‹ Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV., Tome IChapitre 28 sur 29 · CLXXXI.

CLXXXI.

[434] Voyez tome XXVIII, page 269. B.

[435] Voyez tome XXXIX, page 424; et ma note, tome XXIII, page 598. B.

[436] Un nommé La Beaumelle, qui falsifia le Siècle de Louis XIV, et qui le fit imprimer à Francfort avec des notes aussi scandaleuses que fausses, dit à ce sujet que Christine était en droit de faire assassiner Monaldeschi, parcequ’elle ne voyageait pas incognito; et il ajoute que Pierre-le-Grand, entrant dans un café à Londres, tout écumant de colère, parceque, disait-il, un de ses généraux lui avait menti, s’écria qu’il avait été tenté de le fendre en deux d’un coup de sabre; qu’alors un marchand anglais avait dit au czar qu’on aurait condamné sa majesté à être pendue.

On est obligé de relever ici l’insolence absurde d’un pareil conte. Peut-on imaginer que le czar Pierre aille dire, dans un café, qu’un de ses généraux lui a menti? fend-on aujourd’hui un homme en deux d’un coup de sabre? un empereur va-t-il se plaindre à un marchand anglais de ce qu’un général lui a menti? en quelle langue parlait-il à ce marchand, lui qui ne savait pas l’anglais? comment ce feseur de notes peut-il dire que Christine, après son abdication, était en droit de faire assassiner un Italien à Fontainebleau, et ajouter, pour le prouver, qu’on aurait pendu Pierre-le-Grand à Londres? On sera forcé de remarquer quelquefois les absurdités de ce même éditeur. En fait d’histoire, il ne faut pas dédaigner de répondre; il n’y a que trop de lecteurs qui se laissent séduire par les mensonges d’un écrivain sans pudeur, sans retenue, sans science, et sans raison. K.

[437] Balthasar Charles, fils de Philippe IV et d’Isabelle, fille de Henri IV, né le 17 octobre 1629, est mort le 9 octobre 1646. B.

[438] La renonciation d’Anne d’Autriche avait été présentée aux états de Castille et d’Aragon, et acceptée par eux. Celle de Marie-Thérèse ne leur fut pas présentée; et c’est une des principales raisons sur lesquelles les casuistes et les jurisconsultes, auxquels Charles II s’adressa, se fondèrent pour décider que les descendants de Marie-Thérèse étaient les héritiers légitimes de la couronne d’Espagne. K.

[439] Les compagnies de mousquetaires de la maison du roi ont été supprimées par Saint-Germain, ministre de la guerre, de 1775 à 1777. Elles ont eu quelques mois d’existence en 1814 et 1815. B.

[440] Cet alinéa fut ajouté dans l’édition de 1752. B.

[441] C’est que Mazarin avait des talents pour la politique extérieure, et qu’il n’avait ni talents ni lumières pour l’administration; c’est qu’un ministre ne peut guère avoir, dans les négociations, d’autres intérêts que ceux du peuple qu’il gouverne; au lieu que, dans le gouvernement intérieur, il peut en avoir de tout opposés; c’est enfin que l’art de négocier ne suppose que certaines qualités de l’esprit et du caractère, communes à tous les pays et à tous les siècles, au lieu que la science de l’administration suppose des principes qui n’existaient pas encore dans le siècle de Mazarin. K.

[442] Chapitres XXV à XXX. B.

[443] Voltaire reparle de cet événement dans son opuscule intitulé: Les Droits des hommes: voyez tome XLIV. B.

[444] Voyez ma note, tome XVI, page 35. B.

[445] Jean de Coligni, né à Saligny, le 17 décembre 1617, mort le 16 avril 1686, laissant un fils, Alexandre-Gaspard, qui mourut eu 1694, sans postérité. Jean avait écrit sur les marges d’un missel ses Mémoires ou notes, qui ont été imprimées dans le chapitre VIII des Contes historiques, par V. D. Musset-Pathay, Paris, 1826, in-8º. Le prince de Condé, dont il avait été aide-de-camp, y est bien maltraité. B.

[446] En 1666, le 13 septembre. L’incendie dura quatre jours, et consuma treize mille maisons; Voltaire en a parlé tome XVIII, page 334. B.

[447] Tome Iᵉʳ, page 16, édition supposée de La Haye.

[448] Louis de Crévant, marquis puis duc d’Humières, nommé maréchal en 1668, n’assiégea jamais Arras, qui appartenait aux Français depuis 1640; mais, en 1676, il assiégea Aire, dont il se rendit maître le 31 juillet. B.

[449] Ces plans ont été depuis transportés aux Invalides. K.

[450] Sur l’origine du nom de Franche-Comté, voyez tome XXIII, page 191. B.

[451] Jean de Witt avait été, en Hollande, un des premiers et un des meilleurs disciples de Descartes. On a de lui un Traité des courbes, ouvrage de sa première jeunesse, rempli de choses ingénieuses et nouvelles, qui annonçaient un véritable géomètre. Il paraît être le premier qui ait imaginé de calculer la probabilité de la vie humaine, et d’employer ce calcul pour déterminer quel denier des rentes viagères répond à un intérêt donné en rentes perpétuelles. K.

[452] Chapitres XXXII et XXXIII. B.

[453] Arthur ou Artus, prince de Galles, fils de Henri VII, roi d’Angleterre, épousa, en 1501, Catherine d’Aragon, et mourut six mois après son mariage, sans l’avoir, dit-on, consommé. Henri VII, pour ne pas rendre la dot, obtint du pape Jules II, le 26 décembre 1503, dispense pour faire épouser à Catherine le nouveau prince de Galles, son beau-frère, Henri, depuis roi sous le nom de Henri VIII. Ce fut sous Clément VII que Henri VIII prétendit que les dispenses de Jules II étaient nulles, etc., et, par suite, se sépara de l’Église romaine: voyez tome XVII, page 286, B.

[454] Il avait épousé Maria de Gonzague, veuve de son frère, avec toutes les dispenses dont pouvait avoir besoin un jésuite cardinal, pour se marier avec sa belle-sœur; et on a prétendu qu’en France il épousa secrètement Marie Mignot, fille d’une blanchisseuse, mais déjà veuve d’un conseiller au parlement de Grenoble, et du second maréchal de L’Hospital. Cette anecdote n’est rien moins que certaine. K.

[455] 25 juin 1669. B.

[456] Voyez les Anecdotes du Siècle de Louis XIV, chap.

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