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Après un premier interrogatoire, Hervagault fut conduit en prison. J., Joseph B., Ad., avaient inutilement offert de le cautionner : le substitut s’était montré inflexible.
Le lendemain, on ne parlait dans toute la ville que de l’arrestation de la veille. Dès le matin, plusieurs groupes se promenaient sur la place ; et il n’était pas besoin d’être grand physionomiste pour distinguer au premier coup d’œil les royalistes et les républicains. Les uns s’abordaient en riant, et regardaient leurs adversaires d’une façon narquoise ; les autres étaient consternés, et prenaient des airs de condoléances. De part et d’autre, les conversations s’animaient, ici joyeuses et ironiques, là mornes et désolées. Déjà, quelques timides commençaient à se préparer une honorable retraite : ils n’étaient plus très-sûrs que Jean-Marie fut véritablement le Dauphin, et soupçonnaient qu’il pouvait bien être seulement le fils du duc de Valentinois. Mais les exaltés réfutaient vivement cette opinion hétérodoxe, et les preuves ne leur manquaient pas. Pour le besoin de la circonstance, l’abbé Joseph B. avait trouvé et colportait sous le manteau un document du plus haut intérêt. C’était le portrait du Dauphin, au bas duquel était collé un papier de forme ovale ; ce papier représentait en fac-similé une marque distinctive, faite par le pape sur la jambe du royal enfant, en présence de trente cardinaux ; ainsi timbré, l’héritier de la couronne devait être facilement reconnaissable, quelque fortune que lui réservât la tempête révolutionnaire. Il fallait être bien sceptique pour douter d’un fait comme celui-là, et pour ne pas en conclure qu’Hervagault était fils authentique de Louis XVI.
Dès le jour de l’arrestation, Battellier avait écrit à la préfecture. La correspondance échangée nous donne des renseignements très-curieux sur l’état des esprits à Vitry, sur l’attitude du prévenu, et sur les dispositions de l’autorité centrale. On lira avec intérêt quelques fragments de ces lettres.
Châlons, le 5 jour complémentaire an IX
de la République Française.
« … Il importe de détromper promptement, s’il est possible, les citoyens qui se laissent duper par ce jeune homme. Je pense que l’éclat d’une procédure qui jettera le ridicule sur les auteurs et adhérens d’une farce de cette nature pourra l’empêcher de se renouveler et y mettre enfin un terme. Peut-être même, en traitant tout ceci de folie et d’extravagance, le gouvernement, que je me propose d’instruire de ce qui se passe, estimera-t-il que le meilleur moyen, après le jugement rendu, sera d’envoyer les cerveaux se guérir à l’hôpital des fous. – Je vous aurai obligation de me transmettre tous les détails dont l’instruction vous donnera la connaissance, pour me mettre à même d’en rendre compte au ministre de la police générale… »
7 vendémiaire, an X.
« … Hervagault a été arrêté par l’ordre du substitut, sur l’avis du maire, comme prévenu de voyager sans passeport et sous des noms empruntés… On assure que le jour même il devait y avoir grand gala chez J., et que tout ce qui avait été préparé a été porté à la prison, où les convives se sont rassemblés, sur le refus du concierge de permettre à son prisonnier de souper dehors. Pendant les premiers jours de l’arrestation, il était servi splendidement, et une foule respectueuse venait lui faire visite. Depuis, on a donné l’ordre positif de ne plus recevoir personne. Depuis cet ordre, Hervagault n’a plus que deux femmes pour le servir à table, l’habiller, le déshabiller et le mettre au lit ; il a aussi son perruquier, nommé Leroy, qui dîne et soupe avec lui, ce qui fait dire plaisamment que le Roy mange tous les jours avec le Dauphin. Vous croirez avec peine qu’hier ce jeune audacieux, apparemment pour réchauffer le zèle de ses élus, jeta par terre un poulet et un pigeon qu’on lui avait servis, sous prétexte qu’un homme de sa qualité ne se pouvait contenter d’un pareil repas. Tout ce qu’on trouve de mieux au marché est pour lui ; sa chambre est éclairée toute la nuit avec de la bougie. Cela doit bien vous affermir dans l’opinion où vous êtes, que l’hôpital des fous est seul capable de nous faire justice de lui et de ses adhérens… »
Battellier ne disait point tout encore : on trouve dans les dépositions des témoins beaucoup de petits faits passés sous silence. Par exemple, Jean-Marie avait dans sa prison une bibliothèque, dont il causait volontiers, en buvant avec les visiteurs une bouteille de bon vin. Ses repas lui étaient présentés dans une vaisselle d’argent ; il avait des couteaux de nacre, et un « gobelet de cristal, sur lequel étaient empreints un écusson surmonté d’une couronne, et au milieu plusieurs lettres entrelacées ». Naturellement, il était devenu dévot : l’abbé Joseph B. déclara que le prisonnier lui avait demandé de remplir auprès de lui les fonctions de son ministère. Il assistait tous les jours à la messe ; un domestique lui apportait un carreau, et, debout derrière lui, recevait et rendait à commandement le livre d’oraison.
Lorsque l’autorité avait interdit l’entrée de la prison, J. de R. et L. avaient essayé de violer la consigne et de pénétrer par la force dans sa cellule. Il fallut que le concierge luttât avec eux corps à corps, pour les expulser de la cour où ils s’étaient introduits.
Battellier écrivit encore au ministre de la police. On voit par les derniers mots de sa lettre que la vigueur avec laquelle il conduisait le procès avait réveillé contre lui les haines les plus vives :
« Vous pouvez penser, citoyen ministre, disait-il en concluant, comme je dois être vu par les prôneurs de ce polisson, moi qui, comme vous, ai eu l’honneur d’être un des juges de ses prétendus parents. Ce n’est pas assez, dit-on, qu’il ait condamné le père ; le scélérat veut encore sacrifier le fils ! Cela suffit, je pense, pour me justifier de tous les libelles qu’on a publiés contre moi… »
27 vendémiaire, an X.
« J’ai reçu, citoyen Commissaire, la lettre que vous m’avez écrite le 29 fructidor dernier, relative aux poursuites que vous dirigez contre un jeune aventurier nommé Hervagault, arrêté à Vitry-le-François. Je suis surpris qu’une pareille intrigue ait pu faire quelques dupes. Au surplus, je me repose sur votre zèle du soin de les désabuser, en leur démontrant, par la juste punition du coupable, qu’ils ont été le jouet d’un misérable escroc.
Le ministre de la police,
Fouché.
Mais si Fouché, dans sa propre dépêche, affectait de considérer l’affaire comme une simple filouterie, sous main il demandait les renseignements les plus circonstanciés ; témoin la lettre du préfet, du 29 vendémiaire.
« … Le gouvernement, écrivait-il, veut être instruit de toute l’aventure du nommé Hervagault. Il m’est prescrit de ne lui rien laisser ignorer sur les dupes que cet intrigant a cherché à faire, ni sur les alentours qui ont favorisé et favorisent encore son intrigue. Le ministre me demande l’état de la procédure et le résultat obtenu… Je vous invite donc à me faire savoir si l’audition des témoins est achevée, s’il y a eu mandats requis et décernés contre ceux qui l’ont conduit à Vitry, contre ceux qui l’ont tenu caché et retiré dans leur domicile, contre ceux qui ont été de sa compagnie, contre ceux qui l’ont promené et conduit de campagne en campagne…, enfin quelle lumière on peut tirer des interrogatoires pour approfondir pleinement tout le jeu de cette intrigue… »
Le tribunal était fort embarrassé. D’une part, le gouvernement prescrivait la rigueur, et laissait entendre qu’au besoin il prendrait des mesures extra-légales. Mais d’autre part, les personnes compromises appartenaient à la meilleure société de Vitry ; elles avaient avec la plupart des juges des attaches d’amitié et même d’opinion ; si elles étaient accablées, le coup profiterait au parti démocratique, dont on se défiait chaque jour davantage, et qu’il importait de ne pas fortifier par la défaite de l’autre parti. Cette situation délicate rendait l’instruction lente et incertaine. Ce fut seulement le 8 frimaire an X, que la femme Saignes, J. de R., et J. furent mis en accusation pour complicité ; encore leur laissa-t-on la liberté provisoire, ce qui n’empêcha point que plusieurs les considérèrent comme des victimes odieusement persécutées. On conviendra qu’ils avaient beaucoup à se plaindre de leur propre imbécillité ; une lettre que Battellier écrivit vers cette époque à son ami Laloy en est la preuve irrécusable :
« Mon ami, lui dit-il, je vais te raconter le mot que j’ai dit sur l’affaire d’Hervagault ; j’aurais pu, j’aurais dû même insister davantage. Comme on m’en a fait un crime, et qu’il a réchauffé les haines contre moi, je désire que tu le connaisses tel que je l’ai prononcé, sans y rien changer du tout. J’ai cru que je pouvais employer l’arme du ridicule contre des gens assez ridicules eux-mêmes pour préconiser un polisson… Le défenseur déifiait presque l’escroc ; il ne doit pas pourtant être un royaliste ; mais je sais bien que c’était une affaire d’or…
» Quoique tu puisses imaginer de cette absurde farce, tu n’en penseras jamais assez. Hervagault a pour lui la ville et la campagne.
» Réfléchissez donc, lui disais-je, que votre prétendu Dauphin est bien plus âgé que ne le serait le jeune homme avec qui vous le confondez ! – Ce n’est point une confusion. – Mais je l’ai vu vivant, et, qui plus est, mort ; et je ne crois pas qu’il ait ressuscité pour le plaisir de se montrer à vous. – Vous ne savez donc pas, me répondait-il, qu’il y a eu substitution d’enfant, et que précisément le fils Hervagault est mort au Temple en son lieu et place ? – Je suppose avec vous que le ci-devant Dauphin soit sorti du Temple. Est-il vraisemblable que l’Empereur son oncle le laisserait vagabonder en France ? – La politique de l’Empereur y est intéressée ; il est bon que le jeune prince sache l’opinion des Français ; c’est dans ce but qu’il parcourt le territoire. – Ainsi, à votre avis, c’est par politique qu’il s’expose à voler pour vivre et à se faire emprisonner dans tous les lieux où il passera ? – Il ne rencontrera nulle part des Jacobins comme à Vitry. – Dites plutôt qu’il ne rencontrera nulle part une ville où l’on soit aussi bêtement royaliste qu’à Vitry ; et il le sait bien, puisque ses principales courses sont dans le département de la Marne. – Il se peut qu’il ait adopté la Champagne pour s’y faire connaître : c’est sans doute un secret d’État ; la politique des cours est impénétrable, mais elle est toujours sage. » À cette raison, tu le comprendras, je ne pouvais rien répondre. »
Cependant le procès du Dauphin faisait du bruit par le monde ; les journaux de Paris l’avaient fait connaître aux quatre coins de la France ; ce fut l’occasion d’une petite scène de comédie. Un garçon d’Alençon, René Botte, trompette au neuvième régiment de hussards, avait appris par les gazettes l’arrestation du personnage ; aussitôt, sa mémoire s’éveillant, il se rappela le prince de la demoiselle Lacombe, et, comme ses affaires l’amenaient en Champagne, il résolut de pousser sa course jusqu’à Vitry. Mis en présence, les deux jeunes gens se regardèrent quelques instants dans les yeux ; puis Botte dit : « C’est vous ; je vous ai vu il y a quatre ans et demi aux Joncherets. – Vous vous trompez, répliqua l’autre ; je n’ai pas l’avantage de vous connaître. » Botte rappela le cheval, le louis d’or. En ce moment, le concierge sortit. Jean-Marie, changeant de ton : « Eh bien oui ; mon cher, dit-il vivement, c’est moi ; mais, de grâce, taisez-vous ! ne dites pas que vous me connaissez ! On vous ferait entendre en témoignage. Je vais être jugé et mis en liberté. Je ferai quelque chose pour vous. Je me dis ici le fils d’Hervagault, tailleur à Saint-Lô. Il est encore trop tôt pour que je me fasse connaître ; j’avoue que j’ai des obligations à la demoiselle Lacombe ; mais, si elle avait voulu me conduire à Paris près de ma gouvernante, je ne serais pas maintenant dans l’embarras. » Il ajouta qu’il enverrait quelqu’un sur la route pour remettre à Botte une bourse bien garnie. Lorsque celui-ci fut sorti, Jean-Marie vit qu’un autre détenu avait entendu ses dernières paroles. Alors, avec une aisance impertinente : « D’où me connaît ce polisson ? reprit-il, en parlant de Botte ; je ne l’ai jamais vu ; ce n’est pas qu’il puisse me nuire ou me faire de la peine ; mais il pourrait retarder mon affaire. »
Dans son interrogatoire du 29 frimaire, Hervagault soutint très-adroitement ce système de défense, si simple et si fort, qui consiste à dire la vérité. Il reconnut sa naissance, convint de ses mésaventures passées, avoua qu’à Châlons il avait pris un nom qui ne lui appartenait pas, mais qu’il avait été puni, qu’il n’avait pas envie de recommencer, et que par conséquent ce souvenir ne devait point lui porter préjudice en la présente circonstance. À toute question il eut une réponse nette et exacte ; « Pourquoi n’est-il sorti que de nuit ? – Parce que son passeport n’étoit pas en règle. – Pourquoi est-il venu à Vitry ? – Parce que le citoyen J., ami de la dame Saignes, lui a offert une bienveillante hospitalité. – Comment s’est-il fait à Vitry des relations avec plusieurs personnes ? – Il a fait leur connaissance à la table de sa bienfaitrice. – Pourquoi sait-il le dessin et la musique ? – Parce qu’il a vu quelques jeunes gens dessiner et pincer de la harpe ; il s’est exercé, et il a appris. – Pourquoi, voulant entrer dans le commerce, n’est-il pas resté chez la dame Saignes ? – Parce qu’elle a déjà une bonne et un commis. »
Par moment, apparaît dans les réponses une ironie très-fine et très-discrètement équivoque. Le président lui demande :
« Pourquoi étant fils d’un tailleur, avez-vous cherché à insinuer que vous avez été élevé par un cordonnier ?
» A répondu que ce fait ne peut lui être imputé ; qu’il n’a même aucun parent qui exerce la profession de cordonnier.
» Dans diverses circonstances et notamment depuis votre mise au dépôt, n’avez-vous pas répété d’une manière affectée que vous n’étiez que le fils d’un pauvre tailleur ?
» A répondu qu’il n’a jamais mis d’affectation à dire sa naissance à ceux qui la lui demandoient.
» Vous ayant été demandé si vous aviez jamais fait des culottes, n’avez-vous pas répondu en riant que vous n’en aviez jamais fait ?
» A répondu que, son père n’eût point souffert qu’il montât sur l’établi ; a dit qu’il n’avoit jamais fait de culottes parce qu’il n’en a jamais fait.
» Interrogé s’il n’a pas reçu des secours et des dons depuis sa détention :
» A répondu qu’il en recevoit lorsqu’il vouloit, et qu’on lui fournissoit tout ce dont il avoit besoin aussitôt qu’il le demandoit.
» N’est-ce pas pour cause d’escroquerie à l’aide de faux noms que vous avez été arrêté à Châlons ?
» A répondu qu’il n’a point été prouvé qu’il eût fait des dupes, et qu’il n’a été condamné qu’en un mois d’emprisonnement pour avoir amusé la justice en cachant pendant près d’un an son véritable nom.
» Pourquoi à cette époque preniez-vous le nom de Louis-Antoine-Joseph-Frédéric de Longueville ?
» A répondu qu’il prenoit le nom de Longueville parce qu’il connaissoit la personne qui portoit ce nom, et qu’il ne vouloit pas dire le sien.
» Interrogé quel domicile il a eu depuis sa sortie de la maison paternelle ?
» A répondu qu’il n’a point eu de domicile fixe depuis ce temps, sinon les prisons où il a été détenu. »
Enfin, comme le président lui demandait encore si lors de son arrestation à Cherbourg il n’avait pas sur lui plusieurs bijoux :
« Le fait est vrai, dit-il, j’en avois beaucoup ; j’en ai encore ; je les tiens d’hommes et de femmes auxquels j’ai plu. Au surplus, ma vie jusqu’à ce moment pourroit être un roman ; il y a du tragique et du comique ; ce roman pourra paroître un jour. »
Après de longs retards, les débats publics s’engagèrent enfin le 27 pluviôse an X. L’accusation, par l’habileté d’Hervagault, se trouvait dans une situation fausse. Que lui reprochait-elle en effet ? D’avoir voyagé sans passeport ? mais son passeport était au dossier. D’être en état de vagabondage ? mais, mineur, il avait chez son père un domicile légal. D’avoir escroqué des sommes d’argent à plusieurs personnes ? mais ces personnes déclaraient sous la foi du serment qu’elles avaient connu son véritable nom et qu’en lui prodiguant leurs bienfaits elles s’étaient uniquement proposé d’adoucir son sort. Il n’y avait point de témoins à charge, et le corps du délit disparaissait devant les déclarations de ceux qu’on prétendait avoir été volés.
Battellier, dans son réquisitoire, fut énergique et mordant. H., dans sa défense, se restreignit avec adresse aux arguments juridiques, et s’attacha à démontrer qu’aucun texte de loi pénale ne s’appliquait à son client. Ce ne fut point toutefois l’avis du tribunal, qui, dans un jugement très-longuement motivé (34 feuillets in-folio), mit J., J. de R. et la dame Saignes hors de cause, retint l’accusation contre Jean-Marie, et le condamna « en quatre années d’emprisonnement dans la maison d’Ostende, et en cinquante francs d’amende, conformément aux dispositions de l’article 35 de la loi du 19 juillet 1791 titre I… ; en outre, les frais de procès mis à sa charge, ainsi que les droits d’enregistrement et de timbre ».
Ce jugement fut frappé d’un triple appel par Hervagault, par le commissaire du gouvernement, et par la dame Saignes anticipante. Le commissaire attaquait l’acquittement des complices et requérait l’impression de l’arrêt pour être affiché dans toutes les communes du ressort. On comprend qu’en négligeant cette prescription les juges avaient commis un oubli volontaire : il ne leur plaisait point de publier partout la condamnation d’un Dauphin de contrebande, par qui les chefs du parti royaliste avaient été si sottement mystifiés ; ils se doutaient bien que, pour quelques âmes honnêtes qui s’indigneraient contre le fripon, mille farceurs riraient joyeusement de ses dupes, ce qui ne pouvait tourner qu’à la déconsidération générale de l’aristocratie du pays. La cour de Reims, qui n’avait point de pareils scrupules, ordonna que trois cents exemplaires seraient affichés aux frais d’Hervagault, condamna la dame Saignes à six mois de prison, et, pour le reste, confirma le premier jugement (12 et 13 germinal an X).
Hervagault et la dame Saignes se pourvurent inutilement en cassation. À l’audience de la section criminelle du 9 messidor an X, ils furent déclarés non recevables en leur pourvoi, et, de plus, condamnés solidairement à cent cinquante francs d’amende.