XI.
STANCES
COMPOSÃES EN REVOYANT UN LIEU OU MON NOM AVAIT ÃTÃ PRIMITIVEMENT GRAVÃ[loc34].
[Note loc34: Il y a quelques années, étant à Harrow, un ami de l'auteur avait gravé leurs deux noms dans un endroit écarté; il y avait même ajouté quelques mots de souvenir. Plus tard, à l'occasion d'une injure réelle ou imaginaire, l'auteur, avant de quitter Harrow, avait effacé, ce fragile souvenir. En revoyant Harrow, en 1807, il écrivit ces stances à leur place.]
Ici naguère les souvenirs de la jeune amitié attiraient les regards de l'étranger. Peu nombreuses étaient les paroles;--mais cependant, quoique peu nombreuses, la main du ressentiment les a effacées.
Elle creusa profondément,--mais elle n'effaça pas entièrement les caractères si unis, que l'amitié, revenue dans ce lieu, les considéra jusqu'à ce que la mémoire eût salué de nouveau les paroles.
Le repentir les rétablit dans leur état primitif, le pardon y joignit son nom aimable; et si belle l'inscription reparut, que l'amitié pensa que c'était la même.
Le souvenir encore aurait pu être beau; mais, hélas! en dépit des efforts de l'espérance, ou des larmes de l'amitié, l'orgueil s'est jeté à la traverse, et a effacé l'inscription pour toujours!