‹ Système d’EpicureChapitre 61 sur 85 · LXVII.

LXVII.

La faulx ! Chimere poétique ! La mort n’est point armée d’un instrument tranchant. On diroit (autant que j’en ai pu juger par ses plus intimes approches) qu’elle ne fait que passer au cou des mourans un nœud coulant, qui serre moins, qu’il n’agit avec une douceur narcotique : c’est l’opium de la mort ; tout le sang en est enivré, les sens s’émoussent : on se sent mourir, comme on se sent dormir, ou tomber en foiblesse, non sans quelque volupté.

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