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corderont que difûcilement avec l'heure de marée qui permettrait à Tarmée de Brest de mettre sous yoiles.
Sera-ce par des frégates envoyées en ayant? Elles seront interceptées par Tennemi.
Dans tous les cas, la flotte anglaise yoiidra probablement contenir en même temps la flotte de Brest et combattre Tarmée combinée.
Pour cela elle Tattendra, n'ira point au-devant d'elle^ et la bataille aura lieu à hauteur de Brest, à Touest d'Ouessant et de la chaussée des Saints, c'est-à-dire à iO lieues de la rade où sera mouillé l'amiral Ganteaume.
Il en résultera que V amiral ne iera tout au plus informé de la bataille que par les signaux d*Ouessant,ùu par quelques frégates qui se glisseront à Brest pendant TaSkire. Il lui faudra donc pour y prendre part : !• V heure de la marée; 2* le temps de son appareillage, que f évalue à quatre heures; 3* le temps de parcourir les 10 lipues qui le séparent du champ de bataille et le temps qu*il faut pour se mettre en ligne; ce temps ne peut pas être moindre de sept heures.
Et, à tout prendre, ce ne sera que le lendemain que Ganteaume sera dehors, en ne laissant encore qu'une médiocre part aux chances de la nuit, de la récep* tion des avis, du tent, de la marée, et de la formation de la ligne.
D'après ces considérations, je pense que l'on doit calculer la force de l'ennemi à hauteur de Brest, au moment où Villeneure y paraîtra :
i* Sur le nombre des yaisseaux que Ouessant aura signalés, augmenté du nombre de 4 au moins formant une réserve à Torbay, et il est facile de sentir que ceux-ci seront avertis à temps ;
2* Sur l'escadre de la Corogne, composée de 8 vaisseaux, qui rallieront Brest infailliblement, aussitôt que la flotte combinée paraîtra devant le Ferrol ;
3® Enfin, mais éventuellement, sur l'escadre de Nelson s'il était aux Antilles, lorsque Tamiral Villeneuve en sera parti.
Ainsi, je pense que l'on ne peut rien statuer sur les ordres à donner à l'amiral Villeneuve avant le 20 messidor (9 juillet), époque à laquelle on pourra calculer ces divers éléments de la force de l'ennemi, époque au delà de laquelle on ne pourra plus attendre, parce que les ordres qu'on lui enverrait arriveraient trop tard.
Je pense que si le nombre des vaisseaux que les différentes jonctions réuniront sous le pavillon de V amiral Villeneuve n* excède pas de six, au fnoins, celui présumé à Vennemi il ne doit pas se porter sur Brest,
Je pense que les ordres à donner à Vamiral Villeneuve doivent être ainsi conçus : Il y a tant de vaisseaux sur Brest, il est probable que ceux que vous trouverez à la hauteur du Ferrol vont se replier sur ce point ; si le nombre des vaisseaux sous votre commandement excède de 6 celui des vaisseaux ennemis en croisière à la hauteur de Brest, augmenté de ceux du Ferrol, faites route sur Brest et présentez-vous dans VIroisc en combattant, parce que, quel que soit le résultat du premier choc, vous serez secouru par 2i vaisseaux qui composent r armée de Vamiral Ganteaume^
Si, lorsque vous avez quitté les Antilles, Vennemi y avait une escadre, il est probable quelle se sera dirigée sur Brest et qu'elle y devancera votre arrivée. Dans ce cas, ajoutez au nombre de vaisseaux que je vous dis être devant Brest, à celui de la croisière que vous aurez trouvée sur le Ferrol, le nombre de vaisseaux