‹ 1793-1805 (volume 2)Chapitre 2 sur 62 · COMTÉ DE KENT · texte numérisé non relu

COMTÉ DE KENT

Je regarde comme presque impossible que l'ennemi puisse effectuer un coup de main sur Londres de ce côté de la rivière, si l'on place un corps de troupes dans quelque position centrale de Kent, d'où il pourrait agir sur l'un et sur l'autre côté de la rivière, et soutenir ceux d'Essex ou en être soutenu.

En effet, pour une expédition qui demande tant de rapidité, l'ennemi ne peut amener de gros calibres, de mortiers ni d'obusiers; il ne pourrait donc pas même incendier la ville du rivage opposé, ni traverser les ponts pour entrer s'ils étaient bien barricadés; s'ils parviennent jusqu'au faubourg de Southwark, ils pourraient le brûler, mais ils n'en seront pas plus avancés pour la possession de la ville, de laquelle seule dépend notre existence

nationale Je regarde comme absolument nécessaire que presque les

mêmes précautions que j'ai indiquées pour Essex soient prises pour Kent, et surtout pour un camp retranché dans lequel, en cas de déroute, notre armée pourrait se retrancher, et qui serait un rendez-vous à tous les habitants armés. Sa place devrait être près de Shooter*s-hill et de Eltham, parce que la grande

route traverse ces deux villes; le terrain est si fort, par sa nature, qu'il

y a des positions où, avec un peu de travail, 20,000 hommes pourraient arrêter trois fois leur nombre. Je pense que, quelque tentative que l'ennemi fasse dans d'autres parties de notre ile, il ne doit jamais y avoir moins de i5 à 20,000 hommes dans les comtés de Kent et d'Essex, et tellement placés que

LA SITUATION MILITAIRE DE L'aNOLETERRE. 13

chaque corps puisse aisément trayerser la Tamise pour aller secourir Tautre. II faudrait, à cet effet, un certain nombre de bateaux plats pour passer la ririère. Je crois que Gravesend est trop bas; ce serait mieux plus haut et jamais plus bas que Frey, Harock et Saint-Clément, qui se trouvent Tis-à-yis Green-Hill,

« Lorsque, par Tinelémence de la saison, les troupes ne pourront plus

habiter les camps, ce sera le moment que Tennemi choisira probablement pour tenter quelque coup par la Tamise contre la capitale. Il ne faut donc pas que les troupes destinées à la défense de la yille soient trop dispersées ; il faut, au contraire, qu'elles soient cantonnées le plus près possible des principaux points de défense des deux côtés de la Tamise, de sorte que, en une heure de temps, un corps considérable puisse être en état d'ag;ir pour retarder les progrès de Tennemi et donner au reste des troupes le temps de garnir les différents points.

« J'espère qu*on me pardonnera si je me trompe en rapportant le fait sui- Tant, mais ce sera sans intention, déclarant que je suis tenté de le croire Trai :

« Lorsque le camp de Warley, dont on a parlé, fut leyé, on m'assure que les régiments qui le formaient ne furent point cantonnés à Essex, à portée de la capitale, mais furent enyoyés dans divers endroits éloignés de File. ^

« Si le fait est vrai, la capitale se trouvera absolument sans défense, à la merci de l'ennemi, précisément dans le temps de Tannée le plus favorable et le plus propre à une invasion par la Tamise ; car il ne restait, pour défendre la ville, que les gardes du roi qui étaient dispersés dans tous les quartiers. Il me parait clair que, si jamais les Français tentent de débarquer dans la Tamise pour surprendre la capitale, ce sera quand nos camps seront levés, quand les nuits seront longues et obscures, ou au commencement du printemps, lorsque les vents de Test régnent et soufflent fort, avant que nos camps ne soient formés; dans Tété et lorsqu'il n'y a peu ou point d'obscurité, ce n'est pas aussi vraisemblable.

'( J'ai lu un ouvrage, publié il y a quelque temps par un de mes amis, que j'admire pour la louable intention avec laquelle il a traité de la défense de notre pays; il parle d'un monticule assez élevé qui commande un certain espace près de Gravesend, appelé Windmill-Hiii, et recommande d'y construire quelque ouyrage. Une redoute dans cet endroit serait certainement très utile pour empêcher l'ennemi de s'approcher de la capitale par la grande route qui passe près de Gravesend, puisque ce monticule commande entièrement la route. Mais l'ennemi pourrait tourner cet ouvrage en le laissant à sa droite, et allant passer par Shone et Gobham et le parc de lord Darnley, qui se trouve seulement à 3 milles de Gravesend, sur la droite de cette ville. Le chemin, quoique pas aussi large que la grande route, est dur et bon, et sert aux lourdes charrettes à blé qui vont et viennent à Rochester. Par ce chemin, on peut passer à Shinglewell et de là à Sv^anscombe, d'où l'on peut facilement prendre la grande route. Je connais assez exactement cette partie de Kent, ayant passé quatre années à la chasse aux perdrix depuis Gravesend jusqu'à la Medvtray, en passant par Gobham, et des marais de Gliff et de Higham, près du Hope dans

la Tamise, aussi jusqu'à la Medv^ay Au surplus, il n'est pas besoin de s'en

aller aussi loin que Gobham. pour éviter Windmill-Hill, car on peut tourner à gauche avant d'arriver à Ghalk et regagner par Shinglev^eli, lequel, comme je viens de le dire, mène sur la grande route.

14 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE l*^

« Les deux ouvrages que j^ai proposés, Tun près de Yarland et Tautre plus bas au sud, presque en face de East Tilbvrj, non seulement empêcheront la flotte de Fennemi de mouiller dans le Hope, mais aussi les empêcheront de débarquer leurs troupes du Hope dans le comté de Kent. S'étant assuré du Hope, Fennemi ne pourrait débarquer de ce cêté que dans les marais de Cliff ou de Cowley, entreprile très difficile, pour ne pas dire impossible à exécuter, car, si nous avions quelques troupes à portée, une fois débarqué, il ne pourrait jamais sortir de ces marais et former un seul bataillon, puisqu^il recevrait le feu du canon et de la mousqueterie, tant de front que sur les flancs.

« Je vais maintenant décrire le tervain entre ces deux marais et les rives de la Medway. La distance des bords de cette rivière à Colway est d'^à peine deux milles (i), et la distance de GHff et de Hîf^am à la Bfedway sont : du premier, deux milles et demi et, du second, environ 4euz miUes trois quarts. Il faut que Fennemi passe dans un endroit quelconque de cette gorge étroite, avant de pouvoir gagner la grande route de Gravesend, et, dans cet espace, il y a plusieurs positions très fortes par lesquelles on sera obligé de passer.

« Je me contenterai de remarquer que, si nous empêchons un débarquement au Hope, Jamais on ne le tentera de ce côté-ci de la Medway. A la vérité. File de Grain pourrait être occupée par Fennemi, mais il en serait peu avancé, car il n'y a qu'une ou deux routes qui sortent de cette ile, à travers des marais très étendus, et aboutissant à un terrain très élevé où 2,000 hommes peuvent arrêter une armée entière. Dans le fait, on ne peut sortir de File que par une route débouchant par Osterland ; les deux autres routes à travers les marais, Fune au nord, près de Hallov?s, Fautre au sud-ouest près de Hoo, sont si exposées en flanc et passent si près du lieu qui les commande, que notre canon détruirait toutes les colonnes avant qu'elles pussent arriver soit à un endroit, soit à Fautre, et encore auraient-elles à se battre contre une partie de notre armée. Enfin, avec la moindre opposition, on ne passera pas

« Retournons à la Medway Fennemi ne peut Jamais en prendre possession de manière à y établir un port ou un mouillage pour ses bâtiments, sans être auparavant maître des deux rives, depuis Sheerness Jusqu'à Ghathaip : or ceci est impossible, si nous avons quelques forces dans le voisinage, et Je crois qu'il serait nécessaire qu'au moins 3,000 hommes fussent toujours postés près de Gravesend avec une force plus considérable pour les soutenir dans quelque point plus avancé vers la capitale, de même qu'il est indispensable, comme Je l'ai dit, que 3,000 hommes soient toujours stationnés près de East Tilbury çt Mucking, sur le côté de l'Essex.

« Que quelque officier examine la rive nord de la Medway, de Frindsbury h Hoo, et me dise s'il est possible qu'un seul navire et à plus forte raison une flotte, puisse mouiller dans cette rivière entre ces deux villes. Mais, en supposant qu'ils viennent plus bas dans la Medway, vers Kittshole, ils ne pourraient

(1) Le mille anglais vaat 1609 mètres. Pratiquement :

N N milles = N kilomètres -{ — kilomètres -}- N hectomètres ;

15 milles ■■ 15 kilomètres 4- 7,500 mètres -f- 1500 mètres « 24 kilomètres.

Là situation HILITAJRE DE L' ANGLETERRE. 15

jamais effectuer un coup de main sur la capitale, car il faudrait que nos troupes fussent endormies pour les laisser passer la Medway sur le pont de Rochester. ' Donc, pour traTerser cette riyière, il faut qu'ils approchent de Maidstone : cette distance est grande et détruirait entièrement Teffet d'une pareille tentatiTC. S'ils débarquaient en forces, nous aurions assez de temps pour rassembler nos troupes et leur résister. D'ailleurs, nous aurons un camp retranché près de Shooters-Hill, où, en cas de défaite, notre armée pourra se retirer, car il faut absolument qu'ils passent près de cet endroit, à Eltham, s'ils débarquent dans le comté de Kent.

u Mais il reste un obstacle à considérer, qui empêchera toujours l'ennemi d'occuper la Medway en forces. Le Nore et l'entrée de la Tamise sont contiguës; là, notre flotte de l'Est doit toujours être stationnée, car, j'ai déjà obserré que, lorsque le irent souffle avec force de Test, aucune voile ne peut sortir des Dunes, de même que, par ce vent, on n'ose point de la rade de Yarmouth, tenter de se rendre dans la Tamise ; donc on m'accordera sans peine que le rendez-yous le plus convenable pour notre flotte de l'Est est l'entrée de la Tamise. Je ne puis imaginer aucun endroit plus propre à cela, mais, jusqu'à présent, on n'a pas jugé à propos de s'en servir ; j'espère cependant qu'on le fera si l'on considère qu'une flotte à l'entrée de cette rivière est le gage le plus certain que nous puissions avoir de la sûreté de notre capitale. Mais ne nous en tenons pas à cela seulement, prenons d'autres mesures afin qu'en l'absence de la flotte, nous n'ayons rien à craindre pour notre ville.

u Ayant conclu tout ce qui regarde un coup de main qu'on pourrait tenter sur la capitale, je ferai quelques réflexions générales sur une invasion entreprise en forces par un ennemi. J'ai déjà donné mes raisons pour la sûreté de Portsmouth : on ne peut pas l'enlever à la pointe de l'épée, et il n'y a point d'apparence qu'il soit attaqué tant qu'il y aura une flotte à Spithead ; il ne faut donc pas une armée pour couvrir cette place : quelques régiments avec assez d'armes pour en fournir aux ouvriers des chantiers et aux habitants qui garniraient les postes, suffiraient pour donner le temps de faire marcher de plus grandes forces à son secours

a Comme mes idées ont toujours été dirigées vers la sûreté de la capitale, convaincu que c'est la seule partie où notre ennemi puisse porter un coup mortel à notre constitution, et que la perte de toute autre place quoique grande en elle-même, ne serait jamais qu'une perte partielle, qu^on pourrait réparer, je désignerai seulement les ports où je suppose qu'on peut tenter un débarquement. Si l'ennemi vient en grandes forces dans l'intention de marcher sur Londres, on m'accordera bien qu'il ne tentera pas de débarquement sans se rendre maître de quelque port commode et spacieux, pour déposer ses vais* seaux et ses approvisionnements, car il faut qu'il forme un dépôt d'où il puisse alimenter son armée et où il mettra toutes ses provisions militaires et navales. Je ne vois que deux ports d'où il pourrait exécuter ses desseins sur la capitale, savoir : Harwich et l'entrée de la Tamise.

« J'avoue que je donne de beaucoup la préférence au dernier port,

parce qu'Harwich est à 72 milles de Londres et que quelques points de la Tamise n'en sont qu'à 28 ou 30 et quelques. Il y a un autre point essentiel à considérer : supposant l'ennemi en possession de Harwich et avancé de 50 milles

i6 PREMIÈRE PARTIE> — CHAPITRE I«^

sur Londres, il faut qu'il s'alimente par Harwich; mais alors, sans lui opposer •de résistance, et seulement en attaquant son flanc et sa ligne de communication •avec ses magasins, nous Tobligerions à reculer ou à mourir de faim, car j'espère que nous prendrons des mesures assez efficaces pour Tempécher de nourrir aucune partie de son armée aux dépens du pays. Comme je ne parle plus d'un coup de main, mais que je m'occupe d'une grande expédition dirigée contre la capitale, je ^ais essayer de prouver combien il importe à notre existence nationale <l'établir un camp retranché a^ec quelques ouvrages et des batteries sur la grande position près de Barking et d'iiford et la forêt

d'Hesnault, et aussi sur la rive droite de la Tamise je ne veux qu'élever

quelques batteries dans les endroits désignés, et cela pourra se faire pour une

modique somme La route directe de Harwich à Londres est par Col-

chester, Witham, Ghelmsford, Ingatestone et Humford. Si Tennemi prend cette route, qui est la meilleure et la plus directe, tout militaire verra qu'il ne peut approcher de la capitale sans forcer le camp fortifié d'Ilford, derrière et près de la Roding. S'il venait à savoir que noiis avons fortifié ce point et vit trop de témérité à essayer de le forcer, et que cependant il persistât à vouloir approcher de la capitale, la seule route que je vois à prendre est, en arrivant à Chelmsford, de tourner à droite par le chemin de Ghipping-Ongar, d'où l'on va passer à Epping ; et, de là, il faut prendre cette forêt difficile, où il n'y a qu'une route et qui forme un défilé continuel entremêlé de plus de vingt positions, presque toutes inattaquables.

(c Mais s'il lui vient dans l'esprit, ce que je souhaite de tout mon cœur, de traverser la rivière Lee k Waltham Holy Cross, à environ 6 milles ouest d'Epping, je crois que pendant qu'il est en route, il pourrait aussi bien prendre par Lincoln ou York pour aller à Londres, car l'un et l'autre sont possibles. En faisant un détour seulement de Chipping-Ongar à Epping, cela augmente la distance de près de 32 milles et rend Harwich à iOO milles de Londres. Or» selon l'opinion du célèbre général Lloyd, une armée seulement de 40,000 hommes, qui se trouve dans quelque pays que ce soit, à 50 milles des maga* sins d'où elle tire sa subsistance, ne peut, sans même qu'on lui oppose la moindre résistconce, tenir trois semaines sans s'affamer et sans se rapprocher des dépôts.

« Qu'on se figiu^ maintenant les obstacles insurmontables qu'une semblable armée rencontrerait dans une marche de iOO milles, ayant en tête les forces considérables que nous aurions le temps de rassembler. Supposons que l'en^ nemi vienne avec 60,000 hommes et que nous n'en ayons que 50,000 à lui opposer. Le général Lloyd dit : « Dans ce cas, divisez votre armée en cinq portions, laissez-en trois en tête de l'ennemi et envoyez les deux autres sur les flancs, les derrières et la ligne de communication avec leurs magasins ».•...* Maintenant, supposons que l'ennemi soit arrivé à Epping, et que, laissant 30,000 hommes pour lui faire tête, nous en envoyons 20,000 ou même seule* ment 10,000 par Ilford et Rumford et de là à Chelmford ou Chipping-Ongar, ce qui est entièrement dans ses derrières et siu* sa ligne de communication avec Harwich, je dis qu'il est obligé de faire retraite ou de mourir de faim, et chaque pas qu'il ferait en avant de Chipping serait un pas de plus vers sa destruction; la portion de notre armée qu'il aurait en tête escarmoucherait et le harcèlerait continuellement, mais ne livrerait jamais de bataille sérieuse

Ed pareil cas, je souhaiterais que Tennemi ayançAt jusqu'à Leytonstone ou Woodford, car alors je crois qu'il ne s'en retournerait jamais ; toutes communications avec ses magasins étant coupées par nos détachements, il se trouYCrait dénué de tout et n'essayerait jamais de tenir la campagne, du moment qu'il verrait qu'il ne peut pas conserver de communications avec ses magasins.

« Je ne dis ceci que pour prouver que nous ne devons pas nous alarmer quand même l'ennemi serait en possession d'Harwich et ferait une tentative sur Londres, et aussi pour imprimer fortement dans l'esprit de tout homme opulent et des gens attachés à leur pays combien il est essentiel pour la sûreté de la capitale d'empêcher par tous les moyens, tant par terre que par mer, que l'ennemi puisse débarquer dans la Tamise, car il ne serait alors qu'à 28 milles de Londres, et, je le répète de nouveau, dans l'état où était la capitale en 4794, un corps de seulement 15,000 hommes aurait pu, sans opposition, débarquer et s'en emparer, et qu'avant que l'armée de Brighton eût pu faire 20 milles pour aller au secours de la ville, Tcnnemi aurait fait son affaire et serait en route pour se rembarquer.

« La Tamise est l'endroit auquel nous devons faire le plus attention, et je préviens les habitants de Londres de leur danger et les supplie autant dans leur intérêt que pour le bien-être du pays, de prendre des mesures afin de prévenir le malheur en question. On peut le faire facilement, mais si on le néglige, ils pourront se trouver réveillés quelque matin par les grenadiers français chantant la Marseillaise et le Ça-Ira h la maison de ville, ce qui, je présume, ne les amuserait pas autant qu'un cantique de Noël ou un hymne de Pâques. »

La pièce suivante donne aussi des détails précieux sur les chances que pouvait avoir un débarquement sur les côtes méridionales de r Angleterre (1) :

Description de la côte de Sussex, depuis Deal jusqu'à, Beachy-Head et Setley^Bill, 6 avril 1798, par le capitaine de vaisseau Popham, annoté par Bonaparte.

Au général sir Charles Grey,

Il y a lieu de croire qu'aucune descente n'aura lieu entre Beachy-Head et Deal avant les premiers moments de l'opération principale. 11 est, par conséquent, nécessaire de déterminer les vents qui peuvent favoriser une invasion générale, de manière à permettre de débarquer sur les côtes de Sussex ; Essex et Kent qui sont celles de nos côtes que l'on peut comprendre sous la dénomination de narrow sea (mer étroite).

(l) Cette pièce figore traduite aux Archives de la GueiTe : Projets de débarquement. Les annotations citées comme de Bonaparte paraissent dater de l'époque du Consulat, — peut-être de plus tard. — Elles sont peut-être de CalTarelli ou de Bruix.

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