‹ 1564-1621, Daniel ChamierChapitre 78 sur 80 · EM02 EP02 E2TAYP0TAI · texte numérisé non relu

EM02 EP02 E2TAYP0TAI

iETATIS XLIII. A. Christi aO. toc. VII.

Cette devise grecque, dont le sens est Mon amour a été crucifié, diffère de celle que Quick rapporte comme ayant été à l'usage de Chamier. Le seul moi*Epw5 se trouve dans les deux.

Le portrait est de l'année 4 607, et Chamier avait alors quarante-trois ans, ce qui porte l'année de sa naissance à 1564, au lieu de 1565 qu'indique Quick.

16"i3. MAIilAGE DE MADEI.EIINF, CHAMMU AVRC PIERRE TESTAS. Ml

Une aulre inscription, que le nettoyage a un pen altérée, se voit au-dessus de celle là, et est évidemment postérieure, puisqu'elle donne la dale de la mort de Cliamier. La voici :

DAN^ GHAMIER. 4621

1633. — Bia vi'uve de Daniel Chaïuiei*. Mariage de !«a fille lEadelfîjie, ■veHve de c9eaii ^iierey, avec Pierre Testas, ministre de l'Egalise réformée de Vic-Fezensac. — Pages 97, 105, 394.

Un document authentique, un acte notarié, tiré des Archives de la ville de Montanban (série II, n-> 10), que nous communique M. le professeur Nicolas, de la part de M. Devais aîné, archiviste, établit (}u'en 1623, la veuve de Daniel Charnier assista sa fille, Madeleine de Charnier, veuve du pasteur Jean Quercy, épousant en secondes noces Pierre Testas, pasteur de Vic- Fezensac, tils du sieur de Passagua, bourgeois de Puymirol.

Nous avions constaté en effet que la femme de Daniel Chamier lui avait survécu. Mais Quick dit qu'elle se nommait de Portai, tandis qu'elle est ici qualifiée damoiselle Anlhoinetle de Moissart. Si Daniel Chamier n'a été marié qu'une fois, il faut admettre que c'est une seule et même personne : il est possible qu'elle ait eu, comme il arrive assez fréquemment, deux noms, et qu'elle se soit appelée de Portai de Moissart.

Quick diiaussiquefune de ses tilles, Marguerite, ayant été mariée en 1619 à Philippe le Nautonnier, sieur de Castelfranc,'il naquit de ce mariage deux filles, dont l'une épousa M. Testas, et l'autre M. Boudet. La pièce que nous produisons nous apprend qu'il y avait déjà eu alliance entre les deux familles Chamier et Testas, par ce mariage de 1623 entre Madeleine Chamier et Pierre Testas ; et nous voyons aussi signer au contrat un Jean Boudet, bourgeois, qualifié beau-frère de la future épouse, et une Louise de Chamier, qui est sans doute cette troisième fille de Daniel Chamier, dont nous ignorons le prénom, et peut-être la femme de ce Jean Boudet.

Voici le contrat dont il s'agit, tiré du protocole de Tieys père, notaire à Montauban, année 1623, fol. 136 :

Mariage d'entre M. Testas et damoyzelle de Chamier.

Au nom de Dieu soit, Amen. Sçachent tous présens et advenir que ce jourd'huy, SS' jour du mois d'apvrii 1623, à Montauban en Quercy, avant midy, régnant très chrestien prince Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, par-devant moy notaire royal et présens les tesrnoiugs bas nommés, a été en personne M. Pierre Testas, ministre du saint Evangile en

l'Eglise de Vic-Fezensac, assisté du sieur Pierre Testas, bourgeois de Puymirol, sieur de Passagua, son père, d'une part; et damoyzelle Magdaleyne de Charnier, vefve de feu M. Jean Quercy, aussi pasteur ministre du saint Evangile, assistée de damoyzelle Anthoinette de Moissart, sa mère, et de M. Adrian Charnier, aussy ministre du saint Evangile, son frère, d'autre ; lesquelles parties, de leur gré, soubs réciproques stipulations et acceptations intervenues entre eux sur le traité du mariage qui, au plaisir de Dieu, se doibt faire et célébrer entre ledit sieur Testas fils, pasteur, et ladite damoyzelle Magdaleyne de Charnier, ont esté faits, passés et accordés pactes de mariage suivans :

Premièrement, ledit sieur Testas fils, par le conseil de son père, a promis et promet prendre pour sa femme et espouse ladite damoyzelle Magdaleyne de Charnier, illec présente et acceptante, et icelle damoyzelle Magdaleyne de Chamier, par l'advis et conseil de ladite damoyzelle sa mère et du sieur Chamier son frère, a promis et promet prendre pour son mary et espoux ledit sieur Testas, pasteur, illec présent et acceptant ; et procéderont à la bénédiction et accomplissement dudit mariage, les anonces duement faites, quand l'une partie requerra l'autre, cessant tout légitime empêchement.

Pour les supportations des charges dudit mariage, ladite damoyzelle Magdaleyne de Chamier a promis et promet donner et constituer audit sieur Testas en adot, et d'ors et desjà luy constitue la somme de quatre mille livres tournois, sçavoir : trois mille livres qu'elle luy payera en debtes et obligations à elle deues de l'hérédité dudit feu Quercy, son mari, et mille livres que luy furent constituées par M. Chamier, son père, lors de son mariage avec ledit Quercy. Et d'autant que ladite somme ne luy a point esté encore payée, ledit sieur Chamier, son frère, héritier avec bénéfice d'inventère de son père, consent, veult et entend que sadite sœur soit payée d'icelles sur les biens et hérédité de leurdit feu père, sans qu'il y donne aucung empêchement. Lesquelles sommes de quatre mille livres ledit sieur Testas, ministre, sera tenu recognoistre à sa future espouse lors qu'il les recevra.

Pacte exprès convenu et arresté entre parties que ledit sieur Testas jouyra dudit adot durant leur mariage ; et advenant le prédécès de ladite damoyzelle de Chamier pluslôt que de sondit mari, elle pourra disposer de son adot en faveur de quy bon lui semblera, comme aussy, advenant le prédécès dudit sieur Testas plustot que de sadite femme, soit qu'ils ayent enfans ou non, elle ne gaignera rien sur les biens d'iceluy, sinon ce que l'ung l'autre se pourront donner par disposition testamenière, desrogeaiit à cest effect à tout droit et coustume qui pourroit estre à ce contrère.

Et ledit Testas, agréant ledit mariage, a donné et donne, par donnation pure et simple faite entre vifs à jamais irrévocable, à son tils illec présent et sondit père remerciant, la quatriesme partie de tous et chascungs ses biens meubles et immeubles présens et advenir, en payant par son dit fils la quatriesme partie des charges quy pourroient estre sur lesdits biens ; se réservant néanmoings l'usufruit et jouissance desdits biens donnés, sa vie durant, et la faculté de constituer à Anne de Testas, sa fille, quy luy reste à marier, la somme de quinze cens livres, et oultre ce se réserve la somme de trois mille livres pour en disposer à la vie et à la mort en faveur de quy bon luy semblera : et ce sur tous et chascungs ses dits biens.

Aussy a esté en personne le sieur François Testas, fils et frère dudit sieur Testas, pasteur, futur époux, lequel, comme procureur et ayant charge de damoyzelle Jeanne Dasqué, sa mère, ainsy que a fait apparoir de la procuration

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