‹ 1793-1805Chapitre 90 sur 112 · DURUTTE · texte numérisé non relu

DURUTTE

E. Bruix, conseiller d'État, amiral de la flottille nationale, au Ministre de la marine et des colonies (1).

Boulogne, le 30 frimaire an xii de la République

(22 décembre).

Citoyen Ministre,

J'ai Thonneur de tous informer qu'une division de 6 bateaux plats et 3 péniches était partie de Dunkerque le 25 de ce mois, et que 5 bateaux et 3 péniches seulement sont rentrés à Calais le 26 au matin, contrariés par des Tents du sud; le 6® bateau, n<* 436, commandé sans doute par un homme inepte^ s'étant écarté pendant la nuit h une très grande distance de nos côtes, a été attaqué et pris par im brick ennemi à six lieues au large : 8 booms parties de Dunkerque sont également arrivées à Calais le 26 à midi ; un autre convoi de 5 booms, parti d'Ostende, était en route pour Boulogne et a été attaqué le 26 par un brick ennemi près de Gravelines. Celle des booms qui était la plus avancée s'est réfugiée à Calais, les autres ont été forcées de s'échouer, Fartillerie mobile est venue à leur secours et a obligé les bâtiments ennemis à prendre le large; trois de ces booms se sont relevées à la marée et sont entrées le même jour à Calais; la quatrième n'ayant pu se remettre à flot est restée à Gravelines ; on lui a envoyé de Calais tous les secours nécessaires pour la relever et pour l'amener dans ce dernier port.

J'ai rhonneur de vous saluer respectueusement.

E. Bruix.

Bientôt, d'ailleurs, on put constater que la surveillance de Tennenii redoublait ; ses navires de faible échantillon, bricks et cutters, attaquaient les bateaux de pêche destinés au convoi sur les hauts fonds et contre la côte.

Le général de cavalerie Margaron au Citoyen général Soult, commandant en chef le camp de Saint-Omer.

Aa quartier général à Calais, le 21 nivôse an xu

(12 janvier 1804).

Mon Général,

Les bâtiments venant de Flessingue et entrés cette nuit sont 4 thyaks de

40 à 50 tonneaux, 3 smacks de 150 à 200 tonneaux, 1 (illisible) de

150 tonneaux, et 1 boom de 40 tonneaux. Il y a à bord 24 militaires et 1 officier du 17® régiment, que je ne pourrai faire relever, attendu que le i2* régiment étant de 200 hommes plus faible que le 85<>, il lui est impossible de fournir à ce service extraordinaire.

La côte est, depuis quelques jours, plus garnie de b&timents ennemis, qui, depuis le Gris-Nei jusqu'ici, surveillent d'une manière plus particulière le pas-

(1) Archives de la Marine, BB»», 168. — De Bmix.

sage de nos convois : les bateaux de pèche employés aux transports et qui

étaient partis hier soir pour Boulogne, ont été contraints de rentrer cette nuit,

après avoir été chassés par un cutter et par plusieurs péniches, qu'ils déclarent

avoir rencontrés à hauteur du Gris-Nea.

La galiotte prussienne échouée depuis six jours au Waldan a été renflouée et

entre à Tinstant dans le port.

Recevez, Général, l'assurance de mon respect.

Margaron.

P. -5. -^ Je reçois à l'instant une lettre du capitaine du génie Kaisac, par laquelle il me prévient des retards que doit éprouver la construction de la nouvelle plate-forme sur la jetée de l'est : je vous l'envoie, mon Général, pour que vous puissiez apprécier la validité des motifs allégués par cet officier.

Rapport de l'enseigne de vaisseau Nielly, commandant la division partie de Dunkerque et qui a été obligé de relâcher, ayant trouvé les vents contraires devant Gravelines et étant poursuivi par l'ennemi (i).

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