‹ Vie privée et publique des animauxChapitre 54 sur 73 · V

V

Le silence de la nuit paisible n'était interrompu que par le faible bruit que font en se détachant des arbres qui les portent les feuilles qui meurent aussi.

Tout à coup, on entendit au loin un cri lugubre de l'Oiseau de proie.

«Tombez sur ce corps sans défense, petites fleurs des arbres!» s'écria mon âme épouvantée; «et vous, vert feuillage qu'il chérissait, couvrez-le de votre ombre protectrice, et dérobez-le aux regards du Vautour impie.»

Mais, hélas! le cri funèbre se fit de nouveau entendre, et cette fois ce n'était plus au loin.

[Illustration]

Et en cet instant la dernière goutte du sang qui avait animé mon corps s'arrêta dans ses veines et s'y glaça.

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