CHAPITRE LXXXII.
Portait de la veuve Wadman.
La veuve Wadman...--Mais je veux que vous fassiez vous-même son portrait.--Voici une plume, de l'encre et du papier: asseyez-vous, monsieur, et peignez-la à votre fantaisie.--Comme votre maîtresse, si vous pouvez,--et non comme votre femme, si votre conscience vous le permet.--Au reste, ne suivez que votre goût; je ne prétends point gêner votre imagination.--
· · ·
Eh bien, monsieur!
La nature forma-t-elle jamais rien de si charmant et de si parfait?
Vous voyez cette veuve Wadman!--comment mon oncle Tobie lui auroit-il résisté?
--O trois fois, quatre fois heureux livre! tu contiendras donc une page au moins que la malice et l'ignorance ne pourront noircir ni falsifier.