive ses enfants dans son sein.

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