‹ Poëmes de la libelluleChapitre 6 sur 10 · 69

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Ah ! pour un vain rêve,
Que l’aube en naissant enlève,
Faut-il désormais,
Après cette nuit trop brève,
Sans honneur vivre à jamais ?

Un soir de printemps les filles d’honneur étaient réunies chez la princesse Nizio et l’on devisait gaiement. La belle Sono, étendue paresseusement, demanda un coussin pour reposer sa tête. Le seigneur Tadaïé, qui passait sur la galerie extérieure, l’entendit à travers le store et lui offrit l’appui de son bras.

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