‹ Lettres à l'AmazoneChapitre 15 sur 23 · X

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Les yeux ne sont pas toujours heureux. Ils pleurent, afin d’être plus beaux et d’acquérir la grâce de la tristesse. Ils pleurent pour être consolés, mais il y en a qui ne peuvent pas pleurer et qui pourtant sont tristes, tristes comme la vie éternelle, et ces yeux,

Ainsi qu’un poignard romantique, vous entrent lentement dans le cœur, où ils arrachent du sang et de l’émotion. Cette blessure est moins dangereuse et moins cruelle que celle que font les yeux contents, les yeux innocents, les yeux inconscients,

Les yeux qui répandent l’amour, les yeux qui sont des violettes et qui en dispersent le parfum tout autour de soi, les yeux qui attirent les âmes, comme les fleurs du lin

Attirent les abeilles. Les yeux butinent les âmes en butinant les yeux, car c’est par là que les âmes se penchent à la fenêtre et attirent les yeux et les engluent dans le miel de l’amour.