‹ Œuvres complètes de lord Byron, Tome 07, comprenant ses mémoires publiées par Thomas MooreChapitre 4 sur 7 · L'OFFICIER. - L'OFFICIER.

L'OFFICIER. - L'OFFICIER.

Je ne l'ose.

SARDANAPALE.

Tu ne l'oses! quand des millions d'autres osent se révolter, le glaive en main! cela est étrange. Romps, je te prie, ce fidèle silence; tu viens trop tard pour frapper de nouveaux coups ton souverain; crois-moi, je puis supporter plus que tout ce que tu vas m'apprendre.

PANIA.

Tu entends, poursuis.

La muraille qui longeait les bords du fleuve est renversée par le débordement subit de l'Euphrate, qui, tout d'un coup gonflé dans les monts inaccessibles où il prend sa source, et par les dernières pluies de ces orageux climats, vient de rompre ses digues et de détruire le boulevard.

PANIA.

Cela est d'un sinistre augure. On a dit, dans les tems anciens, que cette cité ne céderait aux efforts de l'homme qu'au jour où le fleuve se déclarerait contre elle.

SARDANAPALE.

Je ne crains pas la prédiction, mais le ravage. Quelle étendue de murailles se trouve renversée?

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