NORTH DISTRICT
(Northumberland, Neweastle et Durham).
lyOOO 8,000 Cet important district peut recevoir des secours et en
donner à droite ou à gauche et n*est accessible qu'en un 'petit nombre de points. Les volontaires de ce district montent à 1465 cavaliers et 4,374 fantassins.
York district {Torkshire^ Lincoln),
1,500 8,000 Les c^tes du Yorksbire et du Lincoln sont considérées
comme n'étant pas en grand danger. Aucun autre comté ne peut produire autant d'hommes pour sa défense. Les volontaires de ce district montent à 1770 cavaliers et 6,8.^»5 fantassins.
(1) Reeord Office.
CaTalerie. Infanlerie.
East district {Norfolkj SuffoUc^ Essex).
i,500 12,000 D\nprès la présente position de notre flotte et les grandes
difficultés de la côte, ce district est considéré comme n'étant pas dans le plus grand danger. Les Tolontaires de ce district montent à 2,681 cavaliers et 6,000 fantassins.
South district (Kent, Sussex),
2,000 14,000 Celui-ci parait être le plus exposé et le plus important; il
peut receToir un prompt secours des districts voisins. Les volontaires montent à 2,126 cavaliers et 5»029 fantassins.
SoiTH. West district {Eaats, Wilts, Dorset; Isk of Wight).
1,500 9,000 Ce district, couvert par notre principale station navale, est
supposé comme n'étant pas en danger. Il pourrait recevoir des secours de notre armée de réserve et des environs de Bourbood. Les volontaires de ce district montent «\ 1880 cavaliers et 9,445 fantassins.
West district {Comwall, Devon, Somerset),
1,500 10,000 Ce district, bien que peu accessible, est le plus rapproché
des armements de Brest et il faudrait assez longtemps pour lui envoyer des secours. Les volontaires de ce district montent à 2,039 cavaliers et 17,300 fantassins.
Severn, North West et Inland districts
{WaleSj Gloster, Herefordy Worcestery Salop, Chister, Lancashirey Warwich, Stafford),
1,500 20,000 Les volontaires de ces comtés montent à 7,100 cavaliers et
26,400 fantassins. Ils doivent être plus que suffisants pour garder la paix intérieure et pour remplir tous les services militaires de la région ainsi que pour fournir une forte proportion de volontaires disponibles pour la guerre de campagne.
4,000 10,000 1" réserve : Londres et environs,
5,000 2* RÉSERVE : Prête à s^ embarquer ou embarquée à Yarmouth,
5,000 3* RÉSERVE : Prête à s'embarquer ou embarquée à Portsmouth.
LA DÉFENSE DE L'aNGLETERRE. 285
Cavalerie. Infanterie.
En tout :
4,000 20,000 Les réserres, composées de troupes^ solkle», sont prêtes &
renforcAP tout point attaqué. Les moyens de transport sont supposés préparés en conséquence.
Les volontaires des districts de Londres and Head Quarter (quartier générai) montent à 2,700 caTaiiers et 17,400
Total général : fantassins.
16,000 iOO,000 Sans compter Jersey et Guernesey.
Les volontaires du sud de la Grande-Bretagne montent à 21,800 cavaliers et 93,500 fantassins. Le service de certains d'entre eux est limité à leur paroisse et aux environs, celui de la majorité à leur district militaire, et celui de 5,823 cavaliers et 8,014 fantassins est étendu à toute la Grande-Bretagne, lis seraient suffisamment entraînés pour rendre de bons services s'ils n'étaient pas en un aussi grand nombre de petites compagnies et sous tant de chefs différents, ce qui rend impossible leur emploi en grandes forces. Il est très à désirer qu'ils puissent être formés en bataillons et régiments. 11 n'y a pas de doute qu'en cas d'alerte une bonne partie d'entre eux seraient prêts à se Joindre aux autres forces.
La distribution ci-dessus ou une autre similaire basée sur le système général devrait être faite ; et, une fois faite, elle devrait pour un temps considérable rester aussi permanente que possible ; aussi bien comme nombres que comme corps. De cette façon, chacun connaîtrait mieux la situation dans laquelle il peut être appelé à agir, beaucoup de dépenses pourraient être évitées. La discipline y gagnerait ainsi que la facilité du commandement et de l'arrangement des districts, ce qui ne peut avoir lieu avec des changements constants et de perpétuelles fluctuations de troupes.
Bien que les effectifs actuels de réguliers fcncibles et milice soient très inférieurs à l'organisation proposée, cependant une répartition proportionnelle pourrait être efi'ectuée partout (1).
La cavalerie, actuellement, excède le nombre demandé, mais l'infanterie est insuffisante d'environ un tiers.
Un accroissement proportionnel pourrait toujours être procuré à chaque district, au fur et à mesure de l'accroissement des ressources.
Irlande.
Il y a à présent 55,000 hommes de troupes, ce qui peut être considéré comme un chiffre suffisant pour la défendre et même pour apporter des secours à la Grande-Bretagne si elle est attaquée. C'est la région la plus éloignée du danger et, grâce à sa forme circulaire, une force considérable y peut être très vite rassemblée en tout point donné. Les volontaires « établis » sont nombreux, peut-être 50,000 hommes.
Janvier 1801. Signé : D. Dundas,
quartier-maître général»
(1) 11 faut, une fois de plus, rappeler que ce plan général de défense fut rédigé en 1801.
Ainsi qu'on le voit, les effectifs demandés pour la répartition proposée, très supérieurs à ce qui était disponible en 1801, pouvaient être facilement obtenus au moyen des forces organisées pendant Tannée 1803 en ce qui concerne l'armée et la milice; car, Dundas demandant 16,000 cavaliers et 100,000 fantassins, on avait largement 19,000 cavaliers et 120,000 fantassins réguliers ou miliciens. Le duc d'York étant toujours chargé du commandement en chef, la situation générale étant restée à peu près la même, il est vraisemblable que l'on adopta en 1803, suivant Fexpression de Dundas, une répartition proportionnelle à celle qu'il proposait en 1801. Il est très probable également que Taugmentation du nombre des volontaires ne décida pas les autorités militaires à prévoir, dans le plan général de défense, la répartition et l'emploi de ces auxiliaires avec plus de précision qu'il n'avait été fait dans la première guerre. Le manque absolu d'homogénéité de ces troupes, les profondes divergences existant entre chaque corps aux points de vue de l'organisation, de l'armement et surtout de Véiendue des services consentis, tout concourait en 1803, comme en 1801, à maintenir aux volontaires le caractère de troupes de défense locale, dont l'appoint devait avoir une valeur extrêmement variable, suivant les régions.
Leur rôle d'ensemble parait avoir été défini par la circulaire du duc d'York, citée par le Moniteur du 22 juillet 1803 :
Dès Finstant qu'un débarquement aura été effectué, le grand objet des troupes irrégulières doit être de harasser (<tc) (1), d'alarmer et de fatiguer Tennemi. Rien ne peut mieux concourir à ce but que les opérations de petits corps bien au fait de la situation du pays, qui s'approcheront et feront feu sur les postes avancés de son armée, sans jamais s'engager dans une action sérieuse ni courir le risque d'être coupés. Il est évident qu'en prenant ces précautions, ils ne peuvent courir aucun risque, ayant tout le pays ouvert derrière eux, et un ennemi qui n'en connaît pas les chemins et qui ne pourrait amener qu'une très faible cavalerie. Si l'ennemi s'avance dans les terres, ces corps doivent l'attaquer en flanc et en queue et couper tous les petits détachements qui se sépareraient de l'armée pour se livrer au pillage.
Il serait téméraire d'exprimer, sur les services que les
(1) C'est probablement la traduction inexacte du mot anglais c harass » qui veut dire n harceler ».
volontaires auraient rendus à leur pays en cas d'invasion, une opinion, alors que les meilleurs esprits de l'Angleterre furent et restent encore divisés à ce su^^^- Tout au plus peut-on remarquer les grands avantages que Taspect coupé et difficile de la majeure partie du territoire donnait à des troupes irrégulières, animées d'un ardent patriotisme. Il est fâcheux en
tous cas (en se plaçant au seul point de vue de Fart
militaire pur) que le système général de la défense britannique n'ait pas subi Tépreuve décisive de la lutte contre les procédés de la tactique napoléonienne.