XXVIII.
GARDE-ROBE. Construction en bois, propre à serrer des habits ou du linge. Il faut se servir du mot armoire, subs. fém.; soit que cette construction ait un fond ou qu'elle n'en ait pas: une belle armoire. La garde-robe est le lieu où l'on renferme les habillemens d'un prince. On dit d'un simple particulier qu'il a une riche garde-robe pour dire qu'il a un grand nombre de beaux habillemens, sans avoir égard au lieu où il les tient. Mais en toute autre circonstance, le mot garde-robe s'entend d'une construction qui regarde le maçon, et non pas le charpentier.
La GARDE-ROBE est la chambre destinée à contenir le linge, les habits, les hardes de jour et de nuit, etc. L'Académie dont j'emprunte les termes, ne fait pas de distinction à cet égard entre le prince et le particulier. Elle ne dit pas que le mot garde-robe doive s'entendre d'une construction qui regarde le maçon, parce que l'ouvrier ne change ni la nature, ni la destination de la chose. Elle se sert, il est vrai, du mot chambre: mais les Grammairiens n'emploient pas cette dernière expression. Ils définissent la garde-robe; le lieu où l'on serre les habits. C'est ainsi que s'expriment l'auteur des Convenances grammaticales et M. de Wailly. S'ils ont raison, quand une armoire est le lieu ou l'on serre des hardes, on peut l'appeler garde-robe.
Les mêmes Grammairiens appellent garde-robe, subs. masc., un fourreau ou surtout de toile, pour conserver les vêtemens. Ménage dit la même chose dans ses Observations sur la langue françoise. L'Académie n'en parle pas.