MODES D'ENCHAINEMENT DES ESPÈCES
« La croyance courante concernant l'origine des formes est que les espèces se transforment lentement en d'autres espèces. On admet que la transformation affecte tous les individus dans le même sens et au même degré. Le groupe entier présente des. modifications de caractères et acquiert de nouveaux attributs. Le croisement entre les individus maintient une ligne générale et commune de progrès, un seul individu n'étant jamais capable de dévier beaucoup des autres individus. La naissance de nouvelles espèces semblait entraîner nécessairement la mort des anciennes'».
Cette notion de la mutation, consistant en une modification de l’ensemble des individus et remplaçant l'espèce souche à partir d’un moment donné, a été pour la première fois appliquée à la paléontologie par Waagen dans un mémoire resté classique sur la série (Formenreihe) d'Ammonites subradiatus OrPrez, et c'est cette conception qui est restée en vogue jusqu’à présent.
Ce n'est pourtant pas le cas le plus général ; c'est même presque l'exception chez les Cérithes mésonummulitiques du bassin de Paris. Il y en a cependant des exemples. C'est ainsi que C. concaoum, de l'Oligocène du Hampshire, remplace C. rusticum du Ludien ; que C. Morgani remplace, dans l’Auversien, C. lamellosum du Lutétien ; que C. scalaroides auversien se transforme en