‹ Œuvres complètes de lord Byron, Tome 08, comprenant ses mémoires publiés par Thomas MooreChapitre 5 sur 7 · L'ANGE. - L'ANGE. - L'ANGE.

L'ANGE. - L'ANGE. - L'ANGE.

Marquer sur ton front l'affranchissement du crime que tu as commis toi-même.

CAÏN.

Non, laisse-moi mourir!

Cela ne peut être.

(L'ange imprime une marque sur le front de Caïn.)

CAÏN.

Je sens mon front brûlé, mais ce n'est rien auprès du feu intérieur; que faut-il encore? accable-moi de tout ce que je puis supporter.

Tu as été sombre et farouche dès le sein de ta mère, semblable à la terre que tu as jusqu'à présent creusée; mais celui que tu as immolé était doux comme les troupeaux qu'il paissait.

CAÏN.

Je fus enfanté trop tôt après la chute; l'esprit de ma mère était encore fasciné par le serpent, et mon père pleurait encore sur Éden. Je suis ce que je suis; je n'ai pas demandé la vie; je ne me la suis pas donnée moi-même. Que ne puis-je seulement de mon sang racheter celui--et pourquoi pas? Qu'Abel renaisse, et que je sois rayé du livre de vie! Ainsi l'existence sera rendue par Dieu au bien-aimé de Dieu, et je perdrai un don qui n'eut jamais d'attrait pour moi.

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