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CHAPITRE XII

DIVISIONS CROISSANTES. — LOI DU 22 PRAIRIAL. — EFFROI DES Di.Pt TES ME- NACES. — OPPOSITION DÉCLARÉE DANS LE COMITÉ. — ROBESPIERRE INDIREC- TEMENT ATTAQUÉ. — QUE DEVAIT-IL FAIRE? — SA RETRAITE. — DEVOUEMENT CONSTANT DES JACOBINS. — REDOUBLEMENT DE TERREUR. — CARRIER A NANTES. — TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE D'ORANOR. — LEBON A ARRAS. — L'OPINION DEM ANDE-T -ELLE LA FIN DE LA TERREUR?— ROBESPIERRE COM- MENCE A ATTAQUER LES COMITES TOUTES LES CHANCES SONT EN SA FA- VEUR; MANOEUVRES DE SES ADVERSAIRES; IL ATTAQUE FOUCBÉ; TENTATIVE DE RÉCONCILIATION; VICTOIRE DE FLEURUS ; PLAN DE ROBESPIERRE ; INCI- DENTS FACHEUX POUR LUIJ FAUTB GRAVE; POUR QUI FAUT-IL FAIRE DES VOEUX? PREMIÈRE ATTAQUE : PETITION DES JACOBINS; DEUXIEME ATTAQUE : DISCOURS DU 8 thermidor; COMPLOT NOCTURNE CONTRE Robespierre; DISCOURS DE SAINT-JUST; 9 THERMIDOR : CHUTE DE ROBESPIERRE ; A-T-IL ÉTÉ JUGÉ OU ASSASSINÉ? QUELS HOMMES ILS SONT; EST-CE POUR VENGER DANTON? EST-CE PAR HUMANITE? ETAIT-IL TVRAN? CRUEL? ORGUEILLEUX ? CONTRADICTIONS ET MENSONGES DES THERMIDORIENS. IL EST LA PRINCIPALE CAUSE DE TOUT LE BIEN QU'A FAIT LA CONVENTION. — LA FRANCE AURAIT JUGÉ EN SA FAVEUR — J E PEUPLE A-T-IL ETE COUPABLE D'INCONSTANCE OU D'INGRATITUDE? — LE PEUPLE SEUL PEUT LUI FAIRE UN REPROCHE. — SA MÉMOIRE DOIT ÊTRE CALOMNIEE. — CALOMNIES DIVERSES. — TARDIF HOM- HAGB RENDU A SA MEMOIRE. — OPINIONS DE GARAT BT DE LAHARPE; — DE

demaistre;— de napoléon;— de h. thiers.— la chute de Robespierre

EST-ELLE HEUREUSE OU MALHEUREUSE? — ON A PRIS LE CONTRE-PIED DE LA VÉRITÉ. — PENSÉES DE SAINT-JUST.

Le lendemain de la fête à TÊtre-Suprême, Robespierre dvmande au Comité (suivant M. Thiers) le sacrifice de quelques Députés qu'il appelle les restes impurs du parti indul-

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yent ou corrompu : mais Biilaud et Collot refusent, sans défendre ces Députés, en alléguant que la fête d'hier a indisposé beaucoup d'esprits qui voient dans ces idées et ces pompes religieuses un retour à la superstition et une tendance à faire rétrograder la Révolution. — Mais ces objections ne sont qu'un prétexte, parce que Biilaud, Collot, le Comité, la Convention tout entière, les Jacobins, Paris et la France ont été unanimes pour applaudir et décréter tout ce qu'a proposé Robespierre au sujet de l'Ètre-Suprême (p. 14). Tous ont librement et v olontairement approuvé ; personne n'a été contraint, forcé... Et d'ailleurs, remarquons bien que Biilaud et Collot accusent Robespierre de vouloir faire rétrograder la Révolution, d être j>/us modéré qu'eux ! Remarquons-le bien, parce que nous verrons plus tard ces mêmes Biilaud, Collot, et tous ses ennemis, l'attaquer sous le prétexte qu'il serait plus révolutionnaire qu'eux tous!

J 2. — Loi du 22 prairial.

Pour leur prouver qu il ne veut pas faire rétrograder la Révolution, Robespierre leur communique un projet de décret, rédigé par le Président du Tribunal révolutionnaire, (Dumas) , approuvé par 1 ui et Cou thon , et préparé depuis deux mois, pour accélérer les jugements, en abrégeant la procédure, en simplifiant les preuves et surtout en supprimant les défenseurs et les plaidoiries. Ni l'un ni l'autre Comité ne font d'objections contre la violence de ce projet, puisqu'ils se disent plus révolutionnaires que Robespierre : ils se plaignent seulement de n'avoir pas été prévenus et consultés plus longtemps d'avance, ce qui n'est encore qu'un prétexte, puisqu'il les consulte maintenant et qu'ils agissent tous ordinairement ainsi. Tout ce qu'ils pourraient raisonnablement faire, ce serait de demander un délai pour l'examiner. Maïs on est d'accord que le projet sera présenté à la Convention le lendemain , 10 juin (22 prairial), par Couthon. — Billaud-Varennes osera cependant affirmer à la tribune , le 9 thermidor , que

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