‹ Vie privée et publique des animauxChapitre 56 sur 73 · VIII

VIII

Je fus bientôt loin de la terre, si loin, que je l'apercevais à peine comme un point perdu dans l'immensité, et je volai ainsi longtemps; et puis enfin, ayant cessé de la voir, je me souvins tout à coup, par un retour soudain, que je l'avais quittée seule. «Hélas!» s'écria mon âme, «ce qui m'attend au ciel doit-il me faire oublier ce que je perds? Qui me rendra celle qui m'aimait dans ce monde que j'abandonne? O douleur! tu es donc immortelle, toi aussi?»

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