CXCV.
[343] Je pense que Voltaire veut parler de ce qu’il dit tome XVIII, au bas de la page 463. B.
[344] Avertissement du libraire (probablement de La Beaumelle lui-même), en tête de la Réponse au Supplément du Siècle de Louis XIV.
[345] En mai ou juin 1752, La Beaumelle avait fait imprimer à Gotha quatre feuilles de ses Remarques sur le Siècle de Louis XIV (voyez page 151 de la Réponse au Supplément), qu’il brûla cependant pour la comtesse de Bentink. Je ne sais si cette comtesse de Bentink est celle qui, après la mort de la duchesse de Saxe-Gotha, brûla, dit-on, la correspondance de Voltaire avec cette princesse.
[346] Voici ce qu’on lit dans les Mémoires historiques et authentiques sur la Bastille, tome II, page 330: «Au mois d’avril 1753, on fut informé que La Beaumelle était revenu à Paris avec des exemplaires d’une nouvelle édition qu’il avait fait faire du Siècle de Louis XIV, de Voltaire, dans laquelle il avait inséré des notes critiques offensantes pour la maison d’Orléans...... Au mois d’octobre de la même année, M. le duc d’Orléans lui pardonna, et il fut mis en liberté, avec un exil à cinquante lieues de Paris.»
On trouve des détails sur la détention de La Beaumelle au tome II (page 231 et suiv.) de l’Histoire de la détention des philosophes et des gens de lettres à la Bastille et à Vincennes, etc., par J. Delori. Paris, Firmin Didot, 1829, trois volumes in-8º.
[347] Manuscrits de D’Hemery, inspecteur de police pour la librairie.
[348] Jacques-Emmanuel-Roques de Maumont de La Rochefoucauld, né en 1727, mort le 16 mars 1805, a publié une Lettre sur la part qu’il a eue aux démêlés de MM. de Voltaire et La Beaumelle, Hanovre, 1755, in-8º, dont je ne parle toutefois que d’après Meusel.
[349] Mon séjour auprès de Voltaire, 1807, in-8º, pages 47 et 59.
[350] Le même à qui sont adressées plusieurs lettres de la Correspondance générale, années 1752 et 1753; voyez aussi ma note, page 479. B.
[351] Il n’y en a que trois: voyez ma préface, page 477. B.
[352] Ils sont nommés ci-après, page 536, dans la seconde partie du Supplément. B.
[353] Le roi de Prusse comble les gens de lettres de bienfaits, par les mêmes principes que les princes d’Allemagne comblent de bienfaits les nains et les bouffons, etc. Trait du Qu’en dira-t-on.--Dans Mes pensées (ouvrage de La Beaumelle), on lit sous le nº XLIX, éditions de 1752 et 1761; «Qu’on parcoure l’histoire ancienne et moderne, on ne trouvera point d’exemple de prince qui ait donné sept mille écus de pension à un homme de lettres, à titre d’homme de lettres. Il y a eu de plus grands poëtes que Voltaire; il n’y en eut jamais de si bien récompensés, parceque le goût ne met jamais de bornes à ses récompenses. Le roi de Prusse comble de bienfaits les hommes à talents, précisément par les mêmes raisons qui engagent un prince d’Allemagne à combler de bienfaits un bouffon ou un nain.» B.
[354] Voyez tome XXXIX, page 489. B.
[355] 1749, deux volumes in-8º. La Beaumelle dit n’en avoir fait qu’une partie. B.
[356] Dans quelques impressions que je ne crois pas authentiques, au lieu de cette dédicace ou lettre à M. Roques, on lit, en tête du Supplément au Siècle de Louis XIV, un Mémoire de M. F. de Voltaire, que La Beaumelle fit réimprimer avec des apostilles ou notes et que voici (sans les apostilles):
«Du jour que j’arrivai à Potsdam, Maupertuis m’a témoigné la plus mauvaise volonté. Elle éclata lorsque je le priai de mettre M. l’abbé Raynal de son académie: il me refusa avec hauteur, et traita l’abbé Raynal avec mépris. Je lui fis ordonner par le roi d’envoyer des patentes à M. l’abbé Raynal; on peut croire que Maupertuis ne me l’a pas pardonné.
«Un homme que je crois Génevois, ou du moins élevé à Genève, nommé La Beaumelle, ayant été chassé de Danemark, arrive à Berlin avec la première édition du Qu’en dira-t-on, ou de ses Pensées. Dans ce livre, devenu célèbre par l’excès d’insolences qui en fait le prix, voici ce qu’on trouve:
«Le roi de Prusse a comblé de bienfaits les gens de lettres par les mêmes principes que les princes allemands comblent de bienfaits un bouffon et un nain.»
«C’est cet homme proscrit dans tous les pays que Maupertuis recherche dés qu’il est arrivé, et qu’il va soulever contre moi: en voici la preuve dans une lettre écrite par La Beaumelle à M. le pasteur Roques, au pays de Hesse-Hombourg:
«Fragment de la lettre de La Beaumelle.»
«Maupertuis vient chez moi, ne me trouve pas; je vais chez lui. Il me dit qu’un jour, au souper des petits appartements, M. de Voltaire avait parlé d’une manière violente contre moi; qu’il avait dit au roi que je parlais de lui peu respectueusement dans mon livre; que je traitais sa cour philosophe de nains et de bouffons; que je le comparais aux petits princes allemands, et mille faussetés de cette force. M. de Maupertuis me conseilla d’envoyer mon livre au roi en droiture, avec une lettre qu’il vit et corrigea lui-même.»
«Le roi de Prusse, qui n’a su cette anecdote que depuis quelques jours, doit être convaincu de la méchanceté atroce de Maupertuis, puisque sa majesté sait très bien que je n’ai jamais dit à ses soupers ce qu’il m’impute. Elle me rend cette justice; et quand je l’aurais dit, ce serait toujours un crime à Maupertuis d’avoir manqué au secret qu’il doit sur tout ce qui s’est dit aux soupers particuliers du roi.
«On sait quelle violence inouïe il a exercée depuis contre M. Kœnig, bibliothécaire de madame la princesse d’Orange: on connaît les lettres qu’il a fait imprimer, dans lesquelles il outrage tous les philosophes d’Allemagne, et fait dire à M. Wolf ce qu’il n’a point dit, afin de le décrier.
«On n’ignore pas par quelles affreuses manœuvres il est parvenu à m’opprimer. J’ai remis à sa majesté ma clef de chambellan, mon cordon, tout ce qui m’est dû de mes pensions. Elle a eu la bonté de me rendre tout, et a daigné m’inviter à la suivre à Potsdam, où j’aurais l’honneur de la suivre si ma santé me le permettait.»
Ce Mémoire est daté du 27 janvier 1753, dans la réimpression (avec apostilles) qu’en donna La Beaumelle, à la suite de la Réponse au supplément. B.
[357] Dans quelques unes des premières éditions, cette partie est intitulée: Réfutation des notes critiques que M. de La Beaumelle a faites sur le Siècle de Louis XIV. Le début, tel qu’on le lit ici, a été ajouté depuis. B.
[358] Voyez ma note, tome XIX, page 347. B.
[359] L’édition dont Voltaire parle ici est celle qui fut publiée chez G.-C. Walther, 1753, deux volumes petit in-8º. B.
[360] Voyez page 130. B.
[361] Dans les éditions du Siècle de Louis XIV, antérieures à 1768, c’était à la fin de l’ouvrage qu’était placé le Catalogue de la plupart des écrivains, etc., qu’on a vu tome XIX, page 47. Depuis 1753, année où Voltaire publia le Supplément, il a fait d’autres augmentations au Catalogue. J’en ai désigné quelques unes. B.
[362] La Beaumelle dit avoir eu pour ses Lettres et ses Remarques cent cinquante florins, cinquante exemplaires de l’édition, et quarante rames de papier d’impression. Voltaire, dans la dix-septième de ses Honnêtetés littéraires (voyez tome XLII), parle de dix-sept louis d’or: voyez aussi tome XXX, page 218. B.
[363] Chapitre II, tome XIX, page 265. B.
[364] Ils ont été imprimés: voyez le Catalogue des écrivains, tome XIX, page 83. B.
[365] Istoria delle guerre avvenute in Europa et particolarmente in Italia, por la successione alla monarchia delle Spagne, dall’ anno 1696 all’ anno 1725, dal conte e marchese Francesco Maria Ottieri; Rome, 1728 et années suivantes, huit volumes in-4º. On lit dans la Méthode pour étudier l’histoire (qui ne donne que deux volumes à l’ouvrage, page 414 du tome XI de l’édition de 1772), que l’auteur étant mort en 1742, ce fut son fils qui publia le second volume en 1753. Le tome II est daté de 1752; le tome III de 1753, etc. B.
[366] Voyez ma note, tome XIX, page 529. B.
[367] Voyez page 497 du présent volume. B.
[368] Les Mémoires secrets pour servir à l’histoire de Perse donnent, sous des noms persans, l’histoire de la cour de Louis XV jusqu’en 1744. La première édition est de 1745, in-12; l’édition in-18, de 1759, contient une Liste, ou clef des noms propres. On attribue cet ouvrage à Resseguier; d’autres, à Pecquet, premier commis des affaires étrangères, qui a place dans un vers du Pauvre diable (voyez tome XIV); d’autres, à La Beaumelle. Une note ou lettre publiée à la suite du Journal de madame Du Hausset, femme de chambre de madame de Pompadour, est de madame de Vieux-Maison. B.
[369] En 1703, comme Voltaire l’a dit depuis en se corrigeant: voyez ma note, tome XXVI, page 311. B.
[370] Elle se trouve dans une édition datée de 1752, que j’ai déjà citée plusieurs fois. B.
[371] Ce que Voltaire disait du cardinal de Fleury, en 1751, 1752 et 1753, dans le chapitre XXIII (alors à la fin du tome Iᵉʳ, et fesant aujourd’hui le chapitre XXIV) du Siècle de Louis XIV, a été depuis reporté par l’auteur dans le chapitre III du Précis du Siècle de Louis XV: voyez tome XXI. B.
[372] Voltaire parle de l’Histoire de la guerre de mil sept cent quarante et un. Voyez ce que je dis de cet ouvrage dans ma préface du tome XXI. B.
[373] Par Du Ryer. Voyez tome XIX, page 296. B.
[374] Sur ce mot, voyez tome XVI, page 484; tome XLV, le dialogue A B C, premier entretien; tome XLVIII, Un chrétien contre six Juifs, vingt et unième niaiserie; tome L, le paragraphe III du Commentaire sur l’Esprit des lois. B.
[375] C’est de Montesquieu que parle Voltaire: voyez tome XXXIX, page 431. B.
[376] Montesquieu, Esprit des lois, livre V, chap.,