LV.
Ceux href="#footnote 3" id="footnote 3 call">[3] qui ont défini le froid, une privation du feu, ont dit ce que le froid n’est pas, & non ce qu’il est : il n’en est pas de même de la mort. Dire ce qu’elle n’est pas ; dire qu’elle est une privation d’air, qui fait cesser tout mouvement, toute chaleur, tout sentiment ; c’est assez déclarer ce qu’elle est : rien de positif ; rien ; moins que rien, si on pouvoit le concevoir ; non, rien de réel ; rien qui nous regarde, rien qui nous appartienne, comme l’a fort bien dit Lucrece. La mort n’est dans la nature des choses, que ce qu’est le zéro dans l’arithmétique.
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