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CHAPITRE VI

LA MESETA SUD ORANAISE

Parmi les géologues algériens, M. Louis Gentil est celui qui a proposé le nom de Horst algérien, et qui a dessiné ce horst. C’est que ses travaux l’avaient fixé sur sa véritable nature. Sa thèse sur la Tafna déjà mais surtout ses études ultérieures sur l’Amalat d’Oudjda[113], l’ont amené à bien connaître les plateaux de Tlemcen, et leur prolongement au Maroc oriental, les monts des Beni-Bou-Zeggou, la gada de Debdou. C’est-à-dire le rebord septentrional du Horst algérien, où sa qualité de Horst est nettement en évidence.

Pour l’ensemble de cette région, qui va de la Mina à la Moulouya, et qui englobe avec les plateaux de Tlemcen ceux de Saïda, j’ai proposé le nom de Meseta sud oranaise[114]. M. Louis Gentil paraît s’y rallier et je crois qu’il faudrait le conserver. Il désigne une région bien particulière ; une puissante avancée du Horst algérien jusque dans le Tell, dans la zone des pluies plus abondantes et des rivières aboutissant depuis longtemps au niveau de base marin. Le décapage y est donc énergique, il a été poussé jusqu’au-dessous de la plate-forme secondaire, jusqu’à la pénéplaine hercynienne sous-jacente.

Partout ailleurs, plus au sud, le régime des bassins fermés, à travers les âges géologiques, s’est opposé à l’éventration du sous-sol. Le Horst primaire gît à de grandes profondeurs, scellé sous l’amas énorme des atterrissements continentaux, ou sous l’intégrité des puissantes couches marines secondaires.

Il n’y serait qu’une hypothèse vraisemblable sur laquelle on pourrait discuter. Mais dans la Meseta sud oranaise le Horst n’est plus une hypothèse, c’est un fait, on le voit et on le touche à travers des fenêtres nombreuses et larges. On est parfaitement sûr d’avoir affaire à la prolongation algérienne de la Meseta marocaine, pendant elle-même de l’espagnole. Et c’est toute la question du Horst algérien qui s’en trouve éclairée d’un coup.

Les fenêtres (fig. 29) qui laissent apercevoir le substratum sont part et d’autre de la frontière, en Algérie à l’oued Tifrit et à Ghar- Rouban ; au Maroc dans les Beni-Bou-Zeggou, et à la Gada de Debdou. Les affleurements marocains, et même celui de Ghar-Rouban, qui est à la frontière, nous sont justement connus par les travaux de M. L. Gentil[115].

Dans les hauts de l’oued Isly il a trouvé une faune fossile abondante, « qui montre l’extension jusqu’aux abords d’Oudjda du carbonifère de la région de Béchar ».

D’après les analogies de facies il attribue des schistes à l’étage silurien. Ce seraient ces mêmes schistes gothlandiens déjà signalés en bien des points du Sahara et du Maroc, où ils contiennent des graptolithes.

Ces roches primaires affleurent sur de grandes étendues. Dans les Béni- Bou-Zeggou en particulier on les trouve à peu près partout entre l’oued Za (vers Guefaït), et le poste frontière de Sidi-Aïssa. Au nord, ils s’étendent presque jusqu’aux portes d’Oudjda.

Ils ont été visiblement affectés « par les plissements de la chaîne hercynienne » ; Gentil a observé « des plis grossièrement orientés nord- est, sud-ouest ». Ces plis sont arasés en pénéplaine ; c’est la même pénéplaine primaire qui couvre d’immenses espaces au Sahara, dans le Haut-Atlas, et dans la meseta marocaine. Sur ce socle M. Gentil a vu reposer de puissantes assises de calcaires liasiques et jurassiques.

La transgression marine a commencé vers le milieu du lias. Un poudingue ferrugineux, conglomérat de base, que Gentil a retrouvé partout dans la région, atteste l’exondation et le ruissellement sub-aérien, avant le médio-liasique.

Ces couches liasiques et jurassiques, avec une épaisseur totale d’un millier de mètres sont restées « à peu près horizontales..., d’architecture tabulaire ». Dans toute la région, la gada de Debdou, les Beni-Bou-Zeggou, les monts de Tlemcen, « les efforts orogéniques deviennent presque insensibles ; les plissements se réduisent à de simples ondulations. Les calcaires, qui forment la masse principale, s’y montrent fréquemment disloqués par un grand nombre de failles, mettant à nu, malgré la dénivellation assez faible des deux lèvres de la cassure, le soubassement des terrains secondaires, formé des vestiges de la pénéplaine primaire. »

Sur l’ensemble de cette région étendue, encore qu’il se défende de l’avoir vue tout entière, M. Gentil écrit : « Si l’on considère l’ensemble des monts de Beni-Bou-Zeggou depuis le Ras Asfour, à la frontière algérienne (c’est-à-dire Ghar Rouban) jusqu’aux approches de la Moulouya, on constate fréquemment, sur les bords de ce massif d’architecture tabulaire, des fractures longitudinales ; de sorte que l’on peut le considérer comme limité au moins en partie par des failles bordières à la façon d’un horst[116]. »

[Illustration : FIG. 27. — LA FENÊTRE DE L’OUED TIFRIT.

La figure a été dessinée d’après la carte au 200000e, feuille 32 et à l’échelle ; et d’après la carte géologique G.-B.-M. Flamand (no 41 in fine). — A une figure, antérieurement publiée, et dont celle-ci n’est qu’une reproduction (no 44), Flamand reproche la maladresse du dessin, à juste titre ; et insiste longuement sur son exactitude (ibid., p. 130).

Sous l’infralias l’érosion a mis à jour la pénéplaine primaire dans le cañon de l’oued Tifrit et sur tout le pourtour Nord du causse d’Aïn Soltane, jusqu’au dj. Modzbab. Tout ce causse est un placage horizontal de calcaire infraliasique sur la pénéplaine arasée.

Les fenêtres de R’ar-Rouban, des Beni-bou-Zeggou, de Debdou (cf. fig. 30) sont du même type que la fenêtre de Tifrit. Un pays sur la structure intime duquel nous avons de pareilles évidences doit être distingué de l’Atlas plissé.

f, faille. — J, jurassique. — L, lias. — PP, pénéplaine primaire.]

Ces lignes, suffisamment claires en soi, M. L. Gentil les illustre graphiquement avec un beau profil géologique relevé entre Sidi-Aïssa et Oudjda[117]. On y voit d’un coup d’œil le bord haché de failles de la Meseta.

On a fait exactement les mêmes observations en territoire algérien, à 250 kilomètres de la frontière marocaine, à l’est de Saïda. Il y a là un coin de pays où une faille très visible, et l’érosion de l’oued Tifrit ont mis à nu la pénéplaine primaire sous-jacente aux calcaires liasiques (fig. 27). Le géologue qui a décrit cette fenêtre est G.-B.-M. Flamand[118].

Il a vu une formation très épaisse de schistes et de quarzites primaires, qu’il attribue hypothétiquement au silurien, qui sont traversés de filons éruptifs, plissés et arasés. Sur la tranche arasée Flamand signale « un ensemble d’assises appartenant à l’infralias déterminé paléontologiquement ». Par places, à la base de l’infralias il a vu des poudingues, formation continentale de ruissellement, qu’il attribue au permien. La concordance avec Gentil est tout à fait satisfaisante, à des détails près qui ne présentent pas d’intérêt ici.

Ces assises liasiques de Tifrit sont « disposées en plateaux ondulés » ; ce sont « de véritables causses[119] ».

Sous le nom de Haut-pays-tellien-cissteppien, Flamand décrit exactement la zone, à laquelle je crois devoir laisser le nom de Meseta sud- oranaise.

C’est « une zone remarquable de plates-formes à plissements subméridiens » ; le contexte montre qu’il entend par là des plis posthumes de direction hercynienne. Ces « plateaux secondaires font opposition aux formations du Tell littoral ».

« Cette disposition en plates-formes » est imposée par « les paliers d’une pénéplaine sous-jacente[120] ».

Cette « plate-forme cissteppienne » est loin de mériter le nom de « chaîne intérieure » qu’on lui a donnée à tort et d’être un équivalent des chaînes telliennes. Flamand y retrouve au contraire « les mêmes lignes générales » qu’il a rencontrées dans les régions sahariennes.

Cette « région tellienne », qui « se relie tectoniquement » au Sahara central, « est au nord, à la bordure du géosynclinal méditerranéen, un promontoire un peu modifié des plates-formes indo-africaines, elle a son équivalent sur la bordure sud du Plateau central de France[121] ».

Il est bien entendu que c’est exactement cela, et rien d’autre qu’on a voulu rendre avec l’expression Meseta sud oranaise.

J’ai vu moi-même et décrit en 1909[122] cette fenêtre de Tifrit. Je l’ai vue en passant et en profane, antérieurement à la publication détaillée des observations Flamand.

Dans sa thèse, qui est de 1911, mon regretté collègue et ami, avec une précision méticuleuse de technicien, relève dans mon article de 1909 ce qui lui a paru être des inexactitudes de détail : sur le fond, et sur l’essentiel il formule des conclusions qui sont exactement les miennes et que je me suis empressé de reproduire fidèlement. Dans un passage d’ailleurs[123] il donne à l’esprit de mon petit travail, sinon à sa lettre, une adhésion que je n’aurais pu souhaiter plus expresse.

Je m’excuse pourtant d’insister sur ceci : jusqu’à une époque aussi rapprochée de nous que 1909, un géographe que le hasard amenait à Tifrit y éprouvait une vive et légitime surprise. Jusqu’à cette date en effet, il a été entendu tacitement que l’Algérie tout entière était un faisceau de plis ; sous les plumes les plus autorisées on rencontrait les massifs de Tlemcen et de Saïda classés comme chaînes intérieures, et portant les numéros 1 et 2 dans une énumération, qui donne le numéro 3 à la chaîne du Hodna[124]. Pure inadvertance bien entendu : mais enfin c’est faire rentrer dans la même catégorie une chaîne où les sédiments miocènes marins sont énergiquement plissés, et une pénéplaine primaire, soubassement de causses.

Or dès qu’on met le pied à Tifrit, si profane soit-on, il est impossible de s’y tromper. On a devant soi un pays très facile à déchiffrer, qu’on a cherché à schématiser dans la figure 27. On se croyait sur la foi de la bibliographie dans un coin des Alpes ; et on s’aperçoit qu’on est dans les causses.

Bien entendu, on n’a jamais eu la pensée ridicule de prétendre attirer l’attention de MM. Flamand et Ficheur sur un fait pareil. La carte géologique au 800000e, qui est leur œuvre, suffirait à renseigner le public sur la Meseta sud oranaise. Mais enfin il faut être reconnaissant à M. Flamand, dans sa thèse, et surtout à M. Gentil, d’avoir donné de cette carte un commentaire détaillé.

Commentaire dont l’importance ne semble pas avoir été suffisamment soulignée encore. Dans un travail intéressant sur l’extrême sud oranais, qui a paru en 1916, et dont l’auteur est un officier géologue de grand mérite, M. Rey[125], on peut relever tel passage où il apparaît que l’auteur ne connaît pas l’existence du Horst algérien.

Les géologues algériens, dans cet immense pays encore si imparfaitement connu, sont aux prises avec une besogne formidable d’analyse. Il est tout naturel qu’ils n’aient pas eu le loisir de passer à la synthèse. Dans les lignes qui précèdent, on espère avoir donné l’impression qu’on ne s’en prend à personne et qu’on ne critique pas. On a voulu faire ressortir à l’occasion d’un fait concret qu’un essai de synthèse géographique comme le présent petit livre répondait peut-être à un besoin.

[Illustration : FIG. 28. — L’OUED MINA.

L’oued Mina entre Tiaret et Relizane est à peu près limite entre la région des causses et l’Atlas plissé. Tiaret, Prévost-Paradol, jalonnent grossièrement cette limite. La Mina coule dans un cañon.

Dans le voisinage de cette grande faille il y a un gros pointement éruptif, ce qui est peut-être unique dans l’Atlas Tellien, si loin de la côte. (Gorges de Tomda.)

Une grande route transversale à l’Atlas, d’une grande importance humaine, la route de Tiaret à la mer passe par le plateau de Mendez. (Voir livre V, chap. IX.)]

A propos de la Meseta sud oranaise il faut signaler un coin encore où le voyageur profane, dût-il se contenter de regarder par la portière du wagon, a sous les yeux des lignes de paysage inattendues. Ce sont les bords de la Mina, aux environs de Prévost-Paradol (fig. 28). La rivière y coule au fond de cañons, qui sont entaillés dans le causse ; continuation évidente des causses de Saïda. Et cette continuation est une fin. A l’horizon tout proche, sur la rive droite, on voit le paysage se modifier, c’est la chaîne tellienne qui commence. Dans cette section de son cours la Mina sert à peu près de limite entre deux mondes différents. A l’appui de ce fait important je m’excuse de n’apporter aucune référence ; sauf une cependant qui est orale, mais excellente ; la confirmation formelle du fait par M. Ficheur.

[Illustration : FIG. 29. — LE FRONT DE LA MESETA SUD ORANAISE

La figure donne le front Nord de la région des causses, autrement dit meseta Sud Oranaise. Ce front est jalonné par Debdou, Oudjda, Tlemcen, Chanzy, Prévost-Paradol. — On a marqué les déchirures du causse, à travers lesquelles le substratum primaire, mis à nu, nous renseigne sans contestation possible sur la structure profonde. — Grâce à elles le horst Algérien (fig. 27) est autre chose qu’une hypothèse. — La figure 29 doit accessoirement servir à illustrer le chapitre III du livre V sur les plaines oranaises (le chapelet de sebkhas et de marais entre le Rio Salado et le Chéliff) ; et les chapitres IV et V.]

Dans cette région à laquelle nous voudrions laisser le nom de Meseta sud oranaise, grâce au décapage énergique de torrents telliens, il a donc été possible aux géologues de repérer avec une grande exactitude la limite nord du Horst algérien. On la suit sans hésitation possible depuis la Moulouya jusqu’à la Mina. Elle est jalonnée par Oudjda, Tlemcen qui s’adosse au pied de la falaise terminale, les villages de Lamoricière, de Chanzy, la plaine d’Eghris dominée par Mascara, Prévost- Paradol. C’est le front du môle sur lequel ont déferlé les plis de l’Atlas tellien. Quand on essaie de se reconnaître dans la structure de l’Algérie, une ligne pareille a une importance de tout à fait premier ordre. Il est absurde qu’on n’en parle jamais (fig. 29).

L’extrémité orientale du Horst. — Partout ailleurs sur le pourtour du Horst l’ennoyage désertique laisse subsister une incertitude sur les limites précises. En particulier dans le coin nord-est du Hodna.

L’opinion commune, c’est que l’Atlas tellien et l’Atlas saharien, hors la cuvette du Hodna dans l’est, sont en contact direct l’un avec l’autre, sans interposition d’aucune sorte. C’est en particulier l’opinion de Blayac, qui a décrit les Hautes Plaines constantinoises dans le bassin de la Seybouse.

MM. Joly et Joleaud[126] sont d’opinion un peu différente. Dans cette même région, qu’ils connaissent bien, ils soupçonnent, intercalé entre les deux Atlas, un dernier prolongement du Horst algérien ; mais transformé par les « violentes poussées venues du nord » auxquelles « il a servi de butoir » ; affecté d’une « structure imbriquée » qui est le trait caractéristique des Hautes Plaines constantinoises ; « masqué par les plis aurasiens, qui sont beaucoup plus accentués ici que dans le sud oranais ou le sud algérois ».

Entre les deux opinions la nuance est fort intéressante ; mais peut-être pas au point de vue qui nous occupe quand il s’agit de dégager des lignes très générales de structure.

Pratiquement le Horst algérien peut être considéré comme délimité par le grand arc montagneux si nettement dessiné à l’est et au nord du Hodna, qui rejoint la brèche de Biskra et la vallée de la Mina. En deçà et au delà de cette ligne les Hautes Plaines constantinoises et les Hauts Plateaux d’Algérie-Oranie appartiennent, de l’avis général, à des catégories distinctes.

Conclusions générales du livre. — Si maintenant on jette un regard rétrospectif sur le livre III certains résultats semblent se dégager, qui ne sont pas négligeables.

Il est sûr que la brèche de Biskra, qui est en relation avec le sillon de l’Igharghar, et qui coupe en deux tronçons l’Atlas algérien, est un trait extrêmement ancien et extrêmement important de la structure.

Il en est de même du front septentrional de la Meseta sud oranaise entre Tlemcen et Prévost-Paradol.

Ce sont là deux faits énormes qui sautent ou qui devraient sauter aux yeux. Ils sont tout à fait incontestables et incontestés.

Entre ces deux faits l’hypothèse du Horst algérien met un lien naturel et clair, si tant est qu’il n’y ait pas esprit hypercritique à conserver ce mot d’hypothèse.

Notez que ceci est assez neuf. Dans l’usage courant du langage, quand on veut rendre compte du socle continental de l’Atlas algérien, on distingue couramment l’Atlas saharien et les Hauts Plateaux proprement dits. Cela n’est pas inexact, encore que la délimitation soit un peu floue. Mais c’est incomplet.

Ce socle continental est coupé en écharpe, dans une direction sud-est- nord-ouest, par une autre ligne de démarcation, dont on ne parle jamais, et qui est pourtant l’élément essentiel de la structure. C’est le seuil de Biskra, et le grand arc montagneux qui limite le Horst algérien à l’est et au nord depuis l’Aurès par les monts du Hodna.

Suivant cette ligne-là tout le socle continental de l’Atlas est nettement cassé en deux d’outre en outre transversalement à sa longueur (fig. 6).

On a déjà entrevu et on dira plus longuement au livre VI quelle est l’importance de cette ligne dans l’histoire et la géographie humaine de l’Algérie.

Aux livres IV et V on va retrouver le Horst algérien et surtout la Meseta sud oranaise, qui ont nécessairement un lien étroit avec la structure de l’Atlas tellien.

[Note 113 : No 55.]

[Note 114 : No 44.]

[Note 115 : No 55, no 16 dans no 56.]

[Note 116 : No 55, p. 23, 22, 23, 26, 30, 35.]

[Note 117 : No 55, p. 24, fig. 8.]

[Note 118 : No 41, p. 122.]

[Note 119 : No 51, p. 398.]

[Note 120 : No 51, p. 772.]

[Note 121 : No 51, p. 773.]

[Note 122 : No 44.]

[Note 123 : No 41, p. 772, note 1.]

[Note 124 : No 22, p. 356.]

[Note 125 : No 90.]

[Note 126 : No 71, p. 504.]

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