‹ 1.These: Etudes stratigraphiques sur le Nummulitique alpin. 2.These: Essai sur l'Évolution des Cérithidés dans le Mésonummulitique du Bassin de ParisChapitre 31 sur 51 · DE Vies. Espèces et variétés, p · texte numérisé non relu

DE Vies. Espèces et variétés, p

C. tetratænia du Bartonien et du Ludien. Mais il est possible que ces apparences résultent seulement des lacunes de nos connaissances.

L'exemple le meilleur est celui de C. tricarinatum Lamx., qui donne la mutation crispiacensis dans l’Auversien, la mutation arenularia dans le Bartonien et la mutation vouastensis dans le Ludien.

Dans tous les cas qui viennent d’être cités, la forme souche ne persiste généralement pas à côté de la mutation à laquelle elle a donné naissance : ce n’est que très exceptionnellement, par exemple, qu'on trouve des GC. tricarinatum typiques dans l’Auversien.

A côté de ces mutations, au sens classique du mot, il y a des mutations d’un deuxième genre, comprenant les cas où les formes nouvelles apparaissent brusquement à côté de l'espèce souche, et se développent à côté d'elle, chacune pouvant évoluer alors d’une facon indépendante. Ce sont les mutations que, dans la nature actuelle, de Vries nous a fait connaître, et que nous allons étudier un peu en détail.

Mutations du 2° genre (de Vries). — Avant de chercher à établir un parallèle entre les mutations que nous avons observées chez les Cérithes et celles que de Vries a décrites chez les plantes actuelles, il convient de préciser ce que sont, au point de vue systématique, les formes que nous avons appelées «mutations ». Il semble que ce soient de véritables espèces élémentaires, telles que les a définies de Vries' par opposition avec les espèces systématiques, c'est-à-dire des formes très stables, fluctuant toujours dans des limites distinctes et ne montrant pas avec le temps de changements lents et graduels. Chacune d'elle peut donner latéralement une ou plusieurs variétés (et nous verrons plus tard à quels caractères ces variétés peuvent avec certitude être reconnues comme telles), mais pendant toute la durée de son existence elle reste la même, et elle est aussi nettement différente des unités les plus proches à la fin qu'au début. On constate seulement qu’en vieillissant, les espèces perdent leur pouvoir évolutif etne peuvent plus donner naissance à aucune forme nouvelle.

Citons quelques exemples : les échantillons bartoniens de G. lapidum ne se différencient pas des échantillons lutétiens, bien que cette espèce ait donné naissance à plusieurs variétés et mutations. De même C. perditum, qui en dérive, reste constant dans toute

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