XXVI. B.
[391] Voyez, tome L, le paragraphe IX du Prix de la justice et de l’humanité. B.
[392] «Et que le conseiller Courtin, interrogeant cette femme infortunée, lui demanda de quel sortilége elle s’était servie pour gouverner l’esprit de Marie de Médicis, que la maréchale lui répondit: «Je me suis servie du pouvoir qu’ont les âmes fortes sur les esprits faibles;» et qu’enfin cette réponse ne servit qu’à précipiter l’arrêt de sa mort.»
«On voit encore,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV, dont j’ai parlé dans ma Préface. B.
[393] «Accusés tous deux de sortiléges. Dans cette disette d’arts, de police, de raison, de tout ce qui fait fleurir un empire, il s’élevait de temps en temps des hommes de talent, et le gouvernement se signalait par des efforts qui rendaient la France redoutable. Mais ces hommes rares et ces efforts passagers, sous Charles VIII, sous François Iᵉʳ, à la fin du règne de Henri-le-Grand, servaient à faire remarquer davantage la faiblesse générale.»
«Ce défaut de lumières,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV. B.
[394] Riencourt, dans son Histoire de Louis XIV, dit que le testament de Louis XIII fut vérifié au parlement. Ce qui trompa cet écrivain, c’est qu’en effet Louis XIII avait déclaré la reine régente, ce qui fut confirmé: mais il avait limité son autorité, ce qui fut cassé.
[395] Le cardinal pouvait avoir en secret le motif que lui prête M. de Voltaire; mais cette guerre avait un objet très important, celui d’empêcher la maison d’Autriche de s’emparer de l’Allemagne et de l’Italie. K.
[396] Torstenson était page de Gustave-Adolphe, en 1624. Le roi, prêt d’attaquer un corps de Lithuaniens, en Livonie, et n’ayant point d’adjudant auprès de lui, envoya Torstenson porter ses ordres à un officier général, pour profiter d’un mouvement qu’il vit faire aux ennemis; Torstenson part et revient. Cependant les ennemis avaient changé leur marche; le roi était désespéré de l’ordre qu’il avait donné: «Sire, dit Torstenson, daignez me pardonner; voyant les ennemis faire un mouvement contraire, j’ai donné un ordre contraire.» Le roi ne dit mot; mais le soir, ce page servant à table, il le fit souper à côté de lui, et lui donna une enseigne aux gardes, quinze jours après une compagnie, ensuite un régiment. Torstenson fut un des grands capitaines de l’Europe.
[397] Dans les Annales de l’empire, voyez tome XXIII, page 618, Voltaire dit que les combats eurent lieu du 5 au 9. B.
[398] Son père était mort en 1646.
[399] La prise de Courtrai est de juin 1646; la prise de Mardick est de août 1646. B.
[400] Les Mémoires manuscrits du duc de La Rochefoucauld confirment le même fait. Il était un des confidents de la reine dans les derniers temps de la vie de Louis XIII. K.--Voyez les Mémoires du duc de La Rochefoucauld, première partie, jusqu’à ce jour inédite. Paris, Renouard, 1817, in-18. B.
[401] Cette évaluation a été faite avant la guerre de 1755. K.
[402] Voyez ci-dessus, page 36; et, tome XXII, pages 255 et 264. B.
[403] Ce fut le 7 juillet 1647 que Masaniello se mit à la tête des révoltés napolitains. B.
[404] Voyez tome XXII, page 225. B.
[405] Voyez id., page 262. B.
[406] Voyez tome XVI, page 404; et tome XXII, page 38. B.
[407] Voyez Histoire du parlement, chap. XXX.
[408] Voyez tome XXII, page 268. B.
[409] Voyez tome XVIII, pages 221, 245. B.
[410] Voyez tome XXII, page 269. B.
[411] Voyez tome XXII, page 271. B.
[412] Sur cette date, voyez ma note, tome XVIII, page 315. B.
[413] Ces vers sont tirés d’une tragédie de Du Ryer; le duc de La Rochefoucauld les écrivit au-dessous d’un portrait de madame de Longueville: s’étant aperçu qu’elle le trompait, il en parodia les deux derniers hémistiches:
Pour mériter son cœur, qu’enfin je connais mieux, J’ai fait la guerre aux rois; j’en ai perdu les yeux. K.
Voltaire, dans son Supplément au Siècle de Louis XIV, première partie (voyez tome XX), dit lui-même que les vers qu’il a mis dans la bouche de La Rochefoucauld sont tirés de l’Alcyonée de Du Ryer. B.
[414] Le prince de Condé fut d’abord conduit à Vincennes, avec une escorte commandée par le comte de Miossens. L’abbé de Choisi rapporte dans ses Mémoires que, la voiture du prince ayant cassé, Condé dit à Miossens: «Voilà une belle occasion pour un cadet de Gascogne;» mais que Miossens fut fidèle à la reine. Cette anecdote ne peut être vraie; Miossens était d’Albret, du même nom que la mère de Henri IV, et ce n’était pas du prince de Condé qu’il pouvait attendre sa fortune. C’est le même que le maréchal d’Albret, qui fut depuis un des premiers protecteurs de madame de Maintenon.
Le comte d’Harcourt, de la maison de Lorraine, conduisit ensuite Condé au Havre; le prince, étant avec lui dans la même voiture, lui fit cette chanson:
Cet homme gros et court Si fameux dans l’histoire, Ce grand comte d’Harcourt Tout rayonnant de gloire, Qui secourut Casal, et qui reprit Turin, Est devenu recors de Jules Mazarin. K.
[415] Voyez page 296. B.
[416] Voyez page 297; et tome XXII, page 270. B.
[417] Voyez tome XXII, pages 255-256. B.
[418] Des hommes très instruits des anecdotes de ce temps prétendent que le prince de Condé n’avait insulté Rieux que de paroles ou de gestes: celui-ci donna le premier coup, que les amis du prince lui rendirent avec usure. Les deux avocats-généraux du parlement, Omer Talon et Jérôme Bignon, furent consultés: Talon voulait poursuivre le comte de Rieux; Bignon, plus sage, s’y opposa, et fit revenir son collègue à son avis. K.
[419] C’est le père du maréchal de Villars, à qui Louis XIV, dans ses malheurs, a dû la victoire et la paix. K.
[420] Ce fut pendant cet exil que le cardinal écrivait au roi: «Il ne me reste pas un asile dans un royaume dont j’ai reculé toutes les frontières.» K.
[421] Voyez page 295. B.
[422] Voyez tome XXII, page 274. B.
[423] Mémoires de Gourville.
[424] Dunkerque fut perdue en septembre 1652; Barcelone et Casal en octobre. B.
[425] Voyez page 245. B.
[426] Voyez tome XXIII, pages 592 et 599. B.
[427] Datée de Vincennes, du 11 septembre 1654.
[428] Voyez tome XXVIII, page 266. B.
[429] Mai 1657. B.
[430] Nommée Calderona. B.
[431] Sous les noms de Charles II et Jacques II. B.
[432] On a long-temps cru que Cromwell était né en 1603; mais il naquit à Huntingdon, le 25 avril 1599, et avait cinquante-neuf ans révolus quand il mourut. B.
[433] Dans l’Essai sur les mœurs (tome XVIII, page 327), chap.