‹ Lettres à une inconnue, Tome Premier Précédée d'une étude sur P. Mérimée par H. TaineChapitre 147 sur 168 · CLII - CLIII

CLII - CLIII

Paris, 22 mai 1852.

Notre promenade vous a-t-elle fatiguée? Dites-moi vite que non. J'attendais un mot de vous aujourd'hui. Je suis confisqué par mon avocat, qui me plaît fort[1]. Il me semble homme d'esprit, point trop éloquent et comprend l'affaire exactement comme moi. Cela me donne un peu d'espérance. . . . .

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[1] M. Nogent Saint-Laurens.

Mai 1852, mercredi à cinq heures.

Quinze jours de prison et mille francs d'amende! Mon avocat a très-bien parlé; les juges ont été très-polis; je n'ai pas été nerveux du tout. En somme, je ne suis pas aussi mécontent que j'aurais le droit de l'être. Je n'en appelle pas.