Chapitre 8 Le capitaine Biradent. - Gymnastique et poésie mêlées.
« Papa en parle à l’aise, me répétais-je en revenant au quartier. Le prix de gymnastique aussi !… Je crains bien de n’avoir guère brillé avant-hier à cet exercice. »
Le fait est que c’est à peine si j’avais donné un instant d’attention distraite à notre première leçon de gymnastique. Encore cette attention s’était-elle exclusivement portée sur le capitaine Biradent, notre professeur. Quant aux mouvements d’ensemble qu’il nous avait fait exécuter, je les avais simplement considérés comme la plus odieuse des corvées. Pour me les faire digérer, il n’avait fallu rien de moins que la figure étrange de celui qui les commandait.
Petit, maigre, droit comme un I, brun comme un pruneau d’Agen, son pays, avec des yeux de faucon, un nez d’aigle et une moustache d’un noir de jais, quoiqu’il eût les cheveux gris, il se serait fait remarquer partout, ne fût-ce que par la vivacité extraordinaire de ses gestes et la volubilité non moins extraordinaire de sa langue. Il s’agitait toujours et parlait sans s’arrêter, avec un accent !… un accent qui aurait scandalisé les balayeurs sur la promenade du Gravier, dans la patrie du poète Jasmin…
On ne pouvait guère passer cinq minutes en sa compagnie sans apprendre qu’il avait pendant douze années consécutives exercé les fonctions de sergent-instructeur au 31e bataillon des chasseurs à pied. Tout le monde sait ou devrait savoir que cet illustre bataillon n’a pas son pareil dans l’armée française, ni probablement dans aucune armée. Or, à quoi aurait-il pu devoir cette supériorité incontestée, sinon aux enseignements du sous-officier Biradent ? L’univers en convenait du reste : le général Didier, aussi bien que le général Regnaud, le général Maury, aussi bien que le général Albanel, avaient à diverses reprises constaté dans les ordres du jour l’admirable instruction de la 3e compagnie.
Après avoir noblement payé sa dette à la patrie et s’être retiré à l’âge réglementaire « avec quatorze campagnes, deux blessures, trois citations, la médaille militaire et une pension de deux cent vingt-huit francs trente centimes », comme il le rappelait en moyenne dix à douze fois par jour dans sa conversation, le sous-officier Biradent avait sauté à pieds joints aux grades supérieurs en devenant capitaine des pompiers de Châtillon-sur-Lèze. Il avait introduit dans ce tranquille petit chef-lieu le goût de la gymnastique, qui y était à peu près inconnue avant son ère, et il n’avait pas tardé à obtenir les fonctions d’instructeur au lycée.
C’était la mode, quand j’y arrivai, de se moquer de Biradainttt, car on ne manquait jamais de prononcer son nom, à son propre exemple, comme s’il se fût terminé par une demi-douzaine de t. Il avait une manière si véritablement comique de dire : une… deusse ! – tête à droite… fixe ! – tête à gauche… auche ! qu’il était impossible de ne pas avoir envie de rire en sa présence. Quant à rire ouvertement, c’était une autre affaire ; le capitaine n’entendait pas raillerie et avait bientôt fait de vous expédier au censeur avec requête d’une punition exemplaire. Mais comme on se rattrapait aussitôt qu’il avait le dos tourné !
Tout cela ne contribuait guère d’ailleurs à développer parmi les élèves le goût de l’art charmant, – ou pour mieux dire de la science indispensable, – qu’il était chargé de nous inculquer. On exécutait bien les mouvements qu’il ordonnait, mais c’était presque à contrecœur. Pour mon compte, je n’y avais pas apporté le moindre entrain.
Il faut dire que la première leçon n’avait été rien moins qu’intéressante. Elle avait eu lieu dans la cour, sans appareils et même sans costumes. Le capitaine nous avait rangés sur deux lignes ; puis il nous avait répartis en pelotons de dix élèves, et enfin il nous avait fait passer une heure, sous la direction de cinq à six moniteurs empruntés aux divisions plus avancées, à exécuter les tête à droite, tête à gauche, – peloton par le flanc droit, – à gauche alignement, et autres exercices élémentaires. J’en étais revenu assez las, mais nullement enthousiasmé.
Néanmoins, le mot de mon père m’avait donné à réfléchir. J’en causai avec Baudouin. J’avais déjà pu remarquer qu’il était fort adroit et très passionné pour tous les exercices du corps.
« Ma foi, me dit-il, je ne suis pas comme toi, cette première leçon m’a beaucoup amusé. C’est tout simplement l’école de peloton, comme on la fait faire aux soldats, sais-tu ?
— À quoi bon alors ? m’empressai-je d’objecter, nous ne sommes pas soldats !
— C’est clair, mais nous le serons un jour, et d’ailleurs ce qui est bon pour les soldats est bon pour nous, puisqu’il s’agit de développer notre force et notre adresse comme il s’agit de développer la leur… Mais veux-tu que nous fassions une chose ? Puisqu’on dit Biradent si bavard, pourquoi ne lui demanderions-nous pas des renseignements à lui-même sur l’utilité de ces exercices ? »
Cette idée me séduisit vivement, et je l’approuvai sans réserve.
« Oh ! j’aimerais tant d’être fort ! reprit Baudouin. Fort comme ce Milon de Crotone dont il était question dans la version latine de l’autre jour. C’est ça qui doit être agréable, hein, de pouvoir empoigner un taureau par les cornes et l’arrêter net devant soi ! ou bien simplement d’infliger une bonne correction à un gaillard qui veut faire le malin ! Eh bien ! c’est par la gymnastique seulement qu’on y arrive… »
Cette considération m’avait déjà préparé à aborder avec plus de goût la seconde leçon. Ce qui acheva de me convertir, c’est qu’elle eut lieu, cette fois, dans le gymnase proprement dit, et que, nos costumes étant prêts, nous eûmes à les revêtir pour les exercices. Ils se composaient d’une simple blouse et d’un pantalon de toile grise avec des sandales et une large ceinture bleue à anneaux d’acier.
Le gymnase était établi dans une grande galerie vitrée, élevée, à cet effet, au fond de la cour des moyens et à laquelle les perches, les cordes lisses et à nœuds, les échelles, les trapèzes, les anneaux, les barres horizontales, les chevaux de bois rembourrés et les machines fixes de tout genre dont elle était encombrée, donnaient l’aspect le plus fantastique et à mes yeux le plus nouveau.
Le capitaine se promenait de long en large sur l’arène de sable fin, les mains derrière le dos, la tête penchée sur sa poitrine, les jambes perdues dans un pantalon à la hussarde qui flottait comme une jupe, le buste cambré dans une veste de drap noir.
Il ne parut même pas remarquer notre entrée, et attendit que nous nous fussions rangés silencieusement sur deux files et divisés par pelotons à la distance sacramentelle.
S’arrêtant alors tout à coup, il nous fit face, mit sa main dans l’ouverture de sa veste et articula ce commandement :
« Attention !… À droite alignement… Fixe ! »
Il se mit alors à nous faire répéter les exercices de la première séance. Puis, quand il fut à peu près satisfait de l’ensemble, il nous fit passer à la seconde série de mouvements.
« Nous allons maintenant, dit-il avec son inimitable accent, exécuter le pas gymnastique, d’abord sur place et puis en marchant… Au commandement de marche ! vous partirez du pied gauche ; vous levez la jambe et la cuisse de manière à ce que la cuisse soit tout à fait horizontale et la jambe verticale, la pointe du pied très basse ; puis vous reposez le pied à terre, sans frapper. Vous reprenez le même mouvement du pied droit et vous continuez en comptant une… deusse !… une, deusse !… La position du corps et des bras doit rester verticale, pendant que les membres inférieurs sont seuls en action… ainsi… »
Joignant l’exemple au précepte, il commença de danser sur place. Puis, reprenant la parole :
« Ce n’est pas tout, poursuivit-il. Il s’agit d’exercer vos poumons en même temps que vos jambes, et pour cela il n’y a rien de tel que de chanter. Voici donc la petite poésie que vous allez répéter à pleine voix, tout en marquant le pas :
« Une… deusse ! Une… deusse !1
Allons en cadence.
Une… deusse ! Une… deusse !
Voilà notre danse.
Une… deusse ! Une… deusse !
Tenons-nous un peu mieux…
Mes amis la souplesse
Va bien à la jeunesse.
Nous le sentons dans nos membres nerveux.
Allons, point de mollesse,
Que personne ne laisse
Son corps pencher ni se plier en deux !
Allons, point de faiblesse !
Une… deusse ! Une… deusse !
Nous allons déjà mieux. »
On peut penser si ces couplets célèbres furent accueillis avec enthousiasme. Quand on propose à des lycéens de dix à douze ans de crier à plein gosier, on peut s’en rapporter à eux pour l’exécution. Elle n’est pas toujours harmonieuse, mais elle est toujours pleine d’entrain.
Nous nous mîmes donc à l’œuvre avec ardeur, et dix minutes ne s’étaient pas écoulées, que nous exécutions déjà le mouvement avec une précision très suffisante, et que les voix fausses étaient, comme disait le capitaine, « rentrées dans l’alignement ».
Ah ! nous y allions de bon cœur, cette fois, tous tant que nous étions, même les paresseux et les récalcitrants ! Ce chant naïf était si entraînant qu’il n’y avait pas moyen de résister au rythme.
Quand nous fûmes bien fatigués, ce qui arriva vite, car le pas gymnastique est très pénible au début, le capitaine ordonna un repos, puis nous permit de passer aux exercices individuels sur le trapèze et les anneaux. La surveillance de cette partie du programme était laissée aux moniteurs, et le professeur reprit aussitôt sa promenade sur le sable de l’arène.
L’occasion nous parut favorable pour l’aborder. Peut-être, à un autre moment, Baudouin et moi y aurions-nous mis plus de réserve et de timidité, mais nous étions si surexcités par l’ivresse du mouvement, que nous ne doutions plus de rien. C’est Baudouin, au surplus, qui prit la parole :
« Capitaine, dit-il en s’avançant, nous voudrions bien vous demander quelque chose… »
Le héros, qui était naturellement ombrageux, nous jeta un regard torve et sembla, d’abord, flairer quelque mauvaise plaisanterie. Mais la figure honnête et franche de Baudouin le rassura sans doute, car il dit assez doucement :
« Qu’y a-t-il, mon garçon ? Parlez.
— Eh bien, Besnard et moi nous avons eu une discussion l’autre jour à propos de gymnastique. Nous voudrions devenir très forts tous deux, et nous ne savons pas comment nous y prendre. Peut-être auriez-vous la bonté de nous dire ce qu’il vaut le mieux faire ?
— Avec grand plaisir, dit le capitaine. Je suis là tout exprès. Mais la recette est bien aisée : il n’y a qu’à exécuter consciencieusement les mouvements qui vous sont ordonnés, en y mettant toute votre volonté et toute votre énergie. Vous pouvez d’ailleurs les répéter individuellement en récréation. Il n’y a que l’exercice constant, acharné, qui puisse donner la force. »
Ici je me hasardai à formuler mon doute.
« Est-ce que ces mouvements d’ensemble que nous venons d’exécuter ont la même importance que les exercices individuels au trapèze ou aux barres parallèles, par exemple ? »
La figure du capitaine s’éclaira d’une espèce de rayonnement, – son sourire à lui. – Le sujet était tout à fait de son goût et je venais, sans m’en douter, de lui tenir l’étrier pour enfourcher son dada.
« Évidemment, dit-il, toute la gymnastique est combinée de manière à ce qu’il n’y ait rien d’inutile dans ce qu’on vous fait faire. Les mouvements d’ensemble sont bien destinés dans une certaine mesure à vous donner l’esprit de corps, mais ils sont en même temps la meilleure des préparations aux autres exercices… »
Ici le capitaine s’anima visiblement.
« Songez donc, poursuivit-il, que toute votre chair est formée de muscles distincts et à fonction spéciale, c’est-à-dire d’espèces de cordages plats, par l’effort desquels sont mis en mouvement des leviers qui sont vos os et des poulies qui sont vos articulations. De la puissance de ces cordages plats dépend votre force individuelle. Or, chacun de ces muscles ou cordages plats ayant, comme je viens de vous le dire, un rôle distinct, il faut l’exercer séparément, par le mouvement correspondant, si l’on veut arriver à lui donner tout l’effet dont il est susceptible. Tel est précisément le but de ces exercices préparatoires qu’on vous fait exécuter ensemble pour en varier la monotonie… »
La voix du capitaine Biradent s’était élevée, et, petit à petit, un cercle attentif s’était formé autour de nous.
« Il y a des gens qui disent, reprit-il : – “À quoi bon ces tours de force ? Je ne veux pas être un acrobate ou un athlète…” Comme si tout le monde n’avait pas, un jour ou l’autre, besoin de toute sa force, et ne se trouvait pas très bien de l’avoir exercée ? N’est-ce donc rien que de pouvoir compter sur soi-même au milieu des dangers ou simplement dans les circonstances ordinaires de la vie ? N’est-ce rien de pouvoir au besoin sauter un fossé, escalader un obstacle, accomplir une belle ascension de montagne ou repousser une attaque ? Moi qui vous parle, je me suis tiré d’affaire par la gymnastique dans au moins vingt occasions difficiles ou périlleuses. Je ne vous dis rien des cas qui se sont présentés dans ma carrière militaire : il est trop aisé de comprendre que la force et l’adresse y sont de première nécessité. Mais je prendrai simplement pour exemple un accident qui m’est arrivé dans la vie civile et qui peut arriver à tout le monde… L’an dernier, je passais tranquillement un soir, vers minuit, dans la rue aux Fèves, quand le sol manqua sous mes pieds, et je tombai à cinq mètres de profondeur dans le fond d’un vieux puits d’égout. Fort heureusement il était à sec, et j’eus le bonheur, grâce à la gymnastique, de tomber sur mes pieds, sur les pointes, bien entendu, et non sur les talons. Mais que faire là, tout seul, à pareille heure ? Fallait-il attendre le lever du jour, avec la perspective de recevoir dans l’intervalle deux ou trois maladroits sur la tête ? C’était peu réjouissant. Fallait-il crier, appeler à l’aide ? Quelle humiliation pour un homme bien constitué !… Je me résolus à sortir de là tout seul, comme j’y étais tombé. Mais ce n’était pas chose facile, sans perche, sans échelle, sans appui d’aucun genre ! Le puits était lisse comme… comme un puits qu’il était. N’importe ! Quand je fus un peu remis de la secousse, je m’appuyai avec le dos contre le mur, sur lequel je posai également mes mains à plat, de chaque côté. Cela fait, j’appuyai mon pied droit contre le mur opposé, et je me raidis sur cette jambe comme si j’avais voulu élargir le puits. Une fois bien arc-bouté de la sorte, je plaçai mon autre pied à côté du premier, mais un peu plus haut. Puis, avançant légèrement mon dos, je m’élevai de quelques centimètres. Je recommençai le mouvement, et, par une suite de progressions vermiculaires, je finis par me trouver à l’orifice du puits. Si je fus satisfait quand ce fut achevé, je n’ai pas besoin de vous le dire, et vous l’auriez été à ma place… Mais assez de bavardage… Aux anneaux !
— Oh ! capitaine, encore une histoire, une histoire de guerre cette fois ! demanda Baudouin.
— Nous verrons ça plus tard, quand tout le monde aura passé aux anneaux à ma satisfaction… Je vous dirai alors comment la 3e compagnie du 31e bataillon monta un jour à l’assaut, grâce à la gymnastique. »
De mémoire de professeur, on n’avait vu des débutants s’acquitter aussi bien de leurs exercices que nous le fîmes sous l’empire de cette promesse. En vingt minutes, nous avions tous subi l’épreuve et nous attendions la récompense de notre valeur.
Le capitaine nous avait regardés faire en silence et s’exécuta sans plus tarder.
« Vous saurez donc, reprit-il en passant la main sur sa moustache, d’un geste qui lui était familier, que nous nous trouvions alors en Algérie, en face d’un petit fort appelé El-Nabeh et qui barrait le chemin de la colonne expéditionnaire. Il n’y avait peut-être pas quatre cents Arabes dans cette bicoque, mais ils étaient si bien commandés et si bien armés, et leur position était si formidable, que depuis cinq jours, ils défiaient les efforts d’une division. On manquait d’artillerie de siège pour les réduire régulièrement. Les prendre par la famine, ce pouvait être long. On y pensait pourtant, quand le 31e bataillon de chasseurs à pied reçut l’ordre de rejoindre la colonne. À peine étions-nous arrivés que le général me fit appeler. J’étais alors instructeur de la 3e compagnie, et elle avait dans toute l’armée la réputation d’une compagnie modèle. Le général me montra un des bastions du fort et me dit : « Biradent, avant vingt-quatre heures, il faut que nous soyons là dedans ! » Je répondis : « Général, nous y serons demain matin si vous voulez seulement nous masquer par une bonne canonnade, et occuper les assiégés par une diversion. – À demain matin donc », me dit-il. Je partis et je commençai par aller reconnaître la position. Puis j’envoyai une corvée me couper dans les bois voisins une soixantaine de bonnes perches de cinq à six mètres de long, au bout desquelles je fis fixer un fort crochet de fer. Enfin je choisis parmi mes hommes les soixante gaillards les plus dégourdis. Cela fait, je les envoyai se coucher. Au point du jour nous étions prêts.
« Le général commença par faire opérer sur tout le front du fort une série d’attaques simulées qui déroutèrent complètement l’ennemi. Puis il fit ouvrir une canonnade nourrie contre le bastion, et fit mettre le feu à des fougasses nombreuses aussi près du fossé que possible. En quelques minutes, la fumée nous cacha la vue de l’ennemi et nous rendit en même temps invisibles. Je reçus alors l’ordre d’avancer.
« Suivi de toute la compagnie, je m’élançai dans le fossé avec mes soixante hommes, chacun portant sa perche. Cependant la canonnade allait son train, la fusillade se mettait de la partie, les fougasses éclataient toujours et la musique des trois régiments exécutait ses meilleurs morceaux. Ce fut un véritable coup de théâtre. Avant même que les Arabes pussent se douter de ce qui leur tombait sur la tête, mes hommes étaient arrivés au pied du mur, avaient accroché leurs perches au rempart, et, grimpant après comme des singes, le couronnaient sur une étendue de cent mètres au moins. Toute la compagnie, protégée par nous d’en haut, suivit si lestement qu’on aurait dit une compagnie de diables. Nous ne mîmes pas cinq minutes, montre en main, à grimper tous avec armes et bagages, et à planter le drapeau du bataillon sur le bastion. Les pauvres Arbis furent si stupéfaits qu’ils ne songèrent même pas à résister et jetèrent leurs armes !… Le général le dit dans son ordre du jour : « On se demande quels sont les obstacles qui pourraient arrêter une armée dont tous les hommes seraient aussi bien exercés que ceux de la 3e compagnie ! » Et il avait bien raison, le général. Mais en voilà assez pour aujourd’hui… En place ! En place !… Attention !… À droite alignement… FIXE !… Par le flanc droit… ARCHE !… »
Et nous quittâmes le gymnase.
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