LE GENERAL HOCHE ET LES MOUVEMENTS DE TROUPES
Le coup d'Etat de fructidor fut un coup d'État militaire. Tel l'avait conçu le vainqueur du i3 vendémiaire, Barras, et, de même qu'il s'était alors adjoint Bonaparte, c'est sur Hoche, cette fois, qu'il jeta les yeux. Hoche se montra empressé : « Rival de gloire de Bonaparte, écrit Revellière-Lépeaux, il voulut aussi rivaliser de patriotisme avec lui, et ne pas le laisser en quelque sorte seul, plus en vue que tous les autres généraux, dans les chances que pouvaient amener de si grandes circonstances 2. » Dès le i^"^ juillet 1797, de Cologne
1. Il m'arrivera souvent, au cours de ce volume, de renvoyer le lecteur à un ouvrage que j'ai publié, il y a quelques années : La Terreur sous le Directoire, Histoire de la persécution politique et religieuse après le coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 1797), d'après les documents inédits (Paris, 1887, in-8, xxii-481 p.. Retaux, éditeur). Je ne m'en excuse qu'à demi, car c'est à ces études prolongées sur la période directoriale d'après fructidor que je dois l'honneur que m'a fait la Société d'histoire contemporaine, en me confiant le soin de la présente publication,
2. Mémoires de la Reçellière-Lépeaux, t, II, p. 120. Ces mémoires, imprimés