Chapitre 30 Mon fils bien-aimé
La tradition avait aussi consacré le souvenir de ce candidat madré qui, voyant l’officier rapporteur afficher un soir la proclamation électorale qui commençait par ces mots : Victoria, par la grâce de Dieu, etc., à tous ceux qui les présentes verront... Salut ! s’était avisé de faire écrire son nom par le maître d’école, avec les mots : et à mon fils bien-aimé, dans l’espace en blanc qui se trouvait entre le mot salut, et le reste de la formule.
L’effet fut magique. Comment ne pas voter pour un homme si hautement recommandé, à qui la reine elle-même envoyait des saluts en l’appelant son « fils bien-aimé ? » L’adversaire fut roulé.
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