‹ Théorie de la propriétéChapitre 19 sur 28 · § 4. – Escompte des effets de commerce.

§ 4. – Escompte des effets de commerce.

La Société, ainsi qu’il a été dit, faisant la banque, escompte les lettres de change à deux signatures.

Pour cet escompte, comme pour celui des marchandises, elle offre, soit des produits à choisir dans ses magasins, c’est-à-dire des bons généraux, ou billets, soit des espèces.

Si le porteur des lettres de change prend des billets de la Société, il n’a, comme tout à l’heure, à payer qu’une commission.

S’il veut de l’argent, la Société, soit qu’elle en fournisse de sa propre caisse, soit qu’elle porte les lettres de change à la Banque de France, perçoit, en sus de sa commission, un intérêt.

L’opération étant la même que tout à l’heure, les conditions sont aussi les mêmes.

De là une autre conséquence, qu’il importe de ne pas omettre.

Le papier de la Société, a-t-il été dit, est remboursable contre espèces à toute réquisition.

Rien de plus juste : en cela la Société remplit le devoir de toute véritable banque.

Mais, tandis que la Banque de France, par exemple, au moment où elle fait l’escompte des valeurs qui lui sont présentées, retient l’intérêt de la somme qu’elle remet en ses billets, et par conséquent doit faire à toute réquisition le remboursement de ses billets au pair,la Société de l’Exposition, qui, en faisant l’escompte en son propre papier, n’a perçu qu’une commission, ne peut plus faire le remboursement de ce papier aux mêmes conditions que la Banque de France ; elle doit retenir un intérêt

L’intérêt à percevoir par la Société, dans ce cas, sera calculé d’après la moyenne des échéances des lettres de change qui lui sont offertes, et du magasinage des produits.

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