‹ Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04, comprenant ses mémoires publiés par Thomas MooreChapitre 80 sur 112 · LV.

LV.

TRADUCTION DU FAMEUX CHANT DE GUERRE.

[Grec: Deute, paides tôn Ellênôn.]

Ce chant fut composé par Riga, qui périt au milieu des premières tentatives faites pour révolutionner la Grèce. La traduction suivante est aussi littérale que l'auteur a pu le faire en vers: elle offre le même rhythme que l'original.

Allons, enfans des Grecs! le jour de gloire est arrivé. Dignes de votre noble origine, montrez qui vous donna le jour.

CHOEUR.

1. Enfans des Grecs! marchons en armes contre l'ennemi, et que son sang odieux coule par torrens sous nos pas. Montrons-nous hommes: secouons le joug du tyran ottoman. Levons-nous, et les fers de la patrie sont tous rompus. Ombres généreuses des guerriers et des sages, contemplez le combat qui va s'engager! Hellènes des âges passés, renaissez à la vie! Au son de ma trompette, rompez votre sommeil, et joignez-vous à moi; et marchant contre la ville aux sept collines[162], combattez, poursuivez vos conquêtes jusqu'à ce que nous soyons libres.

[Note 162: Constantinople--[Grec: Eptalophos].]

Allons, enfans des Grecs! etc.

2. Sparte! ô Sparte! pourquoi demeures-tu plongée dans une léthargie profonde? Eveille-toi, et réunis tes armées aux Athéniens, tes anciens alliés! Rappelle Léonidas, ce héros des chants antiques, guerrier terrible! guerrier fort! qui jadis vous sauva de la ruine; qui fit cette diversion hardie dans les gorges des vieilles Thermopyles; qui, pour la liberté de sa patrie, soutint avec ses trois cents soldats une longue bataille contre le Perse; et, comme un lion furieux, expira dans une mer de sang.

Allons, enfans des Grecs! etc.

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