III.
Je t'envoie les lis que l'on m'a donnés. Quoique je sache que bien long-tems avant que ta main les touche ils seront déjà flétris, ne les rejette pas cependant, car je les ai reçus avec transport, en pensant qu'ils pourraient rencontrer tes yeux et guider ton ame vers la mienne, quand tu les verras se faner près de toi, et que tu sauras qu'ils furent cueillis sur les bords du Rhin, et offerts par mon cœur au tien.