‹ 1793-1805 (volume 3)Chapitre 30 sur 81 · IS^B · texte numérisé non relu

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Tarmée, et tâcher de railleries vaisseaux espagnols, ^i pourraient bien arriver ayant. Ce parti devenait nécessaire par la fausse mesure de n*avoir pas rallié Tarmée. Les i*% 2, 3 et 4 floréal, bon vent. Du 4 au 6, faibles brises. Le 6, par les ^ degrés de longitude, les vents ont passé à Touest et ont obligé Tarmée de faire route au sud-sud-ouest. Le 12 (2 mai), les vents étant venus à l'est, l'armée a repris sa route. Les 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21 et 22 (12 mai) bon vent. Le 23 (13 mai), à 1 h. 1/2 du matin, on a signalé trois bâtiments. L*armée a rais en panne pour attendre le jour. Après les signaux de reconnaissance, ces bâtiments nous ont rejoints; c« sont les îréf^iesV Hermione et VHortense, et une corvette anglaise de 26 canons qu'elles ont prise. Le même jour, à 1 heure après midi, on a signalé la terre, que nous avons vue bientôt après être Vile de la Martinique, Vers les 3 heures, Tarairal a fait prendre b&bord amures pour louvoyer la nuit et attendre au lendemain à aller mouiller au Fort-Royal. Les h^gates ont attendu Tarmée six jours dans ces parages et n'ont eu aucune connaissance des vaisseaux espagnols séparés. Le 24 (14 mai) au matin, Tarmée est entrée dans le canal pour aller mouiller au Fort-de-France. Un des vaisseaux avancés a donné chasse h un petit cutter anglais qui a été se réfugier sous le rocher le Diamant.

Cette petite lie, sur laquelle nous voyions assez de monde, avait d'abord mis pavillon français ; ensuite, nous ayant reconnu, elle a mis pavillon anglais et a tiré quelques coups de canon sur les vaisseaux qui en passaient le plus près (nous avons su ensuite que les Anglais l'occupaient depuis longtemps). Les vigies ont signalé bientôt après des vaisseaux de guerre devant la rade de Fort-de-France, que nous avons reconnus pour être les vaisseaux le Firme, le Terrible, V Espagne et la frégate la Magdalena ; il était impossible d'arriver plus à propos et plus heureusement. Dans la journée, tous les vaisseaux sont entrés et ont mouillé. Le 25 (15 mai), on a donné des ordres à tous les vaisseaux pour faire de leau. Un brick a été envoyé pour croiser devant le Diamant et intercepter la communication avec Sainte-Lucie. Les officiers généraux et supérieurs sont descendus à terre pour voir le capitaine général, etc. Le 26 (16 mai) au matin, on a signalé un vaisseau de guerre ; il est venu au mouillage dans la journée : c'est le Saint- Raphaël. Ce vaisseau espagnol, ayant touché en sortant de Cadix, n'a pu partir que le lendemain. Voilà donc toute C armée réunie après une séparation qui aurait pu lui être funeste,

e 16 mai, Tarmée combinée avait achevé son ralliement à la Martinique par Farrivée du vaisseau espagnol le Saint- Raphaël,

Les forces de Villeneuve se trouvaient ainsi portées à 18 vaisseaux, montés par 5,088 hommes (i).

) Archives de la Marine, BB^, 230.

Rapport de Decrès.

Le vaisseau V Aigle, la corvette la Torche, le brick VAj'gus et six vaisseaux espagnols.

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