‹ 101. Régiment Jules NoriacChapitre 20 sur 49 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous trouvons nos amis ridicules, nos confrères ridicules, nos professeurs ridicules, notre maîtresse ridicule lorsqu’elle nous aime ou lorsqu’elle ne nous aime pas ; la pauvreté est ridiculisée, la richesse aussi. Les gents intelligents sont ridiculisés par les sots et vice verso. Les choses les plus sacrées ont été tournées en ridicule; le nez de M. Hippolyte Lucas, lui-même ! n’a pas échappé à la contagion. Si bien qu’on peut conclure qu’en France, où on trouve tout ridicule, le ridicule n’existe pas.

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DU [UDICULE

Un ridicule bien porté devient une excentricité.

Le chapeau de X... flotte entre l’énigme et la merveille ; sa nuance est indicible, sa forme indéfinissable. Il prend parfois des airs de chapeau Gibus les plus réjouissants, ou il affecte la désinvolture d’un accordéon déployé; tombant tristement les jours de pluie, il se racornit fièrement au soleil. Les gens qui connaissent X... saluent ce chapeau avec toute la considération due à un ridicule honorable.

DU lllülCULE

Au dernier handicap de la Marche, un jeune sportman, emporté par son cheval, fit une chute horrible. de G..., une femme du meilleur monde, oubliant toute considération, bravant tous les préjugés, y compris le marquis son époux, ordonna à , son cocher de joindre l’infortuné jeune homme. Arrivée sur le lieux du sinistre, la pauvre marquise pleurait et se tordait les bras de désespoir; il y avait bien de quoi. Son amant était là évanoui, sa tête sanglante reposait sur les genoux d’une vieille femme du peuple. M®e de G... s’agenouilla devant l’infortuné et partit d’un immense éclat de rire. — Elle est folle ! se dirent les spectateurs de celte scène étrange. — En France, on se croit toujours à la comédie. — M™* de G... n’était pas folle, elle venait seulement de remarquer que la vieille femme qui tenait son amant était une marchande

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HANÜEl DU COURRIÉRISTE

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