X INTRODUCTION
rayon constitutionnel ; nombre d'officiers et de soldats s'en détachent, viennent à Paris (p. 33-34) et concourront, au jour dit, à l'exécution du complot que le Directoire a préparé contre ses adversaires.
On trouvera, dans cette série, plusieurs lettres du général Hoche que je crois inédites. J'en ai cité, soit en notes, soit en annexes, quelques autres, empruntées à l'ouvrage de Rousselin de Saint- Albin i. Aucune de ces dernières n'existe aux archives de la guerre ; en revanche, aucune de celles que j'y ai trouvées ne figure (sauf une, XXXII, p. 21) dans le recueil de RousseUn.
Ces lettres, tantôt, sont seulement signées du général Hoche, tantôt ne sont que des copies, certifiées soit par Lesage, soit par Jujardy, commissaires des guerres. Les pièces originales paraissent avoir composé un dossier qui resta entre les mains du Directoire ; j'en ai trouvé aux Archives nationales (AFiii,44) une liste assez longue ; mais la cote est vide. Presque toutes les pièces indiquées sur cette Uste existent en copie au ministère de la guerre et sont publiées ci-après.
On trouvera encore au Moniteur (Réimpression, t. XXVIII, p. 773 et 779) deux autres lettres du général Hoche. Dans toutes respire une ardeur maladive, qui explique la violence de ses résolutions, l'amertume de ses plaintes, son ambition de mener la lutte. Les adresses de son armée, les toasts portés à l'anniversaire du 10 août répondent bien aux adresses et aux discours qui arrivaient de l'armée d'Italie ; les deux généraux rivalisent de mépris pour la représentation nationale, et, on peut l'affirmer, en dépit de certaine légende, plus républicaine qu'historique, il n'a manqué au général Hoche que l'occasion pour devancer Augereau et pour exécuter luimême le coup de main militaire qui servira de précurseur au 18 brumaire.