COMPOSÉE
de 3 dÎTisions oa de 81 bateaax.
40 hommes
Î7 fusiU
20 bayomiettes
Î7 outils
12,000 cartouches.
1,200 pierres à feu
1,200 biscuits
150 eau-de-vie
4 montons
2 chevaux
10 avoine
10 son
Pour copie conforme?
Dbcbbs.
Arrôté par le Premier Consul, le 23 fructidor an xi.
Signé : Bokaparti.
Concertex-vous avec le généml Einériau pour que, au !•' brumaire, 54 cor- Tettes soient armées et en état de tenir la mer.
Veillez à ce que les corps de garde et les signaux des gardes-c^tes soient organisés dans le meilleur état. Si tous n'avei point d'avirons, que le général Emériau voie si le commerce peut en procurer, qu*il en achète sur-le-champ. Qu*il fasse, s'il le faut, ralentir les péniches et les petiU bâtiments. D faut que le I*' brumaire il y ait 54 bateaux de pèche installés avec des pièces de 24. D n'y a qu'à établir des coulisses sur chaque bateau, si l'on croit des coulisses indispensables.
Berthier part demain pour faire une tournée sur la côte. Faites manœurrer
un peu vos troupes; qu'elles soient exercées aux manœuvres que le génénd
Bessières a dû vous envoyer. Etablissez-les sur les carrés qui ont été donnés.
A ma prochaine revue, je ferai manœuvrer les troupes en grand, quelque
temps qu'il fasse.
Bonaparte.
L. DsLVOut, général de la, garde du Gouvernement, commandant en chef
le camp de Bruges, au Premier Consul (I).
Aa quartier général d*Ostende, le t2 vendémiaire &n xii
(U octobre 1803).
Ayant communiqué au contre-amiral Emériau vos intentions sur les 54 bateaux de pèche que vous ordonnez de mettre en état de tenir la mer au 1«' brumaire, ce général m'a encore déclaré de nouveau rimpossibilité où U était de remplir vos intentions. Voici les principales raisons que j'ai vérifiées.
La plupart de ces bateaux de pèche ont besoin d'être calfatés et installés en raison de l'artillerie qu'on veut y placer ; plusieurs manquent de voiles, mâtures, équipages et, dans ce moment, 14 {sic) seulement sont armés, calfatés et ont leurs équipages ; et il emploie tous ses moyens pour que ces 14 bateaux soient prêts au I*"" brumaire. Il ne peut pas, mon Général, employer plus d'ouvriers conscrits si on ne lui envoie point des contre-maîtres charpentiers pour les diriger. II en a demandé à différentes reprises et il n'a obtenu jusqu'ici que des promesses. Je ne dois pas vous dissimuler, mon Général, que tant qu'on ne lui en enverra pas, ainsi qu'un certain nombre de calfats, voiliers et canonniers marins, rien n'avancera à Ostende. Le contre-amiral n'a à sa disposition, pour montrer le tir du canon aux soldats, que deux canonniers marins très vieux, et qui ne pourront point tenir longtemps au métier qu'ils font depuis quelques jours. Il serait à désirer que le Ministre de la marine euToie de Paris, et par la diligence s'il le faut, un nombre suffisant de contremaîtres charpentiers, calfats, etc. ; c'est le seul moyen de nous mettre à même de remplir vos intentions.
La solde des marins de ce port n'est pas encore liquidée pour l'an xi et ils
(l) Archives nationales» carton AF"% 1599. — Guerre. Armées contre l'Angleterre; expéditions de l'an vi. Ans vm-xu.
n'ont rien reçu pour Tan xii. Les fonds nécessaires pour payer les fournisseurs et les entrepreneurs de la marine ne sont pas faits exactement et éprouTent toujours des retards qui ne font qu'augmenter les difficultés dans un pays où l'on ne peut traiter qu'au comptant.
A regard des avirons, il est impossible d'en faire faire dans le pays. Le préfet maritime de Dunkerque en a promis de Bruxelles, où il s'est fait un marché. S'il ne s'exécute pas, ni corvettes ni péniches ne seront armées.
Avec respect et dévouement sans bornes.