L. D A VOLT
Retournant de sa personne à Flessingue, Verhuell fit, le 11, un nouveau voyage qui, cette fois, amena un engagement tout à fait caractéristique.
L. Davout, général de la garde du Gouvernement, commandant en chef le camp de Bruges, au Premier Consul (i).
Au quartier général à Ostende, lo tt ventôse an xii de la République (13 mars 1804).
J*ai encore à yous annoncer, mon Général, la manœufre aussi audacieuse que bien conduite, de Tamiral Verhuell. Il est arrivé hier en rade arec i3 chaloupes canonnières ; 3 d'entre-elles, entre autres celle qu'il montait, ont eu Ters les i heures du matin, à la hauteur de Blankenberghe, un engagement extrêmement ^if a^ec une frégate et un bricJL anglais : on s'est battu pendant près d'un quart d'heure, à portée de pistolet, l'ennemi a été tellement maltraité par le feu de la mousqueterie, que son artillerie a été totalement éteinte. 11 a profité de l'obscurité de la nuit pour s'éloigner et mouiller afin de se réparer, le brick eût été infailliblement enleyé à l'abordage, que demandaient les soldats, sans l'embarras où se trouvaient les 3 chaloupes canonnières qui étaient engagées les unes dans les autres. Après la retraite de l'ennemi, elles se sont dégagées, ont continué leur route çt sont venues mouiller avec les autres dans la rade d'Ostende. Quelques corvettes et frégates anglaises sont venues les canonner d'assez loin, mais sans faire aucune espèce de mal.
L'engagement nocturne nous a coûté S hommes et 10 blessés, tant soldats que marins.